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FER SPATHIQUE

Le carbonate de fer est presque toujours associé à ceux de manganèse, de chaux et de magnésie; il est enfin accompagné d’une gangue siliceuse et de sulfate de baryte.

Nous supposerons qu’on ait à effectuer l’analyse d’un minéral qui ne contiènne pas d’autres éléments.

1° Acide carbonicfiie. — On attaque 2 grammes de minerai réduit en poudre fine par l’acide chlorhydrique et on dirige les gaz produits dans une solution ammoniacale de chlorure de baryum. L’attaque terminée, on balaie l’appareil par un courant d’air bien dépouillé d’acide carbonique; on lave et on pèse le carbonate de baryte : on en déduit la quantité d’acide carbonique.

3° Silice et siilfate de baryte. — On attaque 3 grammes de minerai par l’acide chlorhydrique ; le quartz, le sulfate de baryte restent inaltérés et on les recueille sur un’ filtre. On dose séparément le quartz et le sulfate de baryte en attaquant le mélange par du carbonate de soude fondu suivant la méthode que nous avons déjà indiquée (p. 134).

3“ Métaux:. — Fer. — Dans la liqueur chlorhydrique, on dose le fer par la méthode de Margueritte, si l’on n’a en vue que la détermination de cet élément; sinon, après l’avoir peroxydée par l'acide nitrique et étendue d’eau, on la neutralise par de l’ammoniaque diluée jusqu’à ce qu’elle ait pris une couleur rouge brun très foncée, et qu’il se soit déposé une petite quantité d’hydrate de s'esquioxyde de fer; si celui-ci se redissout par une légère élévation de température, on ajoute de nouveau quelques gouttes d’ammoniaque pour produire un précipité persistant, et on traite la liqueur par un succinate alcalin ; il se forme un précipité très volumineux de succinate de sesquioxyde de fer mélangé d’hydrate de sesquioxyde; on le lave à l’eau froide sur un filtre, car l’eau chaude pourrait en dissoudre une partie.

Il convient d’opérer cette précipitation, comnie nous l’avons indiqué, en liqueur alcaline avec un succinate d’ammoniaque non acide préparé directement en neutralisant exactement de l’ammoniaque par de l’acide succinique. De cette manière le manganèse, la chaux et la magnésie restent en dissolulion.

Le succinate de fer bien lavé est séché, puis calciné dans un creuset de porcelaine au contact de l’air, de manière à éviter autant que possible que l’acide succinique ne réduise une portion du sesquioxyde, auquel cas il faudrait le réoxyder avant de le peser.

Manganèse, — Dans la liqueur filtrée on détermine ensuite le manganèse. A cet effet, on la rend faiblement acide par l’acide chlorhydrique, on évapore à sec, on calcine le résidu jusqu’à disparition complète du sel ammoniac, puis on le redissout dans de l’eau additionnée d'un peu d’acide chlorhydrique. La liqueur obtenue est alors saturée de chlore, de manière à peroxyder le manganèse, puis

on la traite par la potasse ou l’ammoniaque, de manière à faire passer tout ce métal à l’état d’hydrate de sesquioxyde. On filtre rapidement, afin d’éviter que, par suite de la carbonatation de l’ammoniaque, il ne se précipite du carbonate de chaux ; on lave le précipité, on le dessèche et on le calcine, pour le transformer en oxyde brun, que l’on pèse.

La méthode précédente donne de très bons résultats lorsque, comme dans le cas qui nous occupe, la liqueur contient beaucoup de fer et peu de manganèse; si le contraire avait lieu, il faudrait précipiter d’abord le sesquioxyde de fer par l’ammoniaque en présence de chlorhydrate d’ammoniaque, et comme il retiendrait une certaine quantité de manganèse, le redissoudre après l’avoir lavé; on retomberait alors sur le cas précédent d’une liqueur ne contenant qu’une petite quantité de manganèse, et dès lors la séparation s’effectuerait très bien par le succinate d’ammoniaque.

Chaux et magnésie. — La liqueur séparée du manganèse ne contient plus que la chaux et la magnésie; on effectue leur séparation comme plus haut (p. 132).

Calcination. — Quand on a séparément déterminé les oxydes de fer et de manganèse, la chaux et la magnésie, le quartz et, d’une manière générale, la gangue et les métaux qui entrent dans le minerai à l’état de carbonates, la calcination d’un poids connu de ce minerai, en permettant d’évaluer par différence la quantité d’acide carbonique, donnera une vérification des nombres trouvés.

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