‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 69 sur 266 · CARINTHIE BLENDE PURE · texte numérisé non relu

CARINTHIE BLENDE PURE

Les minerais de zinc sont des oxydes, des carbonates, des sulfures ou des silicates. Si on a affaire à des sulfures, le piemier traitement à leur faire subir est un grillage; on l’effectue dans la moufle d’un fourneau de coupelle, en chauffant peu d’abord, pour éviter la réduction de l’oxyde de zinc, car le métal est volatil; c’est seulement quand le sulfate de zinc est formé qu’on élève la température de manière â le ramener a l’état d’oxyde.

L’essai de zinc peut sc faire par voie sèche ou par voie humide.

1' Essai par voie sèche. — On pulvérise 100 grammes de minerai qu’on mélange intimement avec un poids égal de houille sèche, et le tout est introduit dans une cornue de grès tabulée munie d’une allonge, qui ligure ainsi assez bien la disposition industriellement employée pour l’extraction du métal.

Par la tubulure on dirige dans l’appareil un courant d’hydrogène assez lent afin d’éviter les projections, et on chauffe doucement la cornue : l’acide carbonique et la vapeur d’eau sont entraînés. On augmente ensuite la rapidité du courant gazeux et on porte la cornue au rouge blanc, la réduction s’elfeetne, le

zinc distilte dans l’allonge, et l’expérience une fois terminée, il suffira de casser celle-ci pour en retirer le métal et le peser.

On obtient ainsi d’une manière assez exacte le rendement du minerai, qui est toujours inférieur à la teneur réelle en zinc; en particulier il reste toujours une certaine quantité de silicate de zinc dans le résidu. On prélève un échantillon de celui-ci et, après l’avoir gi-illé au moufle de iiqanière à brûler le charbon, on a une matière dont l’analyse se fera comme nous l’indiquerons à l’article Silicates (p. 260).

3“ Essai par voie lnimicle. — L’essai de zinc se fait en déterminant quel est le volume d’une liqueur titrée de sulfure de sodium nécessaire pour précipiter complètement le zinc de la dissolution du minerai, préalablement dépouillée de fer et de plomb.

Les opérations à effectuer sont donc :

1“ Dissolution du minerai;

2° Elimination du fer et du plomb ;

3° Préparation d’une liqueur titrée de sulfure alcalin ;

4° Dosage du zinc dans la dissolution du minerai.

f Dissolution du minerai. — La blende est préalablement grillée, puis on la dissout dans l’acide chlorhydrique.

2° Élimination du fer et du plomb. — La précipitation du fer et du plomb est obtenue par l’ammoniaque. On sait que de cette manière une quantité notable de zinc est entraînée, c’est là un des principaux défauts de la méthode.

3* Préparation de la liqueur lilrée de sulfure alcalin. — La préparation de la liqueur de sulfure se fait en dissolvant 50 grammes de monosulfure de sodium cristallisé dans 1200 grammes d’eau; on en prend le titre en dissolvant 1 gramme de zinc pur dans l’acide chlorhydrique, étendant à un volume connu V et cherchant le volume de la liqueur sulfurée qu’il faut lui ajouter pour en précipiter totalement le zinc.

4» Dosage du zinc. — 11 se fait de la même manière, en amenant préalablement le volume de la dissolution du minerai au même volume V que précédemment.

Une grosse difficulté consiste à apprécier exactement le moment où, tant dans la fixation du titre de la liqueur normale que dans celui de la liqueur à analyser, on a exactement précipité le zinc. Le procédé le moins défectueux, celui auquel on s’est finalement arrêté, consiste àopérer àla touche, c’est-à-dire à prendre de temps à autre une goutte de la liqueur zincique, et à la déposer sur un papier satiné à la céruse, qui noircit dès qu’il y a la moindre trace de sulfure alcalin libre dans la liqueur. Si un volume V de liqueur sulfureuse est nécessaire pour précipiter 1 gramme de zinc, et si V' est le volume employé

pour précipiter le zinc contenu dans un gramme de minerai, y est évidemment sa teneur en zinc pur; on arrive ainsi à évaluer rapidement, mais approximativemenl, la quantité de zinc contenue dans la dissolution; l’erreur principale, et dont il est difficile d’apprécier la valeur, provient de la quantité de zinc entraînée lors de la précipitation du fer.

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