MODE DE SÉCRÉTION DE LA BILE
La sécrétion biliaire est continue. En dehors de la digestion, elle s’accumule dans la vésicule biliaire, chez les animaux qui en possèdent une, puis elle afflue dans l’intestin au moment de la digestion, après sa sortie de la vésicule sous l’influence de contractions occasionnées probablement par un reflux consécutif ' l’arrivée du chyme dans l’intestin. Cl. Bernard et, après lui, Kühne ont, en effet observé un afflux de bile immédiatement après le contact d’un liquide acide à l’embouchure du canal cholédoque.
L’excrétion de la bile par les canaux hépatiques se fait sous une faible pression, 184 à 212 millimètres d’eau chez le cobaye, 188 à 264 millimètres chez le chat; cette pression augmente notablement pendant la digestion, par suite de la contraction de la vésicule biliaire d’une part, et de l’hypersécrétion dans le! cellules de l’autre.
Le maximum de la sécrétion biliaire a été fixé à sept heures après le repas nar Cl. Bernard ; B.dder et Schmidt placent ce moment de douze à quinze heures après- II. Seyler le fixe entre cinq ou six heures. Kœllicker et Millier ont vu après de, repas copieux, un second maximum entre la quatorzième et la dix-septième heure Pendant 1 abstinence, la sécrétion diminue de plus en «lus à i ... ... ,, p . , 1 rAU8> a mesure que se nro-
longe 1 inanition; elle est favorisée par une alimentation riche en éléments azoté! et surtout par un régime mixte de pain et de viande; les graisses sont sanl influence; et une alimentation exclusive en corps gras n’est pas plus favorable que 1 abstinence à la sécrétion de la bile.
Chez les animaux dont l’estomac est toujours rempli d’aliments, le lapin par exemple, les variations de la sécrétion biliaire sont peu marquées. F
La sécrétion biliaire paraît donc être sous la dépendance immédiate du système porte. Ce fait serait corroboré d’abord par l’observation de Schiff, d’après.laquelle la ligature de la veine porte suspend la sécrétion de la bile, ce que ne produit pas la ligature de l’artère hépatique; en outre par celle de Kühne qui dit que si l’on oblitère lentement la veine porte, d’après la méthode de Oré l’artèr’ hépatique arrive à suppléer le sang de la veine porte et la sécrétion biliaire dn foie continue. Rœhrig avait vu déjà que, si la ligature simultanée de la vein! porte et de l’artère hépatique arrête complètement cette sécrétion celle ci dp t encore se prolonger quelque temps après la ligature de la veine porte si Tarf' hépatique reste ouverte. ’ lere