‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 449 sur 722 · II. CARACTÈRES ANATOMIQUES ET HISTOLOGIQUES DES ÉPITHÉLIUMS · texte numérisé non relu

II. CARACTÈRES ANATOMIQUES ET HISTOLOGIQUES DES ÉPITHÉLIUMS

1» Épithélium tégumentaire. — Les cellules des tissus épithéliaux tégumentaires sont intimement soudées entre elles par l’intermédiaire d’une très petite

CARACTÈRES ANATOMIQUES ET HISTOLOGIQUES DES ÉPITHÉLIUMS. 643 quantité de matière unissante invisible à l’œil, à moins qu’on ne la colore par le nitrate d argent qu’elle réduit en noir et fixe localement. On ne trouve, entre ces cellules, ni substance fondamentale, ni éléments accessoires, vaisseaux ou autres, comme il en existe dans les autres tissus ; à part les prolongements nerveux qu’elles renferment entre elles et qui proviennent du tissu sous-jacent, les cellules épithéliales constituent à elles seules le revêtement superficiel de l’épithélium tégumentaire ; cette disposition explique leur mode spécial de nutrition et de multiplication.

Les cellules épithéliales reçoivent, par imbibition, leurs éléments nutritifs du tissu connectif sous-jacent qui est largement vascularisé ; ces éléments se propageraient à travers les cellules par les espaces intercellulaires qui serviraient à ces dernières de canaux nutritifs. Pour ce qui est de la multiplication des épithéliums, elle paraît se produire dans la profondeur, au voisinage immédiat de la membrane vasculo-nerveuse sous-jacente, tandis que les vieilles cellules tombent et sont directement éliminées par la surface libre ; il en résulte une desquamation superficielle, une véritable mue qui peut porter sur des lambeaux d’épithélium plus ou moins grands, et qui correspond à une élimination totale et non moléculaire comme celle des autres tissus.

Que 1 épithélium soit simple et formé d’une seule couche de cellules, ou stratifié et constitué par des couches superposées, les cellules qui le composent se rapportent aux quatre types suivants :

1” Cellule pavimenteuse , en forme de lamelle plus ou moins mince, à bords sinueux, avec noyau (vésicules pulmonaires, glomérules du rein, séreuses et membranes internes des vaisseaux) ou sans noyau (couche cornée de l’épiderme) ; joue un rôle de protection.

2° Cellule cylindrique, ou plutôt polyédrique par suite de la pression réciproque des cellules les unes sur les autres (eslomac, intestin, conduits excréteurs des glandes, etc.), à noyau constant et à vitalité plus énergique.

3° Cellules cylindriques vibratiles, également à noyau, avec face libre couverte de cils vibratiles (petites bronches).

4» Cellules polyédriques ou sphériques, volumineuses, toujours pourvues d'un noyau; elles constituent , les couches moyennes de l’épithélium stratifié qui tapisse la peau et un grand nombre de muqueuses.

2° Epithélium glandulaire. — Une glande n’est en somme qu’une simple dépression de l’épithélium, de forme cylindrique ( glandes en tubes) ou renflée dans la profondeur en un cul-de-sac dilaté ( glandes en grappes ). Les cellules qui tapissent le cul-de-sac au fond de la glande sont ovoïdes, sphériques ou polyédriques, tandis que celles qui entourent le col tubulaire sont fréquemment cylindriques ou cylindro-coniques.

De même qu’un tissu épithélial tégumentaire se compose d’une couche simple ou multiple de cellules épithéliales étalées en nappe à la surface d’une membrane sous-jacente de nature conjonctive, vascularisée et innervée, de même un tissu glandulaire est constitué par une trame ou charpente connective qui forme la partie de soutien et d’enveloppe de la glande, et renferme des vaisseaux et des nerfs, les premiers largement ramifiés autour des acinis; cette trame supporte une couche de cellules spéciales, cellules glandulaires, dont le protoplasma

hyalin est riche en fines granulations qui paraissent être l’origine des diastases ou zymases qu’elles sécrètent.

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