CIRCULATION DU FOIE
Outre ses vaisseaux nourriciers spéciaux, les artères hépatiques, qui, par un réseau capillaire intermédiaire, communiquent avec les veines sus-hépatiques, le foie reçoit le sang de la veine porte qui est l’objet d’une circulation toute spéciale, en harmonie avec les diverses fonctions de la glande.
Le sang veineux qui provient des parois du tube disgestif se réunit dans un tronc unique dont les ramifications, jusqu’à l’intestin, constituent le système de la veine porte. Le sang de cette veine, arrivé au foie, se distribue à ses nombreux lobules par un système capillaire spécial qui aboutit également aux veines sus-hépatiques, et de là, gagne immédiatement le cœur droit. Pendant la digestion, le système porte recueille tous les produits solubles et dialysables de cet acte, produits qui, obligés de traverser le réseau capillaire du foie, y sont soumis à une sorte d’épuration sur laquelle nous aurons à revenir, et peuvent y être retenus en nature (métaux) ou après une modification chimique de leur molécule (glycogène), modification certainement due à une propriété spéciale de l’organe hépatique.
La circulation du sang de la veine porte dans le foie s’y effectue sous une différence de pression assez forte, la pression dans la veine porte étant de + 7 à + 16 millimètres de mercure, alors que dans les veines sus-hépatiques elle n’est plus que de + 4 à — 7 millimètres.