SULFURES D’ARSENIC
L’arsenic se rencontre dans la nature à l’état d’orpiment et à l’élat dé réalgar; d’autre part, on le précipite souvent à l’état de sulfure, mais celui-ci contenant une proportion variable de soufre, il n’est pas possible de déduire de son poids la quantité d’arsenic. Nous allons indiquer comment il convient d'opérer pour précipiter l’arsenic d’une dissolution qui en contient et pour le doser dans le sulfure précipité; la méthode s’appliquera d'ailleurs à l’analyse des sulfures naturels après qu’on les aura préalablement dissous dans l’eau régale.
l>osage tle l’arseiiîe. — La liqueur arsenicale est acidulée par l’acide chlorhydrique, puis on y fait passer lentement un courant d’hydrogène sulfuré jusqu’à ce qu’elle en soit sursaturée; enfin on l’abandonne au repos, l'arsenic se précipite entièrement. Mais la formation est parfois très lente, surtout quand on a affaire à des dissolutions d’acide arsénique, et il est bon de s’assurer, après séparation du précipité, qu’un courant prolongé d’acide sulfhydrique n’agit plus sur la liqueur.
Le sulfure d’arsenic déposé est filtré, puis lavé et, pendant qu’il est encore humide, on le place avec son filtre dans un petit ballon où on le traite à chaud par un mélange d'acide chlorhydrique et de chlorate de potasse en ajoutant celui-ci par petites portions successives jusqu’à ce que tout soit dissous, ce qui arrive rapidement. La liqueur est alors filtrée pour séparer de petits débris du filtre, sursaturée par l’ammoniaque et additionnée de liqueur magnésienne (p. 183)qui précipitcl’arsenic à l’état d’arséniateammoniaco-magnésien. Après une douzaine d’heures le précipité est complètement rassemblé, on décante la liqueur et on le recueille sur un filtre taré où on le lave avec de l’eau ammoniacale, enfin on dessèche à 100 degrés de manière à l’amener à présenter un poids constant; il correspond alors à la formule MgO,.AzIl‘0,AsO'’, HO.