B|MS
mm
HÜ
ÜB
BBH
Ces chiffres — et notamment les variations de la teneur en phosphore, élément caractéristique de ces substances — montrent clairement que les nucléines de diverses origines ne sont pas identiques. La même conclusion ressort de 1 étude des produits de dédoublement obtenus par l’ébullition prolongée avec
(1) F. Miescher, in Hoppe-Seyler, Med. client. Unters., Berlin, 1866-1871, 4' fasc., p. 441 et S02. — Maly's Jahresb., t. IV, p. 337, 1874.
(2) Hoppe-Seyler, Med. chem. Unters., p. 486.
(3) Piész, ibid., p. 461. — Pflügers Arch., t. VII, p. 37S.
(4) Klinkenberg, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. VI, p. 156 et 566.
(5) Stutzer, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. VI, p. 572.
p ^JZaChariaS’ Maly's Jnhresh-, t- XI, p. 99. — Amthor, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. IX,
(7) Lubavin, Deutsch. chem. Ges., t. X, p. 2237.
(8) Landwehr, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. VIII, p. 118.
(9) Bunge, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. IX, p. 49. — Voy. aussi : Zaleski, ibid., t. X,
(10) Kossel, ibid., t. III, p. 284 ; t. IV, p. 291 ; t. V, p. 152 et 267 ; t. VI, p. 422; t. VII, p. 7; t. VIII, p. 395 et 404.
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — LAMBLING.
l’eau ou par l’action des acides étendus et chauds. C’est en s’appuyant sur ces réactions que Hoppe-Seyler a divisé ces composés en trois catégories :
I» Nucléines dont le dédoublement fournit de l’albumine, de l’hypoxanthine et de l’acide phosphoriqne :
Nucléines de la levure , du pus et des globules rouges à noyaux.
2° Nucléines se décomposant en albumine et en acide phosphorique :
Nucléines du jaune d'œuf et de la caséine.
3° Nucléines ne donnant comme produits de doublement que de l’hypoxanthine et de l’acide phosphorique :
Nucléines du sperme des poissons.
Le seul produit de dédoublement qui soit commun aux trois catégories est donc 1 acide phosphorique. A l’hypoxanthine, il convient d’ajouter encore d'autres corps du groupe xanthique, de la xanthine et de la guanine, et enfin do l’adénine ce curieux polymère de l’acide cyanhydrique, découvert par Kossel dans lé tissu pancréatique. La quantité d’hypoxanthine produite n’est pas constante Elle s’est élevée dans les expériences de Kossel à 1-2 p. 100 pour la nucléine de levure à 1 p. 100 pour la nucléine de pus, à 1,97-2,64 p. 100, pour celle des globuleé rouges de sang d’oie. La nucléine de la levure donne 0,5 p. 100 d’adénine.
Quant à la matière albuminoïde qui résulte du dédoublement des nucléines du premier groupe, sa nature est loin d’être établie avec certitude. Celle que l’on obtient avec la nucléine de la levure est insoluble dans l’eau, difficilement digérée par la pepsine chlorhydrique et très analogue à l’hémiprotéine de Schützenberger. Il se produit, en outre, en quantité notable, une substance analogue à la peptone qui reste dissoute dans le liquide (Kossel).
Préparation. — Elle est variable selon la matière première dont on part. Si l’on emploie la levure de bière solide, on lave d’abord la masse par décantation avec de l’eau. On traite ensuite par de la soude étendue et l’on jette aussitôt sur filtre. Le liquide qui passe est reçu dans de l’acide chlorhydrique étendu. Le précipité qui s’est déposé est recueilli sur un filtre et lavé d’abord à l’acide chlorhydrique étendu, puis à l’alcool. Il est ensuite détaché du filtre et bouilli deux ou trois fois avec de l'alcool absolu, puis desséché dans le vide (Kossel) (1) — Avec le pus, la préparation de la nucléine pure est beaucoup plus longue ei plus délicate (Miescher) (2).
La nucléine dérivée de la caséine s’obtient au contraire assez facilement | a solution limpide de la caséine dans de l’acide chlorhydrique à 2-3 p. ioo est additionnée de pepsine et mise à l’étuve h 37». Il se produit, au bout de quelque temps, un précipité de nucléine, tandis que la caséine-peptone reste en dissolu" tion. Le précipité est redissous plusieurs fois dans l’eau avec addition du mini' muni d’alcali nécessaire, et reprécipité par l’acide chlorhydrique étendu On termine en lavant le produit à l’eau, l’alcoôl et l’éther.
La préparation de Yhématogène (nucléine ferrugineuse) de Bunge, sera décriio plus loin (p. 141).
Propriétés. — Les nucléines sont en général des poudres amorphes, incolores ou colorées en jaune ou en brun, insolubles ou très difficilement solubles dans
(1) Kossel, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. III, p. 281.
(2) Miescher, in Hoppc-Seyler, Med. chem. Unters., p. 452.
ALIMENTS ORGANIQUES PHOSPHORES ET COMBINAISONS ORCANIQUES DU FER. 12.“, l’eau froide, insolubles aussi dans l’alcool et dans l’éther. Chauffées au delà de 100°, elles se brunissent et se décomposent; quelques-unes donnent un sublimé d’hypoxanthine. Finalement elles laissent un charbon difficile à brûler et qui abandonne à l’eau de l’acide métaphosphorique.
Les nucléines sont solubles dans les alcalis étendus, mais elles subissent à la longue une décomposition, car les acides étendus qui, au début, les précipitent facilement de ces dissolutions, sont sans action au bout d'un certain temps. Elles se dissolvent également dans les acides étendus.
L’eau bouillante les décompose assez rapidement. La réaction devient acide par suite de la mise en liberté d’acide phospboriqTie. La nucléine de la levure surtout se dédouble aisément dans ces conditions, avec mise en liberté rapide d’une partie de l’acide phosphorique, le reste ne séparant que beaucoup plus lentement. En présence des alcalis ou des acides, ce dédoublement s’opère très rapidement.
Le suc gastrique n’attaque que difficilement les nucléines. Celle de la levure n est dissoute par la pepsine chlorhydrique qu’au bout de douze heures (Kossel). Celle qui dérive de la caséine n’est pas sensiblement attaquée même au bout de quelques semaines, ll’après Bôkay (1) la nucléine (du pus) résiste également à 1 action de la trypsine, d'où la présence constante de nucléine dans les fèces. Ces réactions sont mises à profit pour l’extraction des nucléines des tissus.
Les nucléines présentent nettement le caractère d’acides faibles. Elles rougissent à l’état humide le papier de tournesol, et donnent avec les métaux et les bases organiques des combinaisons analogues aux sels. Miescher (2) a analysé notamment une combinaison barytique de la nucléine de sperme de saumon, contenant de 21,3 à 22,3 p. 100 de Ba (calculé : 22,0 p. 100) et il s’appuie sur la composition de ce sel pour attribuer à cette nucléine le rôle d’un acide pour le moins tétrabasique et ayant pour formule C!9 H‘9 Az9 P1 2 3 4 O22. Les nucléines décomposent les carbonates alcalines avec dégagement d’acide carbonique (3); introduites à l’état humide dans une quantité insuffisante d’ammoniaque ou d’une lessive alcaline étendues, de manière qu’il reste un excès de substance non dissoute; elles communiquent au liquide une réaction acide.
Les nucléines donnent avec une solution de sel marin des gelées très cohérentes.
Les nucléines sont colorées en jaune par l’iode et la coloration cède difficilement à 1 eau. Le carmin ammoniacal les colore en rouge. Traitées parle réactif de Millon, elles prennent une coloration rouge. L’acide nitrique les dissout en un liquide incolore que l’ébullition colore faiblement en rouge.
Constitution. — Liebermann (4) a observé que la nucléine de la levure, dédoublée à froid par les acides minéraux étendus donne un résidu insoluble et un liquide qui ne présente pas les réactions de l’acide orthophosphorique et qui précipite immédiatement les dissolutions d’albumine. Après ébullition ce liquide contient au contraire de 1 acide orthophosphorique. D’autre part, le résidu
(1) Bôkay, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. I, p. 157.
(2) Miescher, Maly's Jahresb., t. IV, p. 337, 1874.
(3) Luhavin, Deutsch. chem. Ges., t. X, p. 2237.
(4) Liebermann, Deutsch. chem. Ges., t. XXI, p. 598, 1888.
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — LAMBLING.
Insoluble lavé sur ce filtre, a perdu toutes les propriétés caractéristiques de la nucléine; il ne bleuit plus le papier rouge, brûle facilement sur la lame de platine ■en donnant un charbon qui n’est plus acide. S’appuyant sur les réactions Liebermann envisage les nucléines comme des combinaisons d’acide métaphosphosphorique avec des matières albuminoïdes. On obtient en effet en traitant de l’albumine de l’œuf (Liebermann) ou du sérum et même de l’hémialbumose (Pohl) (1) des précipités qui, d’une manière générale, se comportent ■comme les nucléines vis-à-vis des acides étendus, du suc gastrique, de la chaleur ■et vis-à-vis des divers colorants de la nucléine et des noyaux cellulaires (2).
Des expériences plus récentes d’Altmann (3) semblent démontrer que l’extrait acide obtenu dans l’expérience précitée de Liebermann contient non pas de l’acide métaphosphorique, mais un acide particulier soluble dans les liquides acides, l’acide nucléinique. On obtient ce composé en traitant de la levure de bière fraîche (levure basse) par de la soude pendant quelques minutes, puis neutralisant partiellement avec de l’acide chlorhydrique et acidifiant finalement avec de l’acide acétique. Au bout de 24 heures, on filtre, on ajoute au liquide de l’acide chlorhydrique jusqu’à une teneur de 0,3— 0,5 p. 100 et on traite par un volume égal d’alcool. Le précipité recueilli est lavé avec de l’alcool à 50 p 100 et contenants p. 100 d’acide chlorhydrique. Par une purification ultérieure, on peut l’obtenir tout à fait blanc. ’ ^
Ce corps qui est l'acide nucléinique peut être extrait du thymus, du jaune d’œuf (de l’hématogène, par conséquent) et du liquide spermatique du saumon Ces divers acides nucléiniques sont insolubles dans l’eau, facilement solubles dans les alcalis.
Ils ne sont pas reprécipités de cette dissolution par l’acide acétique, niais par l’acide chlorhydrique. En solution acide, ces acides nucléiniques précipitent abondamment l’albumine, les albumoses, en donnant des précipités qui se comportent absolument comme les nucléines. Ils ne contiennent que très peu de soufre et peut être n’en renferment-ils pas du tout à l’état d’entière pureté Leur teneur en phosphore est au contraire beaucoup plus élevée que celle des nucléines correspondantes (de 7,9 à 9,6 p. 100). L’acide nucléinique du sperme de saumon en contenait 9,6 p. 100, avec très peu de soufre et semble être identique à la nucléine même retirée de ce liquide par Miescher.
La théorie de Liebermann est donc fortement ébranlée par ce fait. Ajoutons que cet auteur considère naturellement les corps xanthiques trouvés par Kossel parmi les produits de dédoublement des nucléines comme provenant d’impuretés mélangées à la matière première. L’expérience montre à la vérité qu’un mélange d’albumine et de xanthine donne avec l’acide métaphosphorique un précipité qui cède de la xanthine à l’ammoniaque étendue. Mais l’hypoxanthine n’est pas entraînée dans ces conditions. P
La question reste donc ouverte, mais une relation entre les corps du groupe xanthique (hypoxanthine, xanthine, guanine) et le noyau des cellules ne semble pas douteuse, et peut-être l’acide urique qui est si proche des corps xanthiques
(t) Pohl, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. XIII, p. 292, 1889.
(2) Liebermann, Maly's Jahresb., t. XIX, p. 20, 1889.
(3) Rich. Altmann, Arch. f. Anat. u. Physiol., physiol. Abth., 1889, p. 52*.
ALIMENTS ORGANIQUES l'HOSPHORÊS ET COMBINAISONS ORGANIQUES DU FER. 127 prend-il naissance au moins en partie dans la désassimilation des noyaux cellulaires. Ne sait-on pas aujourd’hui qu’une des rares maladies — peut-être la seule jusqu à présent — dans lesquelles l’augmentation de l’acide urique ait été établie avec certitude est la leucémie, dans laquelle le sang est envahi par les globules blancs, élément cellulaire si riche en nucléine (1).
Les nucléines semblent au moins en partie prendre naissance dans l’organisme aux dépens des matières albuminoïdes. Bunge cite à ce sujet les curieuses observations de Miescher (2) sur les saumons du Rhin. Pendant que ces animaux remontent le fleuve pour aller frayer, ils ne prennent aucune nourriture, bien que celte migration dure de 4 à 14 mois. Les ovaires augmentent durant cette période de 0,4 à 19 et même 27 p. 100 du poids du corps, tandis que les masses musculaires diminuent parallèlement. Or, les ovaires contiennent de fortes proportions do nucléines (et aussi de lécithines ; voy. plus loin), que l’on ne rencontre, au contraire, qu’à l’état de traces dans les muscles. Miescher conclut de là que c’est la matière albuminoïde du muscle et ses phosphates qui représentent les éléments aux dépens desquels l’économie, par des transformations à coup sûr très profondes, engendre les nucléines.
Ajoutons que pendant toute cette période le sang ne contient que des globulines, et il semble que ce soit sous cette forme des globulines que l’économie mobilise, si l’on peut dire ainsi, les albuminoïdes qui vont servir à l’augmentation des ovaires et des testicules (3).
On ignore si c’est exclusivement par de tels processus de synthèse que les nucléines prennent naissance dans l’organisme. Comme on en rencontre toujours de notables quantités dans les fèces (chez le chien), on est conduit à admettre que les nucléines alimentaires sont très incomplètement absorbées, mais on ne saurait affirmer qu’elles restent complètement étrangères à la production des nucléines de nos tissus.
Les nucléines existent souvent à l’état de combinaison dans les organismes. Ainsi les nucléoalbumines (dont le type est la caséine) sont dédoublables en nucléine et en matière albuminoïde (voy. la préparation des nucléines et celle de 1 hématogène). D’après Miescher, la nucléine du sperme de saumon est en combinaison avec une base particulière, la protamine, C9H20Az5O*OH, soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool et l’éther.
Recherche. — Elle est fondée sur la résistance des nucléines à l’action des sucs digestifs, la solubilité dans les alcalis étendus et la richesse en phosphore. Les lécithines, également très riches en phosphore, doivent être éloignées avec soin à l’aide de l’éther (Kossel)(4) (voy. p. 132 ce qui est relatif à la jécorine).
0n a trouvé dans rul'i,le des leucémiques 4 et même 5s” d’acide urique pour les 24 heures (Bunge, Lehrbuch, etc., p. 301).
u (S ’ÎÏT: Ar,Chh‘ f',Ann[: “■ Ph»sioL' Anat- Abth-> 1881, p. 193. -Bunge, Lehrbuch, etc., p. 83, et Maly’s Jahresb , t. XI, p. 393.
(3) Voy. à l’article : Sang, la description d’autres faits du meme genre.
(4) Kossel, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. VU, p. 7.
§ 2. LÉCITHINE S.
Origine et constitution. — Les lécithines sont des dérivés complexes de l’acide glycérophosphorique, combinés à une base organique, la choline. Ces corps sont extrêmement répandus dans le règne animal et végétal. Hoppe-Seyler (1) a montré leur présence dans le jaune d’œuf, les spermatozoïdes, les globules blancs, dans certaines tumeurs à développement très rapide, dans les semences d’un grand nombre de plantes, dans les spores, les jeunes pousses au printemps, les champignons, la levure, en un mot dans tous les tissus en voie de développement ou susceptible de fournir plus tard un développement actif. Les lécithines sont en général accompagnées de la cholestérine, mais sans que l’on puisse saisir la raison de ce fait, ni d’ailleurs une relation quelconque entre l’apparition de ces substances et les phénomènes de développement.
Les lécithines n’ont été nettement caractérisés en tant qu’espèces chimiques que le jour où leur constitution, au moins dans ses points essentiels, a pu être considérée comme définitivement établie : L’histoire de leur découverte se trouve ainsi étroitement liée au problème même de leur constitution.
Les premières indications sur la présence d’une graisse phosphorée dans le cerveau humain et dans les œufs de divers poissons sont de Vauquelin (2), de Valenciennes et Fremy (3), mais c’est Gobley (4) qui, au cours de ses recherches sur le jaune d’œuf et le cerveau, caractérisa nettement la lécithine par une étude presque complète de ses produits de décomposition. Il fit voir que cette substance se dédouble, sous l’influence de la potasse en solution alcoolique, en acides oléique et margarique, en acide phosphoglycériquo et en ammoniaque. Plus tard, Liebreich (5) trouva parmi les produits de décomposition du protagon (6), un alcaloïde qu’il appela neurine ou nèvrine, et dont Dybkowski établit ensuite l’identité avec la choline extraite de la bile par Strecker. Les constituants essentiels de la lécithine (que Hoppe-Seyler appelle encore protagon dans ses premiers mémoires), à savoir les acides gras, l'acide phosphoglycèrique et la neurine ou mieux choline (voy. plus bas) se trouvaient désormais établis avec certitude. Une lécithine tout à fait pure fut isolée plus lard, à l’état cristallisé du caviar et du jaune d’œuf par Hoppe-Seyler, et ses produits de décomposition furent étudiés par Diakonovv (7) et Strecker (8). De ces recherches ressort avec certitude l’existence d'au moins trois lécithines différentes : la lécithine distéarique, CUH90 AzPO9; la lécithine dipalmitique, C40H82AzP09, et la lécithine
(1) Hoppe-Seyler, Med. chem. Unters., Berlin, 1866-1871, p. 140, 21S, etc...
(2) Vauquelin, Ann. de chim., t. LXXXI, p. 27, 1812.
(3) Valenciennes et Frémy, Ann. de chim. et de phys., t. L, p. 72.
(4) Gobley, Comptes rendus, 1843, p. 387. - Journ. de pharm. (3), t. IX, p. 161 ; t. Xt p. 409; t. XII, p. 3. — C'est il Gobley qu’est due la dénomination de lécithine.
(3) Liebreich, Ann. d. Chem. u. Pharm., t. CXXXIV, p. 29 et Bull. Soc. Chim., t. IV, p. 400
(6) C’est un mélange ou une combinaison — cette deuxième hypothèse semble plus probable -J. de lécithine, de cérébrine et d'acides gras. (Voy. Cerveau).
(7) Diakonow, in Hoppe-Seyler, Med. Chem. Unters., p. 221 et 403.
(8) Strecker, Ann. Chem. u. Pharm., t. CXLV1II, p. 77.
ALIMENTS ORGANIQUES PHOSPHORES ET COMBINAISONS ORGANIQUES DU FER. Iâ>»
dioléique, O*II8,AzP09. Quant aux lécithines renfermant des restes de deux acides gras différents (lécithine oléopalmi tique, par exemple) leur existence n’est pas mieux établie que celles de graisses neutres naturelles renfermant plusieurs acides gras différents.
Enfin Diakonow et Strecker envisagèrent la lécithine (distéarique), l’un comme une combinaison saline de l’acide distéarophosphoglycérique avec la eholine jouant le rôle de base; l’autre, comme une combinaison éthérée des mêmes corps, la eholine jouant le rôle A’alcool et se trouvant reliée à l’acidc par l’intermédiaire de son oxhydryle alcoolique. A ces deux hypothèses correspondent les schémas suivants :
Diakonow.
(O.C,8H35 O C’H5 0.Cl8H350
PO
(Oïl
(C2H\OH
Strecker.
PO
|az.OH
Hundeshagen (1) a récemment essayé de vérifier l’hypothèse de Strecker en préparant le sel de eholine de l’acide distéarophosphoglycérique ; mais le produit obtenu ne présentait en aucune façon les caractères des lécithines. Gilson (2) a d autre part étudié avec soin l’action de l’acide sulfurique sur la lécithine distéarique du jaune d’œuf, et il a montré que la décomposition ne s’opère pas comme s’il y avait déplacement d’un acide fàible par un acide fort. Le dédoublement est lent, incomplet, et présente tous les caractères d’une réaction d’hydratation. L’action des alcalis est au contraire beaucoup plus rapide et plus énergique.
La lécithine (distéarique) peut donc être considérée comme une combinaison éthérée de la eholine (3).
Préparation. — Le procédé suivant a servi à Hoppe-Seyler et à Diakonow pour la préparation de la lécithine du jaune d’œuf. Les jaunes d’œuf sont épuisés avec de l’éther froid jusqu’à ce que celui-ci ne se colore plus sensiblement en jaune. On épuise ensuite la masse avec de l’alcool à la température de o0°-60°. Cet extrait est rapidement évaporé à 50°-60° jusqu’à consistance sirupeuse, et le résidu est traité par de l’éther. Ce qui reste insoluble est dissous ensuite dans une quantité minima d’alcool absolu. Cette dissolution alcoolique refroidie jusqu’à une température de — 5* à — 20“ abandonne la lécithine sous la forme de petits grains.
Comme la lécithine est sensiblement soluble dans l’éther, ce procédé expose à des pertes considérables. Gilson (4) a montré que l’on peut récupérer une partie de la lécithine qui a passé en solution éthérée, en chassant totalement l’éther et
(1) Hundeshagen, Joum. f.prakt. Chem., 1883, t. XXVIII, p. 219.
(2) Gilson, Zeit. f. physiol. Chem., t. XII, p. 585.
(3) Voyez aussi : K. B. Hofmann, Zoochemie, Vienne, 1883, 112. — Hammarsten, Lehrb. d. physiol. Chem. Wiesbaden, 1891, p. 36.
(4) Gilson, loc . cit., p. 588.
ENCYCLOP. CH1M. g
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — LAMBLINC.
en dissolvant le résidu dans de l’élher de pétrole. Le liquide filtré, introduit dans un entonnoir à robinet, est agité avec de l’alcool à 75 p. 100. L’éther de pétrole dissout les graisses tandis que la lécithine passe dans le liquide alcoolique. Celui-ci, débarrassé par distillation de l’éther de pétrole qu’il a dissous, est abandonné pendant quelques jours dans un endroit frais. Il se dépose ainsi de la cholestérine et d’autres substances étrangères avec très peu de lécithine. Le liquide sus-jacent décoloré au noir animal est rapidement évaporé h 50”-60°, et le résidu sirupeux est dissous dans l’éther. On décante enfin le liquide éthéré qui est filtré et évaporé. Le résidu est de la lécithine presque pure. On la débarrasse de traces de cholestérine qu’elle contient encore en la dissolvant dans très peu d’alcool absolu et faisant cristalliser comme précédemment dans un mélange réfrigérant (1).
Propriétés. — La lécithine (distéarique) cristallise de sa dissolution dans l’alcool fort en grains ou en amas formés par de petites lamelles cristallines. Desséchée, elle représente une masse cireuse, plastique, soluble dans l’alcool (à d0°-60°), moins soluble dans l’éther. Elle se dissout aussi dans le chloroforme le sulfure de carbone, la benzine et les huiles grasses. L'eau la transforme en une sorte d’empois qui laisse voir au microscope des gouttelettes et des filaments
visqueux et huileux (formes de myéline). Chauffée au delà de 70°, cette masse
comme aussi les dissolutions alcooliques concentrées — se colore en brun et se décompose. A la température ordinaire, la même décomposition se produit au bout d’un certain temps et la masse devient acide.
La lécithine sèche se ramollit sous l’action de la chaleur et devient transparente. A 55° elle brunit, puis elle dégage vers 70° une odeur de corps gras brûlés et fond à 90-100° en un liquide noirâtre, qui brûle finalement avec une flamme fuligineuse et abandonne un charbon riche en acide phosphorique.
La lécithine n’est soluble ni dans les alcalis, ni dans les acides étendus. Elle se combine aux bases, d’après Strecker, et dissout l’oxyde d’argent.
L’acide sulfurique étendu la décompose à la température ordinaire en choline qui passe en dissolution dans l’acide, en acides gras et en acide phosphorique. Il ne subsiste que très peu d’acide glycéro-phosphorique et peut-être un peu d’acide distéarophosphoglycérique. La soude étendue exerce une action décomposante beaucoup plus rapide avec formation d’acide gras, d’acide glycérophosphorique et de choline. La vapeur d’eau surchauffée produit les mêmes effets (Diakonow Gilson).
Fondue avec de la potasse et du nitre, la lécithine est détruite avec formation de phosphate alcalin.
La lécithine n’est que très lentement attaquée par le suc gastrique et le dédoublement qui se produit dans ces conditions est dû manifestement à l’action hydratante de l’acide chlorhydrique. La trypsine du pancréas ne produit un effet .sensible qu’au bout de huit à dix heures de digestion à 40°, alors que la putréfaction est déjà manifeste. Le ferment pancréatique des corps gras
( I) Pour la préparation des lécithines végétales, voyez : Schultze et Libiernik, Deutsch. chettK Ges., t. XXIV, p. 71, 1891.
dédouble au contraire très rapidement la lécithine en acides gras, acide glycérophosphorique et choline (Bôkay) (1).
Sous l’action des ferments de la putréfaction (vase des fleuves) la lécithine fournit de l’acide glycérophosphorique et de la choline qui se décompose ultérieurement avec production d'ammoniaque, de méthylamine, d’acide carbonique et de gaz des marais (2).
Elle est facilement entraînée par les précipités de matières albuminoïdes et peut ainsi modifier sensiblement les conditions de solubilité de ces dernières.
Strecker (3) a décrit un chlorhydrate de lécithine C4,H8SAzP08Cl, obtenu par décomposition du sel double platiniquc en solution éthérée au moyen de l’hydrogène sulfuré.
Le chloroplatinate (C42 H83 Az PO8. Cl)2. Pt Cl4, peut être obtenu en traitant par le chlorure de platine en solution alcoolique, la solution alcoolique de la lécithine. Le précipité jaune qui se forme est purifié par précipitation de sa dissolution éthérée au moyen de l’alcool. Il est soluble dans le sulfure de carbone, l’éther, le chloroforme, la benzine et il est facilement décomposable. Sa dissolution éthérée abandonne par le repos des cristaux de chloroplatinate de choline (Strecker).
Le mode de formation des lécithines dans l’organisme n’est pas encore connu, Les lécithines que nos aliments contiennent en assez notables proportions sont décomposées dans le tube digestif. L’acide glycérophosphorique qui résiste assez énergiquement à la putréfaction est probablement résorbé en majeure partie, car on nen retrouve pas trace dans les excréments. La choline est au contraire en grande partie détruite avec production de gaz des marais; quant aux acides gras, ils sont en partie résorbés, en partie éliminés par les fèces sous la forme de sels de chaux. Il est difficile de dire jusqu’à quel point les lécithines de l’organisme se forment aux dépens de ces produits de décomposition des lécithines alimentaires, ou par des processus de synthèse sans doute très compliqués (voy. ce qui a été dit à ce sujet à propos des nucléines, p. 127).
Pour la recherche et le dosage des lécithines, Hoppe-Seyler a mis à profit la production d’acide phosphorique (4). — Voici à ce propos quelques indications sur la teneur en lécithine de divers tissus ou organes :
Cent parties de globules rouges à l’état sec ont donné, pour le sang humain, de 0,72-0,33 parties; pour le sang de chien, 0,59 parties; pour le sang d’oie, 0,46 parties de lécithine. Du chyle humain (épanché dans la plèvre ou le péritoine) en contenait 0,083 p. 100; du pus (chez l’homme) 0,015 à 0,056 p. 100 (5). Cent parties de substance cérébrale de bœuf en fournissent à l’état sec, pour la substance blanche, 9,9 parties; pour la substance grise, 17,24 parties. Le jaune d’œuf en renferme environ 3,9 p. 100 de son poids à l’état sec (6).
(1) Bôkay, Zeitsch. f. physiol. Chem., t. I, p. 162, 1877-1878.
(2) K. Hasebroek, ibid., t. XII, p. 113, 1888.
(3) Strecker, Ann. d. Chem. u. Pharm., t. CXLVIII, p. 77.
(1) Voy. Garnier et Schlagdenhauffen, Encyclopédie chimique, t. IX, Analyse chimique des liquides, etc., p. 173.
(5) Jüdell, in Hoppe-Seyler, Med. chem. Vnters., p. 386. — Hoppe-Seyler, Physiol. Chem., Berlin, 1881, p. 597 et Med. chem. Unters., p. 490.
(6) Petrowski, Pflüger’s Arch., t. VH, p. 367. — Parke, cité par.Hoppe-Seyler, Physiol. Chem p. 782.
m ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE - LAMBLING.
Les données qui précèdent ont perdu une partie de leur valeur depuis que Drechsel (1) et après lui Baldi (2) ont extrait du foie et de la rate de plusieurs animaux, du muscle et du sang du cheval et enfin du cerveau humain, une substance sulfurée et phosphorée, la jécorine. Par suite de ses caractères de solubilité et de sa richesse en phosphore, cette substance est évidemment une cause de viciation du dosage de la lécithine (voy. plus loin à 1 article : Foie).
Choline, névrine et substances avoisinantes. - Ces corps ont été décrits dans une autre partie de Y Encyclopédie, et nous aurons 1 occasion, dans la suite de cet ouvrage, de revenir sur plusieurs d’entre eux. Mais à propos des produits de décomposition des lécithines si généralement répandues dans l'organisme, il convient de donner ici quelques indications d’ensemble sur ces substances dont les relations avec les lécithines d’une part, avec les alcaloïdes cadavériques d’autre part, sont si étroites et si nombreuses. D’ailleurs il s’est introduit dans la nomenclature de ces corps une confusion si regrettable que quelques explications ne seront point superflues ici.
La choline a été extraite d’abord par Strecker (3) de la bile qui renferme de la lécithine d’une manière à peu près constante et qui fournil par conséquent de petites quantités de choline. Ce corps est une base ammoniée dont la synthèse a été faite par Würtz (4), en combinant directement l’oxyde d’éthylène, l’eau, et la triméthylamine. Sa structure est représentée par la formule :
AzJCH’-CHP.OH = C5 11'5 AzO*
loil
La choline est donc à l’hydrate de triméthylhydroxéthylène-ammonium.
Plus tard Liebreich (5) trouva parmi les produits de la décomposition du protagon par l’eau de baryte à chaud une base énergique qu’il appela neurine ou névrine et au chloroplatinate de laquelle il attribua la formule (C‘H,3Az.HCl)*.PtCP.
Peu après Baeyer (6), en reprenant la préparation de ce corps par le procédé de Liebreich, obtint un mélange des chloroplatinates de deux bases. L’une ayant pour formule C5H15AzO! fut caractérisée par lui comme étant de l’hydrate de triméthylhydroxéthylène-ammonium; l’autre, représentée par C‘H1S AzO, se trouva être identique à la base de Liebreich et à l’hydrate de triméthylvinyl-ammonium découvert par Hoffmann :
l (CH3;3
AzjcH=CH* = C'H1 3 AzO.
(OH
Baeyer montra en outre que la base oxéthylénique peut être transformée en base vinylique, et c’est ainsi qu’on peut s’expliquer les résultats divergents de
ALIMENTS ORGANIQUES PHOSPHORES ET COMBINAISONS ORGANIQUES DU FElï. 133 Liebreich et de Baeyer. La base oxéthylénique n’apparaît, d’après Liebreicli, que si l’on lait bouillir le protagon avec la baryte pendant un temps suffisant- Seulement Baeyer s’écartant déjà de la nomenclature de Liebreich appela nèvrine, la base oxéthylénique, tandis que la base à laquelle Liebreich avait applique cette démonstration était la base vinylique. Dans- l’intervalle, Dybkowski (1) démontra l’identité de la base oxéthylénique retirée du cerveau avec la choline de Strecker, et à partir de ce moment les deux appellations de choline et de nèvrine furent indifféremment appliquées à la base oxéthylénique. Ajoulons que dans les tissus végétaux ce n’est pas uniquement sous la forme de lécithine que la choline se rencontre. Ainsi la sinapine des graines de moutarde se dédouble à chaud sous l’action des alcalis en acide sinapique et en synkaline (2), identique à la choline. D'autre part, la fausse oronge (Amanita muscaria ) contient à côté de la muscarine, dont il sera question plus loin, un alcaloïde, Yamanitine, dont Schmiedeberg a établi l’identité avec la choline.
Les mots de choline , de synkaline et A'amaniline — comme aussi celui de nèvrine, si l’on veut adopter la nomenclature de Baeyer — désignent donc une seule et même substance. D’autre part, Liebreich a proposé de maintenir l’appellation de nèvrine à la base vinylique C5H'*AzO, en réservant à la base oxéthylénique CsH15AzO*le nom de choline ou de bilinêvrine. Cette nomenclature est adoptée dans un certain nombre d’ouvrages (3). C’est également celle que défend Brieger (4). — C. Gram a proposé récemment d’appeler la base oxéthylénique, oxéthylcholine et ia base vinylique, vinylcholine.
Ajoutons que la base oxéthylénique n’est toxique (chez le lapin) qu’à des doses élevées (0,l*r de chlorhydrate par kilogramme d’animal). La base vinylique est au contraire un toxique très énergique.
Tout à côté de la choline se place la muscarine, alcaloïde extrait de la fausse oronge par Schmiedeberg, en même temps que l’amanitine dont il a été question plus haut. Ce corps qui est un toxique puissant diffère de la choline par un atome d’oxygène en plus. Schmiedeberg et Harnack (5) l’ont obtenue en oxydant la choline par l’acide nitrique concentré On lui attribue la formule que voici :
( (C»3)3 1 (Cil3)3 0H
Az ] CH* — CHO + H* O = Az CH2-CH<\ = C3H‘5Az03 ( OII ( OH
Schmiedeberg et Harnack admettent que dans ce corps la molécule d’eau figurée à part dans la première formule est liée (deuxième formule) comme dans l’hydrate de chloral (6).
(1) Dybkowski, Journ. f. prakt. Chem., t. C, p. 153.
(2) Klaus etKeesê, Journ. f. prakt. Chem., t. CH, p. 24.
(3) Beilstein, Hundb. d. org. Chem., 2e éd., t. I, p. 912 et 941. — V. v. Rieliter, Chem. d. Kohlenstoffoerbindungen, 5' éd., Bonn., 1888, p. 322.
(4) Brieger, Zeit f. klinische Med., t. X, p. 268.
(5) Schmiedeberg et Harnack, Arnh. f. exp. Path., t. VI, p. .
(6) Le groupe— CH8— représente donc un reste d'une molécule du glycol éthylidénique hypothétique, tel qu’il fonctionne dans l’acétal. Voyez h ce sujet la synthèse d'une muscarine diéthylique, par Lochert, en partant de bromacétal et de la triméthylamine [Bull. Soc. Chim. (3), t. III, p. 12, 1890.
134 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — LAMBLING.
La choline, si répandue dans nos tissus sous la forme de lécithine, présente donc les analogies les plus étroites avec un alcaloïde de végétal, la muscarine, et avec la névrine (la base vinylique) qui toutes deux sont des toxiques redoutables. D’autre part, Brieger admet que la choline doit être rangée parmi les substances mères dont dérivent les ptomaïnes, c’est-à-dire les alcaloïdes qui prennent naissance au cours de la destruction bactérienne de nos tissus. Gautier a démontré, il est vrai, que les matières albuminoïdes sont la source principale des bases putréfaetives, et cette découverte fondamentale domine toute l’histoire des alcaloïdes d’origine animale. Mais il est clair que dans le cours de la putréfaction de nos tissus, des ptomaïnes peuvent prendre naissance aux dépens de bases complexes préexistantes telles que la choline, qui, du reste, a dans l’économie une origine albuminoïde indéniable. Brieger admet que la lécithine des tissus animaux est d’abord dédoublée sous l’action des bactéries, avec mise en liberté de choline. Celle-ci peut alors par perte d’eau engendrer la névrine, véritable ptomaïne toxique, extraite d’ailleurs par Brieger des produits de la putréfaction de la chair de poisson. Des bases moins complexes comme la triméthylamine et sans doute d’autres encore peuvent aussi dériver delà choline. Et de fait, dans la putréfaction des cadavres humains, on voit la proportion de choline diminuer à mesure que les autres bases (neuridine, cadaverine, putrescine) se produisent en plus grandes quantités.
Enfin, il convient de rapprocher de la choline la bètaïne ou lycine ou oxynévrine ( névrine désignant ici la choline). Cette base se trouve dans le suc de betterave [beta vulgaris ) où elle se forme sous l’action des acides ou des bases aux dépens d’un corps plus complexe, dans les feuilles et les liges du Lycium barbarum; elle prend naissance dans l’oxydation de la choline, et synthétiquement par l’action de l’acide chloracélique sur la triméthylamine (Liebreich). On lui attribue la formule suivante
Az | CH* — CO. OH = C*H“AzO*
( OH
qui rend compte de ses analogies avec la choline.
Cholestérine. — A côté des lécithines, on trouve dans les tissus végétaux et animaux, d’une manière à peu près constante la cholestérine. Le rôle physiologique de cette substance est encore complètement inconnu. On verra dans la suite que dans beaucoup de cas, on peut être tenté de lui attribuer une signification purement excrémentitielle, c’est-à-dire d’en faire un simple produit de régression. On ignore si une partie de la cholestérine contenue dans nos tissus provient de celle qui accompagne les lécithines dans nos aliments, et s’il faut attribuer à cette substance une valeur alimentaire.