IV. ANALYSE IMMÉDIATE DU CEIîVEAU
On doit à fiaumstarck (t) la seule méthode d’analyse immédiate du tissu nerveux qui permette, à peu près, la séparation des principes immédiats de ce tissu en plusieurs groupes distincts.
(1) Baumstarck, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. IX, 1885.
On débarrasse complètement de sang, par une injection d’eau éthérée dans les carotides, un cerveau frais suspendu dans un flacon rempli de vapeur d’éther. On le broie ensuite dans de l’éther aqueux, et la pulpe est épuisée na ce même dissolvant neutre; les liquides réunis donnent, par le repos, une couche aqueuse inférieure qui tient en dissolution les albumines, les matières extractives, les lactates et les sels solubles.
La solution éthérée surnageante est neutre; par la concentration, à chaud elle laisse déposer des flocons de protagon impur qu’on sépare par le filtre Le liquide, additionné d’alcool à 95° centésimaux, donne des cristaux de choies ièrine dans une eau mère qu’on distille à 40» dans le vide; on obtient comme résidu une matière épaisse, huileuse, encore riche en cholestérine (peut-être unie, comme dans le suint, à un acide gras) et contenant des graisses et des matières extractives.
La pulpe cérébrale, qui reste après le traitement par l’éther, est épuisée suc cessivemcnt a froid par de l’alcool à 85% puis à 90“, enfin par l’alcool absolu* Le résidu insoluble cède à l’alcool marquant 85“ centésimaux, chauffé à 45» un" substance blanche peu nettement cristallisable, qui constitue le protagon c dernier, bouilli avec de l’eau de baryte, met peu à peu en liberté de la ôèré brine fusible à 177“ qui, d’après l’auteur, se trouvait engagée dans une combi' naison décomposable par les alcalis, et non pas libre.
La matière cérébrale qui a été traitée par l’alcool plus ou moins concentré d’abord froid, puis chauffé à 4o“,.est traitée celte fois par l’alcool bouillant oui dissout des substances neutres exemptes de cendres, puis par l’eau bouillante •' laquelle elle cède des composés acides divers également exempts de malièret minérales.
Le résidu insoluble dans l’eau bouillante, mis en digestion dans un suc g trique artificiel, perd les matières albuminoïdes coagulées qui sont dissoute»8" l’état de peptones, et laisse un mélange de nuclèine et de névrokératine qu’o*1 sépare par une solution de soude à 20 p. 1000 qui ne dissout que la nuclèine ^