‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 146 sur 722 · Bilirubine · texte numérisé non relu

Bilirubine

C16H1,Az,Os ou C”H36Az40'.

État naturel. - La bilirubine existe en liberté et dissoute, dans la bile de jhommeet des carnivores (porc,chien); elle se trouve accumulée, à l'état de combinaison calcaire insoluble, dans les calculs biliaires qui lui doivent leur coloration rougeâtre quand elle y domine, comme c’est souvent le cas chez le d^bflirubine8 CakUlS bllmireS Peuvent contenir jusqu’à la moitié de leur poids

Elle existe encore dans le sérum du sang de cheval, dans les urines ictériques brunes, dans les tissus des nouveau-nés, morts peu de temps après r naissance, dans le placenta, les liquides kystiques, etc.

Propnetes. - La bilirubine est un corps solide, tantôt amorphe et de colo-

r~a"ge’ r* C"iStaIliSé Cn tabl6S 6t en P*™ cLrhombiques

dans 1-êal b‘Un n Peu a Peu à la dimère et à rhumiditéi Elle insolub]e

dan le 2ZT n 6 danS réther> PCU S°luble da"s ^alcool, plus soluble dans le chloroforme, le sulfure de carbone, la benzine, l’alcool amylique et la <dv

r."”;r!i™„c,îrd',ce' r-

encore les tissus en i» *7 S°lutl0n chlo™formique au 1/40.000' colore

benziniques ou sulfo 7 ^ evap0ration de ses solutions chloroformiques, U b lir, hin SUlf0C/rb0nulues’ e,la « dépose sous forme de cristaux.

d’UD adde monob-ique; aussi se dissout-

y er àïa “lu ion 2 ! ’ ^ ^ ^ jau"âtre ’ peat

aqueuse d ‘T Chl°r° °rm,(lue ou par agitation avec une solution

îaddë chf rr6 °U de S°Ude- S6S S0lutions alcalines sont Précipitées par le sulfate ? J ^ (blI‘rubine amorPhe>> et aussi par saturation du liquide avec * O a:7n'Um (Méhu^ Aband°nnées à l’air, elles s’altèrent tris rapidement par oxydation et se colorent en vert (biliverdine).

amm^iacaie^faibl116 une 7*77 con,b*na'son avec les bases. Les solutions moniacales faibles sont précipitées par les chlorures de baryum et de cal

“ris „ e pirb' ,i',r8e"t- eic-! ios -idi»» ".“..«X . s ■? ob,enus so,u '’e“,re5 °u

La clmbin i S 7' *’ °U qU’Ü y r6Ste Un excès d’™oniaque.

La combinaison calcique, desséchée dans le vide, est d’un vert foncé avec rc-

(C-H-Izëoîlïrj^Se'ylëtr1 “ ““ P°Udre h™" r°Uge; elle a Pour ^mule

Stœdeler a proposé, pour la bilirubine, la formule C‘*H'»Az«03- Malv se basant

zs:rr7de ia büimbine

sur l'anal PyeCedeiUe ’ enfln Thudlchum indique celle de C'H'AzO* en se basant

ZÎT*?*- “r'ai" n0mbr" * 1. bilili.. a,e

d«°.Tê, de N“Cki •* '’«* die de Mal, qui Mdb d’aurès la I Vement admise- Pour ces auteurs, la bilirubine se produirait apres ta relation suivante :

C3JHSîAz‘0‘Fe + 2H*0 - Fe = Cs*H»«Az40‘

et s’effectuerait dans l’organisme, d’après Quincke, sous l’influence du tissu

connectif.

En admettant d’ailleurs cette formule, double de celle de Stœdeler, on n’aurait pas l'inconvénient d’avoir à considérer la bilirubine comme isomère d’un autre composé, l’hématoporphyrine, produit dans des circonstances spéciales:

C8,Hs)ClAz403Fe + 2BrH + 3H’-0 = 2(C18H'8Az*0*) + FeBr2 + HCI + II*. .

C’est pour cette double raison qu’on donne à la bilirubine, de préférence, la formule C8*Ha,Az*Oe.

La bilirubine se dissout, dans l’acide sulfurique concentré et froid, en un liquide brun dans lequel l’addition d’eau détermine la précipitation de flocons vert foncé qui se dissolvent dans l’alcool, avec une belle coloration violette. L’acide chlorhydrique concentré la décompose en donnant une masse brunâtre.

La bilirubine possède un certain nombre de réactions de coloration :

1° Réaction de Gmelin. Dans un verre à pied, on verse quelques centimètres cubes d’acide azotique contenant des traces de vapeurs rutilantes, auxquels on superpose, sans le mélanger, le liquide contenant le pigment biliaire. Au bout de quelques instants, on observe, à la limite de contact des deux liquides, une série d’anneaux colorés, de haut en bas, en vert, bleu, violet, rouge, jaune. On peut remplacer l’acide nitrique par un mélange d’azotate de potassium et d'acide sulfurique (Fleichl). Ces colorations sont dues à la formation de produits d’oxydation divers, mais spéciaux pour chacune d’elles; le vert est dû à la biliverdine ; le bleu à la bilicyanine ; le violet à un corps inconnu ou au mélange de deux matières colorantes bleue et- rouge; le rouge à la bilipurpurine (?) non encore isolée; le jaune à la cholétéline, produit ultime de l’oxydation de la bilirubine.

La solution chloroformique de bilirubine, traitée par l’acide nitrique, donne encore les zones colorées, mais dans l’ordre inverse, par suite de la densité de la solution qui va au fond de l’acide.

Le mélange de solutions chloroformiques de bilirubine et de brome, donne aussi lieu aux colorations verte, bleue, rouge, etc.; mais les produits formés dans cette nouvelle réaction, au lieu d’être des dérivés par oxydation, comme dans la réaction de Gmelin, sont des produits de substitutions bromés dont les mieux connus sont : la bilirubine tribromée de Maly, corps bleu foncé cristallisable, insoluble dans l’eau et le chloroforme, soluble dans l’alcool et l’éther soluble également dans l’acide sulfurique, en vert intense, et dans les alcalis en violet, et à laquelle l’auteur attribue la constitution C8îH33Br8Az4Oe, et la bilirubine bibromée, corps violet à reflets dorés, soluble dans l’alcool avec coloration violet foncé, dont la formule serait C9H’Br*AzO* (Thudichum).

2° Réaction d’Ehrlich. — Le réactif se compose d’une solution de \ gramme d’acide sulfanilique, 13 centimètres cubes d’acide chlorhydrique et 10 centigrammes de nitrite de sodium pour 1 litre d’eau. On ajoute à la solution chloroformique de bilirubine un ou deux volumes de réactif, puis de l’alcool qui clarifie le mélange en lui laissant une coloration rouge, enfin quelques gouttes d’acide acétique glaçia qui développe une coloration violette passant ensuite

a» bleu intense. Celle coloration ne se produit qu'avec la bilirubine et non avec les autres pigments biliaires.

Les solutions alcalines de bilirubine, traitées par l’amalgame de sodium, fixent de 1 hydrogène et de l’eau, et donnent naissance à un nouveau composé peu soluble dans leau, plus soluble dans les solutions salines, dans l’alcool, l’éther, le chloroforme; c’est l’ hydrobilirubine de Malv, qui paraît identique à l’urobiline de Jaffé (voir Urines).

Cette substance, qu’on trouve également dans les excréments et qui se forme, daus l’intestin, par un phénomène de réduction, a pour formule CS!ll*°Az407, et prendrait naissance d’après la réaction suivante :

Cs,H*eA7.‘06 + H20 + 1I*= CssH‘°A7.407.

Bilirubine. Hydrobilirublne.

La solution chloroformique ou ammoniacale de bilirubine absorbe tous les rayons eus et violets du spectre; étendue jusqu’à paraître incolore, elle absorbe encore le violet (Maly).

Préparation. — Si 1 on ne veut que de petites quantités de bilirubine, on part ce a bile fraîche qu’on acidulé légèrement par l’acide chlorhydrique et qu’on a°i e ave(J ^ u chloroforme qui s empare de la matière colorante; celle-ci reste comme resi u, mélangée de matières grasses, après évaporation du dissolvant. On enleve les graisses par l’alcool fort ou mieux par l’éther.

On part généralement des calculs biliaires colorés en brun par le bilirubinale de chaux; on épuise la poudre de ces calculs par l’éther, puis par l’eau chaude, et enfin par l’acide chlorhydrique étendu qui s’empare de la chaux combinée à a bilirubine. Celle-ci reste-insoluble; on la dissout dans le chloroforme bouillant; on filtre; on évapore la solution, et on épuise le résidu par l’alcool et l’éther qui laisse la bilirubine insoluble. On la redissout une dernière fois dans le c oroforme et l’on concentre la solution qu’on mélange ou non avec de l’alcool. La bilirubine se sépare sous la forme d’un précipité orangé cristallisé (Thudi-

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