‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 495 sur 722 · DANS · texte numérisé non relu

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le foie. les muscles. le sang.

Après ligature des uretères . 1,49 0,377 0,565

— des artères rénales . . 0,274 0,176 0,027

(1) Hallcrworden, Arch. f. exper. Pathol, u. Pharm., t. XII, p. 237, 1880.

(2) Stadelmann, Deutsch. Arch. f. klin. Med., t. XXXIII, p. 526, 1883.

(3) Stadelmann, Arch. f. exp. Path. u. Pharm., t. XIV, p. 231 et 422, 1881; t. XV, p. 337, 1882; t. XVI, p. 118 et 221, 1883.

(1) Schultzen et Riess, Ann. d. Charité Krafikenhauses, t. XV, 1869.

(5) Popoff, Virchow's Arch., t. LXXX1I, 1880.

Il semble qu’on puisse conclure, de ces résultats, que le foie contient toujours plus d uree que le tissu musculaire, et celui-ci plus que le san- J

Dans le diabète sucré, la quantité de sucre augmente notablement dans le foie (JaffenT ’ S’ KUhne)’ tand'S ^ k mat'ère S'yC°Sène disParaît (Kühne) (i),

Rôhmann (3) a pu étudier, plus récemment, les modifications éprouvées nar urine et le tissu du foie, dans un cas à'athrophie aiguë de cet organe II a trouvé, dans le foie, une albumine semblable aux albumoses et de la peptone, de l’acide sarcolactique (0- 3588). un mélange d’acides gras amidés de deux desquels il a pu prendre tes points de volatilisation, 247» et 268» (alanine el leucine?), enfin de la tyrosine et des traces d’acides aromatiques.

Contrairement à ce qui caractérise souvent l’urine, dans les cas du mêm genre, l’excrétion urinaire du malade ne contenait pas de tyrosine. Rôhmann explique le fait de la façon suivante : tout le temps que la proportion de tVrosme qui pénétré de l’intestin dans le sang, ou qui prend naissance ensuit d une décomposition anormale des tissus dans l’organisme, reste dans les limites de 1 action destructive des organes qui ont pour fonction de la transformé (peut-être le foie), elle est complètement décomposée dans le corps; mais que la proportion de tyrosine résultant de cette décomposition des tissus vienne à augmenter, elle passe dès lors dans l’urine.

Si dans «e cas d'atrophie .igoii du foie, l'on a pu trouver de la tyrosin, d.„, 1. glande reniement, tanin, ,ue les urines renfermaient „„e 4 ,norm “

d acides aromatiques oaygéoés, n'est-ee pas 11 encore une preuve que le foie jouit de 1. propriété de transformer la tyrosine en acides oxygénés qui sont enlriuét par le courant sanguin à mesure qu’ils prennent naissance?

On a voulu rattacher le diabète sucré à une perturbation apportée dans la fonction glycogénique de foie; celui-ci ne pouvant plus transformer les sucres de la résorption alimentaire en glycogène, laisserait passer directement dans la grande circulation tout le sucre du sang de la veine porte, d’où une rupture complété d’équilibre dans la dispensation habituelle de la glucose par le foie e. l’apparition de l’excès dans les urines.

Cette théorie soulève de nombreuses objections : tout d’abord si le fo’ transformait plus la glucose en amidon animal, la quantité de sucre dans le sang des diabétiques devrait être tantôt au dessus, tantôt au-dessous Z la moyenne normale; or, toujours on constate une augmentation notable du sucre dans le sang des glucosuriques. du

D’autre part, Külz (4) a pu retirer de tO à 13- de glycogène du foie d’un rii betique qui avait été mis au régime carné exclusif, longtemps avant sa n l’autopsie n’ayant eu lieu que douze heures après la mort, une partie du ; gène préexistant s’était certainement transformée en sucre. ° ^ C0"

(1) Kühne, Virchow’s Archiv., t. XXXII, p. 513, 1865.

(2) Jaffe, Vire hou;' s Archiv., t. XXXVI, p. 20, 1866.

(3) Rôhmann, Berliner Klin. Wochenschr., 1888, n»’ 43 et 41. '

(4) Külz, Pflüger’s Archiv., t. XIII, p. 267, 1876.

GLANDES MUCIPARES.

V. Mering (1) trouva du glycogène dans le foie de deux diabétiques, sur quaire qu’il eut à examiner; Abeles (2) obtint encore un résultat positif deux fois sur

cinq.

Enfin Frerichs (3) a décrit les recherches absolument démonstratives faites dans son service par le professeur Ehrlich, et cette fois sur le foie de diabétiques vivants auxquels on enlevait, par une ponction exploratrice, un morceau de foie vermiculaire que l'on durcissait immédiatement dans l’alcool fort et dans lequel on recherchait la présence du glycogène au microscope. Sur trois malades, le foie de l’un contenait du glycogène en abondance; le second en était complètement dépourvu; enfin, le foie du troisième patient en renfermait une quantité faible.

Frerichs (4) a d’ailleurs observé que, dans tous les cas d’intoxication par le phosphore, les cellules du foie en état avancé de dégénérescence graisseuse ne renferment pas trace de glycogène ni de glucose; et l’urine est cependant exempte de sucre.

On ne peut donc chercher la cause unique de diabète dans un trouble de la fonction glycogénique du foie.

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