‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 461 sur 722 · VII. DE L'ÉPITHÉLIUM GLANDULAIRE EN PARTICULIER · texte numérisé non relu

VII. DE L'ÉPITHÉLIUM GLANDULAIRE EN PARTICULIER

Les glandesdont nous avons précédemment défini la structure générale (p. 643), se divisent, d’après leur fonctionnement physiologique, en deux groupes distincts, le premier renferme les glandes pourvues d’un canal sécréteur chargé , écouler au dehors les produits élaborés par les cellules spéciales des glandes ; dans 1 autre, nous réunirons les glandes closes sans conduit excréteur.

A. GLANDES POURVUES D’uN CANAL SÉCRÉTEUR.

Ce sont principalement les glandes qui déversent dans le tube digestif leur produit de sécrétion : glandes salivaires, glandes à suc gastrique, pancréas, foie, g andes à mucus, auxquelles on doit joindre les glandes sébacées, sudoripares lacrymales et cerumineuses. Ces dernières seront étudiées chacune avec la sécrétion correspondante.

Le rein n est pas une glande, au point de vue auquel nous nous plaçons - ce n’est pas par la fonte de ses cellules qu’il fabrique l’urine, mais par un phénomène spécial de filtration qui n’est pas simplement mécanique, puisque Je

liquide urinaire, à réaction acide, provient du sang alcalin et ne renferme pas d’albumine; nous devrions, il est vrai, placer à côté du rein les glandes sudoripares dont le produit, extrêmement abondant dans certains cas, est aussi un liquide de transsudation; et sa réaction encore acide ne ressemble en rien à celle du sang dont elle représente cependant la partie aqueuse et saline.

Quant au testicule, son rôle essentiel dans la fécondation, par les éléments organisés et vivants auxquels il donne naissance, ne permet pas de le comparer aux glandes ordinaires qui ne fabriquent que des produits solubles et non organisés.

Aussi, reins et testicules, auxquels nous joindrons les glandes de Cowpcr et la prostate, seront-ils étudiés au point de vue de la nature chimique de leur tissu, au début des chapitres spéciaux relatifs à leurs produits de sécrétion, urine et sperme.

Les glandes fabriquant de toutes pièces, dans leurs cellules, avec les matériaux

nutritifs que leur fournit un réseau capillaire sanguin extrêmement développé

les sucs ou liquides spéciaux qu’ils sécrètent, les chimistes devaient bientôt ne plus se contenter de l’analyse des liquides d’origine glandulaire et orienter leurs efforts vers la détermination des éléments constituants du parenchyme des glandes. Les beaux travaux de Liebig sur le suc musculaire leur ouvraient une voie nouvelle, voie féconde par les résultats inattendus auxquels sont parvenus ceux qui, appliquant la méthode du maître, n’ont pas eraint d’aborder l’analyse des sucs parenchymateux des diverses glandes et sont ainsi parvenus à élucider quelques-uns des problèmes si complexes de la métamorphose rég essive de la matière.

Après Liebig, Stœdeler, Almen (1), puis Hoppe-Seyler (2) ont imaginé de nouvelles méthodes générales pour l’analyse des sucs glandulaires, méthodes dont nous allons retracer les traits essentiels.

Méthode d’analyse de Stœdeler.

Les organes bien frais sont finement hachés, broyés dans un mortier avec de l’eau et du verre pilé, puis exprimés.

Le liquide additionné de quelques gouttes d’acide acétique est porté à l'ébullition pour coaguler l’albumine, filtré, puis précipité par l'acétate basique de plomb On sépare le précipité plombique par le filtre, et on élimine l’excès de plomb p „■ courant d’hydrogène sulfuré. Le liquide filtré est évaporé à sirop, au baiiwm • Le précipité plombique peut renfermer de l’acide urique, de Uxanlhine de7 sarcine, delà cystine, del 'inosite et quelquefois de la tyrosine et de la tauri & on le décompose en présence de l’eau par un courant d’hydrogène sulfuré et'*6, évapore la solution aqueuse, privée de plomb, qui laisse déposer ïacide i • 00 qu’on sépare, s’il existe. l, 2ique

Le liquide additionné d’alcool frais, laisse cristalliser Vinosité l’hypoxanthine.

jusqu’à trouble persistant, puis abandonné au qui peut entraîner la cystine, la xanihine et

(1) D’après Gorup-Besanez, Chim. physiol., trad. franc., t. II „ 207

(2) Hoppe-Seyter, Analyt. Chem,., p. 520. ’

f Le sirop épais, obtenu après précipitation par le sel de plomb, est épuisé par l’alcool ; la solution alcoolique, évaporée à cristallisation, donne de la leucine, de la tyrosine et quelquefois de la taurine ,

Quand la tyrosine est en assez forte proportion, elle peut se trouver mélangée à de la gélatine, dans la partie de l’extrait aqueux insoluble dans l’alcool.

Méthode d’analyse d'Almen.

L auteur a eu surtout en vue l’extraction de la xanthine et de Y hypoxanthine.

Les glandes fraîches, réduites en bouillie, sont épuisées par l’alcool chaud. La solution filtrée, privée de l’alcool par évaporation ou distillation, est traitée par l’acétate neutre de plomb, puis le liquide filtré par le sous-acétate.

On filtie de nouveau et 1 on ajoute au liquide assez d’acétate mercurique pour quil garde encore une faible réaction alcaline.

Les précipités basiques de plomb et de mercure, mis en suspension dans l’eau et traites ensemble par un courant d’hydrogène sulfuré pour éliminer les oxydes me a iques, donnent une solution qu’on filtre et concentre par évaporation. La xanthme se dépose la première, V hypoxanthine restant dans les eaux mères.

La méthode proposée par Hoppe-Seyler a été décrite avec détails (Anal. chim. des tissus et des organes , p. 279).

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