Densité
La densité de l’urine émise aux divers moments de la journée oscille dans de arges imites, entre 1.002 et 1.030; cette densité et la concentration corresponante du iquide sont certainement sous la dépendance immédiate des quantités eau ingérées sous forme de boisson et éliminées par les reins. Des boissons aqueuses abondantes abaissent la densité jusqu’à 1,003 ; la densité remonte, au contraire, par la diminution du volume d’eau ingéré et dans toutes les circonstances où cette eau ne passe plus par le rein, mais par la peau et les poumons, telles que : élévation de température du milieu ambiant, travail musculaire violent, état fébrile, transsudation aqueuse abondante de l’intestin, formation d’exsudats, etc.
(1) Quincke, Arch. f. exp. Pathol, u. Pharm., t. XXXII, p. 211, 1893.
encyclop. chim. 4g
Une alimentation azotée très abondante augmente également la densité.
L’urine de la nuit, moins abondante, est notablement plus dense que celle du jour; et cependant le rapport des matériaux solides excrétés pendant le jour à
ceux de la nuit est plus grand que l'unité : (Edlefsen).
L’urine du matin, après la première émission du lever, est la moins dense et la plus abondante du reste de la journée (Quincke).
Chez la femme, l’urine est, en général, un peu moins dense que chez l’homme, moins encore chez l’enfant.
L’urine des animaux a le plus souvent une densité plus élevée que celle de
l’homme.
On peut admettre que l'urine mixte des 24 heures, pour un adulte sain dans des conditions normales d’alimentation et de travail, émise sous un volume de 1.500 centimètres cubes en moyenne, contenant de 40 grammes à 65 grammes d’éléments solides parmi lesquels prédomine l’urée, a une densité moyenne de 1.020.