CAPSULES SURRÉNALES
Ces organes, qui coiffent chaque rein, sont divisés en lacunes parallèles nar des cloisons qui s’insèrent sur la face interne de la subslance corlicale laquelle ft d0 nat"re conjonctive et élastique et revêtue d’un épithélium. Dans ces lacunes, en rapport avec des branches veineuses assez grosses et des filets ner veux très nombreux, se trouve une substance médullaire formée de cellules polyédriques, accolées et dépourvues de membrane d’enveloppe, et de quelaues granulations graisseuses. 1 2 3 4
Le contenu de ces cellules se colore en rouge au contact de l’air ou sous l’influence de la lumière ou des oxydants tels que la teinture d’iode ou l’eau de chlore, en bleu indigo par le chlorure ferrique, en rouge par les chlorures ferreux, manganeux, d’or, de platine, de nickel et de cobalt.
La coloration rouge que prennent les cellules des capsules’surrénales au con tact de 1 air est due à un principe que l’on peut isoler de la manière suivante Le tissu dilarére des glandes est épuisé par l’acide chlorhvdrique très dilué- 1 extrait filtre jaunit, puis rougit à l’air, le mieux au contact d’un léger excll d ammoniaque; on le traite par l’acétate de plomb, qui donne un précipité dan lequel se trouve englobe la matière colorante; ce précipité, décomposé pa 1 ac.de oxalique sans exces, abandonne le pigment qui rentre en solution Le pigment est soluble dans l’eau légèrement acidulée, l’alcool insol„hi» dans l’éther, le chloroforme, le sulfure de carbone, la benzine. La solution aqueuse aede est jaune; traitée par l’ammoniaque, elle abandonne la matière colorante sous forme de flocons violets. ere
L’extrait aqueux des glandes surrénales se colore plus vite en rou-e nar l’ ébullition, sauf chez le mouton où la coloration ne se produit plus /V pian (1), llarley) ; la coloration ne disparaît pas en présence des acides sulfu rique et nitrique, et persiste des mois entiers. Cette coloration est due non a • éléments histologiques de l’organe, mais au liquide interstitiel de la lubstanT médullaire (Virchow) (2) qui renferme une matière chromo-ène unique (llolm) (3). °ene pnmuivc
D’après Mac Munn (4), les capsules surrénales de l’homme et des anim, (chien, chat, lapin, cobaye, bœuf, brebis, cochon, rat) renferment cal! matières colorantes, dans leur subslance corticale, une histohémJi T Muscle, p. 438), et, dans la substance médullaire, de Vhémochromoaène u'sence de ces matières colorantes doit être rattachée à une fonction f capsnles surrénales, elle expliquerai, en entre 1, pi8„,e„,„ioil anorm®'r' la peau dans la maladie d Addison. maie ae
Le liquide obtenu par expression des capsules surrénales fraîches est rarement acide; il renferme de la leucine (Virchow et Neukomm), d e^l’Zid
(1) Vulpian, Gaz. med. de Paris, 1858, n° 21.
(2) Virchow, Arch. f.pathol. Anat., t. XU, p. 481.
(3) llolm, Journ. f. prakt. Chem., t. C, p. 150, et Un ter s. [. naturl t \ .*<•
(4) Mac Munn, On the Spectrum of the Suprarénal bodies. 'Je i-
p. 21-26, et Maly’s Jahresb., t. XV, p. 327-328, 1885. ’ °‘ Pnysio!.t t. y,
CAPSULES SURRÉNALES.
hippurique, de l’acide taurocholique et beaucoup de chlorure de potassium (Cloez et Vulpian) (1), de l’acide benzoïque et de la taurine (Seligsohn) (2), enfin de Vinosité (Külz) el de la neurine (Marino Zuco) (3), dont la présence explique l’action toxique de l’extrait aqueux des capsules surrénales (Guarnieri et Marino Zuco) (4).
11 est possible que l’acide taurocholique soit un produit accidentel résultant d’un phénomème d’imbibition dû au voisinage immédiat de la vésicule biliaire (Virchow) ; de même la taurine et l’acide benzoïque ne sont certainement que des produits du dédoublement des acides taurocholique et hippurique, pendant les opérations chimiques nécessitées par l'extraction de ces divers principes.
Sous l’influence de la chaleur sèche, les capsules surrénales laissent suinter des gouttelettes huileuses qui se concrètent, par le refroidissement, en une masse cristalline qui paraît être de la palmitine.
Virchow a pu caractériser la présence de la myéline, en proportion relativement faible, dans la substance médullaire.
La Maladie bronzée ou maladie d’Addison, caractérisée par le dépôt anormal et généralisé, dans le derme, d’un pigment bronzé, brun ou jaunâtre, qui donne au patient l’aspect d’un mulâtre, coïncide avec des lésions très diverses des capsules surrénales, dont les plus fréquentes sont la caséification et la tuberculisation.
(1) Cloez et Vulpian, Com.pt. vend., t. Il, p. 10, 1857.
(2) Seligsohn, Depigm. palhol. glandul. suprarénal., Dissert. Berol., 1858.
(3) Marino Zuco, Rendiconti dette R. accad. dei Lincei, 1888, p. 835.
(A) Guarnieri et Marino Zuco, Rendiconti dette R. accad. dei Lincei, 1888, p. 812.