HUMÉRUS
FÉMUR
Eau .
Matière organique. . .
Phosphate tricalciquo.
— trimagnésicn Carbonato de chaux. .
Fluorure de calcium .
Silice .
Alumine, fer .
Chlorure sodique . . .
Sulfate calcique. . . ■
Oxyde de zinc .
Plomb .
8,78 5,24 75,68 0,23 5,15 1,09 1,74 0,61 0,10 0,48 0,15 traces (A. Gautier)
(éléments non dosés)
(Krocker)
Les résultats qui précèdent montrent que les os présentent une résistance remarquable à la putréfaction; l’osséine persiste en quantité notable dans les os fossiles; et l’on trouve, dans d’anciennes sépultures datant de plus de cent ans des os dont la partie centrale, absolument intacte au microscope, donne de la gélatine par la coction avec de l’eau acidulée.
L’osséine tend cependant à disparaître peu à peu , de la périphérie vers le centre, des os longtemps enfouis dans le sol. La substitution de la silice et de l’alumine à la matière organique amène la pétrification des os dont la densité augmente considérablement. Haidinger a constaté la présence de la vivismite ou phosphate ferreux hydraté (Ph0*)2Fe3,8Il!0, dans un os long qui provenait d’un squelette humain retrouvé dans une galerie de mine abandonnée depuis longtemps.
Bibra (1) a observé, dans certains cas, l’absence complète d’osséine dans les os fossiles qui renfermaient, au lieu de cette matière gélatinigène, une substance à peu près identique & la gélatine, liquéfiable à 37-40° et se prenant en gelée par le refroidissement.
Moelle osseuse.
La moelle des os est constituée par l’ensemble du tissu connectif, des vaisseaux, des nerfs et des cellules spéciales, le tout noyé dans une masse jaunâtre onctueuse, de nature grasse, qui remplit le canal médullaire des os longs et les cavités du tissu spongieux.
Elle renferme environ 96 p. 100 de matières grasses (Berzélius), qu’on peut séparer par l’ébullition dans l’eau de la moelle enfermée dans un nouet de linge.
Cette matière grasse, qui n’a été que rarement étudiée, paraît identique à celle du tissu adipeux, mais un peu plus riche en oléine.
(1) Bibra, Recherche chim. sur la nature des os et des dents , Schweinfurth, 1844.
Etude des éléments constituants du tissu osseux. 60t
Plus consistante et d’un blanc un peu jaunâtre, elle a le caractère de la graisse du tissu ce ula,re sous-cutané, dans le canal central des os longs (moelle jaune) • elle est molle, demi-flu.de, rosée ou même rouge par suite d’une prédominance des vaisseaux, dans les parties spongieuses des os ( moelle rouge, moelle fœlale) La moelle rouge paraît contenir de jeunes globules sanguins en formation.
La moelle consistante des os longs cède à l'eau froide les mêmes substances que la viande de bœuf traitée de la même façon; celle des os spongieux lui cede de albumine, des matières extractives, de la matière colorante rouo-e qui doit etre de l’hémoglobine, et un acide organique libre, qui, d'après Berzélius, serait de 1 acide lactique. On y a trouvé de la sareine (Salkowsky, Heymann) et même de la cholestérine. ’
La quantité de graisse des os secs varie dans des limites très considérables, de es! de tTp ToO S) à 67 P' 100 (°S Sp°ngieux) ; la '”°yenne, chez l’homme, Eylerts (1) prétend avoir trouvé, dans la moelle osseuse des bêtes à cornes à
:™:rlmitique et oiéiquei un nouvei acide ^
d’Evtr7’a,PUretTVerCet add6’ bienqU’U ait Suivi la méthode d’analyse d Eylerts, ,1 a constamment obtenu un corps que l’analyse élémentaire, aussi bien que la détermination de son sel de baryum, ont prouvé être l’acide stéaque. L analyse du mélangé des acides gras extraits de la moelle osseuse lui a donne les résultats suivants :
Acide stéarique . 9 57 \
Acide palmitique . 23 33 /
Acide oléique . 61» 8S I llour 100.
Acide gras volatils . néant )