VI. PRODUCTIONS PATHOLOGIQUES DU TISSU CORNÉ
L’épiderme peut être atteint d’affections diverses, dont deux sont spécialement caractérisées par une abondante production de squames plus ou moins étendues : ce sont 1 ’ichtyose et la pellagre.
Ichtyose. — Les débris épithéliaux de 1 ’ichtyose sont constitués par des écailles sèches, tantôt minces, fines et transparentes, d’autres fois opaques, dures, épaisses, et même de consistance cornée, qui renferment, outre la kératine normale, de la leucine, des composés acides solubles dans l’alcool et dans l’éther parmi lesquels l’acide hippurique , des matières grasses liquides et solides enfin de la cholestérine (Gorup-Besanez) (1). La macération prolongée dans l’eau, même à l’ébullition, ne cède à ce dissolvant ni matière albuminoïde, ni gélatine, mais de très petites quantités de sels minéraux, chlorures et phosphates, sans sulfates.
Les cendres contiennent de la silice et de l’oxyde de fer en quantité appréciable (Schlossberger)(2).
Voici d’ailleurs une analyse de cendres des squames de l’ichtyose par ce dernier chimiste :
(1) Gorup-Besanez, Chim. physiol., t. Il, p. 146.
(2) Schlossberger, Vers, ciner. allgem. u. vergl. Tierchetnie, 1856, p. 263.
DE L’ÉPITHÉLIUM GLANDULAIRE EN PARTICULIER. Composition des cendres des squames de l’ichtyose (Schlossberger).