‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 450 sur 722 · III. COMPOSITION CHIMIQUE DES CELLULES ÉPITHÉLIALES · texte numérisé non relu

III. COMPOSITION CHIMIQUE DES CELLULES ÉPITHÉLIALES

1° Épithélium tégumentaire. — A quelque type qu’elles appartiennent, les cellules épithéliales possèdent généralement une enveloppe formée de kératine, substance que l’on trouve encore dans les poils, les ongles, la corne, etc., qu’elle constitue d’une façon presque exclusive, et môme dans certains éléments histologiques indépendants de l’épithélium, tels que le sarcolemme, le névrilemme la capsule du cristallin, la membrane de Descemet, la membrane propre des glandes, les membranes des cellules cartilagineuses, osseuses et connectives mais non dans le cristallin, bien qu’il dérive histologiquement des tissus épithéliaux.

Ces cellules renferment un protoplasma granuleux avec un noyau plus ou moins volumineux, riche en nucléine.

Elles peuvent être le siège de dégénérescences dont la plus fréquente est la dégénérescence graisseuse. Les cellules épithéliales du derme subissent l’envahissement par la kératine (substance des cors, durillons, etc.), et quelquefois par les pigments. Ceux-ci ont été étudiés avec le tissu conjonctif; le plus fréquent est constitué par des fines granulations noires de mélanine qui résiste à presque tous les réactifs chimiques, excepté au chlore qui leur enlève une partie de leur hydrogène.

2° Épithélium glandulaire. La composition chimique des cellules glandulaires varie suivant les glandes auxquelles elles appartiennent, et sera étudiée plus utilement avec chacun des organes spéciaux qu’elles forment.

Elles sont constituées, en général, par une charpente protoplasmique en forme de réseau, dont les mailles renferment de nombreuses granulations enfouies dans une substance hyaline, et un noyau riche en nucléine.

Les granulations de nature albuminoïde qui sont contenues dans le liquide protoplasmique hyalin paraissent être la partie spécifique de chaque espèce de cellule, l’élément sécréteur essentiel, le zymogène des produits qu’elles fabriquent; et tandis que ces granulations diminuent pendant la période de sécrétion elles augmentent de grosseur et de nombre pendant le repos de la glande.

Les épithéliums des animaux fourragés avec des aliments hydrocarbonés très abondants renferment de la matière glycogène qui apparaît dans ces conditions chez la grenouille, par exemple, dans l’épithélium de la muqueuse gastrique, dans les glandes à pepsine, etc. (Barfurth) (1), et que l’on retrouve d’ailleurs dans toutes les productions épithéliales normales et pathologiques (Schiele).

(1) Barfurth, Arch. f. mi/crosc. Anal., 1885.

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