‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 83 sur 266 · VERMILLON · texte numérisé non relu

VERMILLON

Falsifications. — Le vermillon est un sulfure de mercure artificiel qui, en raison de sa valeur commerciale, est très fréquemment adultéré. Les principales matières qu’on y ajoute sont : du minium, du colcotar, de la brique pilée, du réalgar, du kaolin, du sulfate de baryte, etc.

Fssai. — Pour faire l’essai de cette substance, on la traite par de l’acide chlorhydrique concentré et bouillant, qui ne dissout que le minium et l’oxyde de fer, on étend d’eau et on filtre; puis on traite la liqueur par l’hydrogène sulfuré, qui précipite complètement le plomb. Le sulfure de plomb est séparé, lavé et transformé en sulfate, qu’on pèse, et dans la liqueur on précipite le fer par l’ammoniaque après l’avoir peroxydé en le faisant bouillir avec de l’acide nitrique.

La portion insoluble dans l’acide chlorhydrique est traitée par de la potasse caustique, qui dissout le sulfure d’arsenic; la liqueur alcaline, séparée du résidu, est neutralisée par de l’acide chlorhydrique et traitée par un courant d’hydrogène sulfuré, qui précipite l’arsenic à l’état de sulfure. Enfin la portion du résidu qui a résisté à l’action de la potasse est attaquée par l’eau régale, qui dissout le sulfure de mercure. L’opération se fait comme nous l’avons indiqué à propos du cinabre, et dans la liqueur on précipite le mercure à l’aide de l’acide phosphoreux.

Si l’eau régale laisse une partie insoluble, elle est constituée par de la brique pilée, du kaolin, du sulfate de baryte, substances dont la recherche n’a, en général, aucun intérêt. Si on veut faire l’analyse de ce mélange, on doit la conduire comme une analyse de silicate (p. 260).

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