‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 157 sur 722 · Origine et mode de formation · texte numérisé non relu

Origine et mode de formation

La bilirubine est certainement un produit de décomposition et de déchet de la matière colorante du sang; tous les faits, et ils sont nombreux aujourd’hui

plaident en faveur de cette opinion. ’

Tout d’abord, les recherches de Frerichs, de Kühne, de Hermann, de Feltz et

1 er, etc., montrent que toutes les causes qui amènent la destruction des globules sangmns, dans les vaisseaux, et l’extravasation de l’hémoglobine (injection nar le nh h"68’ d; a™moniaque- de grandes quantités d’eau; empoisonnement

?ap aide hemPtr ^ °U le tartre stibié> «*•) déterminent

apparition de la mat.ere colorante biliaire dans l’urine (ictère hématogène).

tien d XZT î TarC,han°ff S°nt aUSSÎ C°nCluameS = rinjection d’une solubinelnsT "e T VemejUgula1re d’un chien foit apparaître la bilirubine dans les urines; de même, l’injection de l’hémoglobine dans les veines d’un

^r^ier:e“edéte™ine ™

Tout rXem rr ?! ’ ^ de ses autres éléments constituants,

val dansTa re " LatSCbenberger vient da montrer qu’en injectant à un chelulaiW regl°n.SCaPulaire’ du sang provenant d’une saignée de la veine ju-

TaU res eoîorarnBT “ b0Ut de ^ j°UrS leS tissus **««■. « trouve L opta ion fÏÏe ha,re,S’ reconnaissables à leurs caractères chimiques. Une

résultat aV6C UIle IOn d’oxyhém°globine cristallisée fournit le même

L’étude microscopique révèle, au siège de l’injection, deux espèces de granulations . les unes de couleur jaune verdâtre, les autres noires. L’auteur pense que es premières sont des composés plus ou moins bien définis, des choléglobines sunées a se transformer ultérieurement en bilirubine, et que les secondes ap-

LoeuittaHnirS; rSt:tUCnt despigmems noirs caractérisés par la présence du <1 fait defaut dans les choléglobines (R. Maly, 1888).

nement X^bématoîdine des vieux extravasats sanguins proviennent certai- Quincke a d “ T16 dU SanS’comme l’a indiqué, le premier, Virchow.

PuTou dé/h P " ar‘lflCiellement C6S Cri8,aux par des injections de sang Hoppe Sevtnt,îanS S “SSU Cel,ulaire —-cutané, et les recherches de Jaff^ £ et de W T’ e‘C” °nt dém°ntré ndenlité des Sections de la biliru- En n l T qU1 para,SSent instituer un seul et même corps,

sur les ml très11 !UrS T T ^ dU ni°inS COmme ^ultat final,

Tu zinc eide rat firatS ? 7* * ^ pigments biliaires' Sous n»*«ence

chromoffène H 1 aCldeJhlorhydriHue • rhémoSlobi'le et l’hématine donnent le mirill c T Hne0U h^obü^e, matière colorante des urines normales (Iloppe-Seyler) ; de même la bilirubine (et l’hématoïdine) traitée par l’amalgame de sodium donne l’urobiline (Maly). Et Maly a constaté la présence de cette urobiline à côté de son générateur, la bilirubine, dans la bile de l’homme et dans le sérum du sang de bœuf.

ENCYCLOP. CHIM. iq

Les formules suivantes rendent compte de la production de l’urobiline, en partant, soit de la matière colorante du sang, soit du pigment de la bile :

C3*H!*Az4Fe04 + 411*0 — FeO = C!,!H*0Az‘07 CS!ïI,6Az406 + H*0 + II* - CMH40Az4OT.

La formation de la bilirubine, aux dépens de la matière colorante du sang,, peut être envisagée de la manière suivante : l’hémoglobine se dédoublerait d’abord en hématine qui, perdant à son tour du fer et prenant de l’eau, donnerait naissance à la bilirubine, d’après l’équation :

C3*Il3*Az4FeÜ4 + 2H*0 — Fe = C5*HS6Az40°.

Cette transformation qui n’a pu encore être réalisée au laboratoire, s’effectuerait dans l’organisme sous l’influence du tissu connectif (Quincke).

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