‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 398 sur 722 · VARIATIONS DE COMPOSITION DE LA SUBSTANCE NERVEUSE · texte numérisé non relu

VARIATIONS DE COMPOSITION DE LA SUBSTANCE NERVEUSE

Ce dernier fait indique un ralentissement dans le travail de désassimilation et, par suite, un affaiblissement, en tous cas une perturbation profonde dans la nutrition et le fonctionnement du cerveau.

Il résulte des recherches de Teissier (1) que l'excrétion des phosphates dans l’urine augmente très sensiblement dans certaines affections où il y a prédominance des symptômes nerveux; citons quelques cas:

Phs08 des phosphates terreux éliminés en 24 heures.

I. Hypocondrie, troubles nerveux, douleurs rhumatoïdes .... 10lr,50.

II. Troubles nerveux, dyspepsie, éruption furonculeuse . 6,r,25 par litre d’urine.

III. Polyurie, polydipsie, névralgies lombo-abdominales . 12'Jr.

IV. Hypocondrie, irritabilité maniaque; polyurie . 8»r par litre.

V. Névropathie, impressionnabilité nerveuse, arthritisme, dys¬

pepsie, polydipsie, affaiblissement général . 4“', 5 par litre.

Cette phosphaturie passagère et sans trouble profond de la nutrition a été constatée, par les médecins anglais, dans la plupart des affections du système nerveux; tient-elle à une mauvaise assimilation des phosphates de l’alimentation, ou à une désassimilation plus grande de la substance nerveuse? on n’en sait rien ; mais on a opposé à la seconde hypothèse le fait de la présence du phosphore dans le cerveau, à l’état de combinaison organique d’une part et de sels sodiques et potassiques de l’autre. Cette objection n’a pas grande valeur; car les phosphates alcalins éliminés par le rein peuvent se transformer en sels terreux par une double décomposition, sous l’action des sels calcaires avec lesquels ils se trouvent en contact dans la vessie.

11 semblerait donc que les phosphates de l’urine subissent une hypersécrétion notable dans les affections du cerveau et de la moelle épinière, et en particulier dans l’hypocondrie et certaines formes de paralysie, notamment la paralysie générale.

Mais on doit à Vanni et Pons (1) des recherches plus récentes sur l’excrétion des phosphates par les urines, dans les affections des diverses parties du 1 2 système nerveux, et dont les résultats sont loin d’être d’accord avec ceux de Teissier. Leurs analyses, au nombre de 214, se distribuent sur 17 malades. Voici leurs résultats exprimés en grammes d’anhydride phosphorique par 24 heures :

(1) L.-J. Teissier, Du diabète phosphatique, thèse inaugur., Lyon, 1877.

(2) Vanni et Pons, Ann. di Chim. e di Farmac., 4” série, t. VI, p. 259-269, 1887.

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