‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 483 sur 722 · FORMATION DU GLYCOGÈNE DANS LE FOIE · texte numérisé non relu

FORMATION DU GLYCOGÈNE DANS LE FOIE

Un argument qui a encore sa valeur, consiste dans la persistance du glycogène dans le foie pendant l'hibernation, et sa disparition très lente pendant

l’inanition.

11 en est de même du fait d’observation que, dans la forme grave du diabète sucré, la sécrétion de glucose continue malgré une diète carnée exclusive, et que la quantité de sucre excrétée croît avec la quantité d’albumine absorbée (v. Mering) (1).

Les expériences de v, Mering (2) sur le diabète provoqué par la phloridzine, sont également en faveur de l’hypothèse de la production des hydrates de carbone, et, par suite, du glycogène par les matières albuminoïdes. La phloridzine administrée à un chien par la voie gastrique, à la dose de lsr par kilogramme d’animal, provoque, peu d’heures après son ingestion, l’apparition de la glucose dans les urines; cette glycosurie s’arrête après deux ou trois jours, et à ce moment le glycogène a disparu complètement du foie et des muscles. L’ingestion de nouvelles quantités de phloridzine est suivie de la réapparition de grandes quantités de sucre dans l’urine, et ce sucre ne peut avoir pour origine que les matières albuminoïdes de l’alimentation.

Les matières albuminoïdes ne sont pas seules à agir efficacement sur la glycogénie du foie; d’autres substances azotées, telles que l’asparagine, le glycocolle, l’ammoniaque elle-même, interviennent aussi dans le même sens ; Rohmann (3) a dosé comparativement le glycogène contenu dans le foie de deux séries de lapins, l’une recevant une alimentation déterminée et constante, à laquelle on ajoutait diverses substances azotées pour les animaux de la seconde série; voici ses résultats :

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