I. — MATIÈRES COLORANTES PRÉEXISTANTES
Les pigments que l’on peut trouver dans l’urine, au moment de sa sortie des voies urinaires, sont ou bien seulement d’origine physiologique ou bien accrus par la présence de matières colorantes d’origine pathologique. Dans le premier groupe on trouve, comme couleurs normales, des matières de nature humique et Yuroérythrine, dans le second les matières colorantes dérivées de Vhémoqlobine et les pigments biliaires.
A. Pigments normaux
Aussitôt après son émission, l’urine normale, d’un jaune clair, examinée au spectroscope, ne présente, quelle que soit l’épaisseur du liquide, aucune bande d’absorption, mais absorbe la lumière avec une intensité variable dans les diverses régions du spectre, et croissante depuis le rouge jusqu’au violet Cet examen à fait l’objet de nombreuses déterminations spectrophotomélriques de la part de Vierordt qui a constaté toujours des différences entre les diverses urines aussi bien dans le pouvoir absorbant pour une région déterminée du spectre, que pour une même urine dans les diverses régions, et en a conclu que l’urine normale doit contenir plusieurs pigments dont les proportions varient suivant l’origine. Le même auteur a trouvé que les urines pathologiques ont un pouvoir absorbant de une fois et demie à neuf fois plus considérable que l’urine normale en moyenne, et que les coefficients d’extinction dans les diverses régions du spectre sont absolument différents de ceux de cette urine et, entre eux dans une proportionnalité absolument dissemblable, ce qui démontre l’apparition dans ces urines, d’autres pigments que ceux que contient l’urine normale.
La quantité absolue de ces pigments est si faible que, sauf pour quelques-uns on n’est pas encore parvenu à les isoler en proportion suffisante pour e ’ déterminer exactement les caractères. Pour leur ensemble, on sait seulemen1 qu’ils sont entraînés, et encore incomplètement, par l’acétate de plomb et le acides phosphotungstique et phosphomolybdique ; l’acétate de plomb (et T sous-acétate moins énergique) entraîne tout particulièrement la matière c 1 6 rante jaune qui absorbe surtout le bleu et le bleu vert (Vierordt).
Le précipité plombique de l’urine de l’homme sain aussi bien que malade a
MATIÈRES COLORANTES PRÉEXISTANTES
fourni à Moller (I) un pigment coloré qui contient environ S p. 100 de soufre et quelquefois aussi du fer. La baryte ne précipitait qu'un peu de matière colorante de caractères différents de ceux de la mélanine ou phymatorliusine de Nencki et Berdez.
On ne possède encore, parmi les pigments normaux préexistants de l’uriné, de données à peu près exactes que sur les substances de nature humique et sur l’uroérylhrine des dépôts uriques.
1“ Pigments humiques.
C est a Udranszky (2) que l’on doit les premières recherches sur ces pigm ents auxquels il a cru devoir attribuer la coloration souvent très foncée de certaines mines fraîches. Eu partant de l'urine de cheval, il a trouvé une combinaison que les alcalis chauds transforment en produits semblables aux substances humiques qui prennent naissance dans l'action des acides sur l'urine normale; cette matière humique provient peut-être de l'alimentation spéciale de l’animal, et rien ne démontre encore que l’urine de l’homme en renferme de semblables.
Celle matière est précipitée de l'urine par l’acétate de plomb en milieu acide, et par le chlorure de calcium en liqueur ammoniacale ; avec ce dernier réactif, elle loi me une combinaison calcique amorphe, brune, insoluble dans l'eau froide, a coo et ét er, très peu soluble dans l'eau bouillante, soluble dans les acides concentrés et surtout l'acide chlorhydrique. Celle dernière solution donne naissance spontanément à des flocons noirs solubles dans la soude et reprécipités par les acides. L’ébullition de la combinaison calcique avec les alcalis engendre toute la sene de produits de décomposition des autres composés humiques dans les mêmes conditions. Ce composé calcique renferme :
O . S4>2 f parties.
Ca . 17,7 \
Fe . traces. ]
2” Vroèrythrine
L uroérylhiine est la dénomination attribuée par Simon à la matière colorante des sédiments rouge brique d’acide urique et durâtes qui se déposent spontanément dans les urines. Cette substance est encore peu connue, malgré les travaux de Heller (3), de Thudichum (4), de Mac Munn (b) ; voici, brièvement résumées, les données que l’on possède sur elle.
(1) Moller, Zeilsch. f. physiol. Ch.., t. XI, p. 133-139, 1887.
(2) Udranszki, Zeilsch. f. physiol. Ch., t. XII, p. 51, 1888.
(3) Heller, Ses Archives (2), t. III, p. 361, 1854.
(4) Thudichum, Journ. of the chem. Soc. (2), t. X1I1,P- 399, 1873.
(a)Mae Munn, Jahresber. f. Thierch., 1883, p. 321.
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — GAIINIER
L’alcool chaud enlève, aux sédiments uriques, une matière colorante rouge dont la solution présente deux bandes d’absorption étroites à droite et à gauche et très près de F, et une troisième, peu intense, à gauche et très près de E (Thudichum). Plus récemment, Mac Munn a repéré, pour la solution alcoolique d'uroérylhrine, une bande double s’étendant de D7SE à F. La solution alcoolique, évaporée, laisse un résidu rouge brun, amorphe, de réaction acide, lentement soluble, à froid, dans l’eau, l’alcool et l’éther; cette difficile solubilité différencie l’uroérythrine de Furrhodine de Heller ; les solutions rouges sont précipitées par l’acétate de plomb, les nitrates mercureux et mercurique ,1a baryte, et les précipités colorés en rouge cèdent une partie du pigment aux dissolvants chauds. L'uroérythrine n’est pas décomposée par les acides dilués, mais dissoute par les acides sulfurique ou chlorhydrique concentrés qui se colorent en rouge foncé (Heller).
L’érythrine desséchée devient verte au contact de la potasse et se décompose rapidement; la solution alcaline verte ne reprend pas la teinte rouge primitive par neutralisation au moyen d’un léger excès d’acide ( réaction caractéristique, d’après Thudichum).
B. — Matières colorantes anormales
a. Pigments dérivés de l’hémoglobine
1® Hématine C-^H^Az'FetROH
L’apparition de l’hématine dans les urines sanguinolentes est loin d’être rare Huppert en a conslaté la présence dans un cas d’empoisonnement par l’acide sulfurique. D’après Lewin et Posner, les urines sanguinolentes, portées à 48« donnent facilement des cristaux d'hémine, par suite de la décomposition de l’hémoglobine par les acides de l’urine.
La recherche de l’hématine dans l’urine se fait au moyen du spectroscope.
2° Hématoporphyrine C<«H18Az1 203 (Nencki et Sieber)
Neusser (1) a signalé, dans deux urines pathologiques, la présence d’une matière colorante rouge ressemblant à l’hématoporphyrine par ses propriétés spectrosco piques ; on ne voyait que les bandes placées entre C et D ; mais un examen approfondi a permis d’éliminer l’hypothèse de l’hémoglobine. Mac Munn (o) a constaté la présence de l’hématoporphyrine à côté de l’urobiline, dans l’urine couleur vin de Bordeaux foncé d’un goitre exophtalmique.
Olof Hammarsten (3) a observé plus tard quatre cas d’hématoporphyrinurie d deux desquels il a pu isoler le pigment à l’état cristallin. Le plus souvent, l’urine
(1) Neusser, Wiener Sitzungsber, t. I.XXX1V, 3“ part., p. 536, 1881.
(2) Mac Munn, Journ. of physiol., t. XI, p. 13, 1890.
(3) Olof Hammarsten, Jahr. f- Thierch., 1891, t. XXI, p. 423-426.
MATIÈRES COLORANTES PRÉEXISTANTES
contient assez d’hématoporphyrine pour qu'on puisse caractériser directement celle-ci au spectroscope ; dans les cas douteux, on épuise l’urine par agitation avec l’alcool amylique qui s’empare de la matière colorante (Nencki et Sieber, Riva et Zoja) surtout après addition de quelques gouttes d'acide acétique, et qu’on examine ensuite au spectroscope, après filtration (Arcli. E. Garrod) (t).
L’hématoporphyrinurie a été constatée par Salkowski (2) chez trois malades soumis à l’action du sulfonal; l’urine avait une coloration rouge noirâtre qui disparaissait avec la cessation de l’usage de l’hypnotique pour réapparaître dès qu’on en reprenait l’emploi. L’intoxication par la sulfoaniline détermine encore le passage de l’hématoporphyrine dans l’urine (Jolies) (3).
Rappelons que l'hématoïdine se forme dans la décomposition de l’hématine par l’acide sulfurique concentré (Mulder), ou par une solution alcoolique d’acide au contact du zinc ou de l’étain (Hoppe-Seyler), enfin par l'action de l’acide bromhydrique gazeux sur sa solution dans l'acide acétique glacial (Nencki et Sieber), et que le dernier procédé doit être considéré comme le seul qui donne l'hématoïdine pure, tandis que, par celui de Hoppe-Seyler, on obtient, d’après Le Nobel, successivement Y hématoporphyroïdine (4), Yurohématine de Mac Munn (3), enfln 1 urobilinoïdine différente de l’urobiline, bien qu’elle ait les mêmes caractères spectroscopiques.
L urohémaline ne paraît être qu’un mélange d’hématoporphyrine avec une matière speclroscopiquement semblable à l'urobiline; l’hématoporphyroïdine doit être également considérée comme de l’hématoporphyrine mélangée avec un peu d’urobilinoïdine.
Mac Munn a trouvé son uroliématine dans le rhumatisme et la maladie d’Addison, dans la péricardite et une fois dans l'hémoglobinurie paroxysmale. Le Nobel en a constaté la présence daus le rhumatisme, dans deux cas de cirrhose du foie, enfin dans une pneumonie croupale.
Baumstark (6) a trouvé, dans l’urine d’un malade atteint de pempliigus lépreux compliqué de lèpre viscérale, deux matières colorantes nouvelles qu'il a pu isoler, analyser et caractériser; ce sont I’urorubrohïsmatine C68H01AzsFe2Oîo etl’uROFuscohématine C68H,ueAz8020 ; Huppert proposeles formules plus simples C32H'”>Az1FeOH et C1flH2CAz20° qui montrent, entre les deux corps, une relation analogue à celle de l’hématine par rapport à l’hématoporphyrine. L’urine du malade était, au début, rouge foncé et virait peu à peu au rouge brun, pour devenir brun pur, presque noire, aux approches de la terminaison fatale. L'urine rouge montrait un spectre d'absorption assez semblable à celui de l’hémoglobine oxygénée.
(t) Arch. E. Garrod, Journ. of Physiol., t. XV, p. 188, et Jahr. f. Th., 1893, t. XXIII,
(2) Salkowski, Zeitsch. f. physiol. Ch., t. XV, p. 286-309, 1891.
(3) Jolies, Jarh. f. Th., 1891, t. XXI, p. 429.
(4) Le Nobel, Pflilger’s Archiv, t. XL, p. 509, 1887.
(3) Mac Munn, Jahresber. f. Thierch., 1881, p..2l4, 1883, p. 324.
(0) Baumstark,, Ber. d. chem. Geselsch., t. VII, p. 1170, 1874.
b. Matières colorantes de la bile
contact de l’ai partie, et même en totalité, par les
La matière colorante de la bile fraîche est une : la bilirubine, de laquelle dérivent, par oxydation et hydratation, la biliverdine, la bilifuscine, la biliprasine et, à des degrés plus avancés, la bilieyanine et la eholétéline. Les deux premières seules sont absolument dépourvues de bandes d’absorption.
Présence dans l’urine. - L’urine normale humaine est absolument exempte de pigments biliaires, ce qui se conçoit, étant donnée la haute toxicité de la biliru bilie (Bouchard et Tapret, de Bruin); on les trouve, au contraire, dans l’urine du chien.
Ce n’est que quand un obstacle s’oppose pendant un certain temps à l'écoulement normal de la bile vers l’intestin qu’elle peut arriver jusqu’à l’urine I a bilirubine paraît seule exister dans l’urine ictérique fraîche, les dérivés se for mant aux dépens de la bilirubine dans l’urine abandonnée Ces pigments peuvent être entraînés sédiments urinaires.
Heynsius a observé une seule fois, dans une urine ictérique, le spectre de la cholecyamne ; .1 croit avec Campbell que la eholétéline se trouve fréquemment dans 1 urine de l’ictère, alors que d’autres biologistes prétendent n’avoir décelé a cote ou a la place des pigments biliaires, que l’urobiline dont les caractères spectroscopiques sont extrêmement rapprochés de ceux de la eholétéline ce éxpliquerait la méprise des premiers. ’ ” 1
Stokvis (I) a décrit une matière réductible dérivée de la bilirubine par l’oxvdalion complète et qu’il a trouvée dans l’urine ictérique, l’urine des malad’" ~ fébriles et celle des animaux affamés.
L’intensité de coloration de l’urine iclérique n’est aucunement en rapport avec sa richesse en bilirubine, qui peut être relativement abondante dans une urine peu colorée. D’ailleurs, la proportion de pigment est toujours très faible Schwanda a trouvé de 2 à VS milligrammes de bilirubine pour les vingt-quatre heures, au maximum 1 milligramme par 100 centimètres cubes d’urine 16
Procédés de recherche, réactions caractéristiques (Analyse chimique des liquides et des tissus de l’organisme, p. 104-107).- L’urobiline, ou plutôt l’urin bilieuse, traitée avec précaution par une solution d’acide chromique à S n inn donne, par agitation, une très belle coloration verte relativement stable et d’u intensité maxima, virant au rouge brun par addition d'un excès d’acide- i* teinte verte est sans mélange des autres couleurs que donne l’acide azofi'™. & fumant (Rosenbach) (2). I(*Ue
(1) Stokvis, Centralbl. f d. med. Wissensch 1872, p. 3.
(2) Kosenbach, Deulsch. med. Wochensch , 1892, n" 17.
MATIÈRES COLORANTES PRÉEXISTANTES
Conditions d’apparition dans les urines
Les éléments de la bile étant fabriqués de toutes pièces dans le foie (voir p. 671), on conçoit que le sang et burine n’en contiennent pas dans les conditions normales; mais qu’un obstacle quelconque vienne s’opposer à la perméabilité du caual cholédoque qui dirige le flux biliaire vers l’intestin (inflammation du duodénum, calculs biliaires, tumeur de la veine porte, du pancréas), des canaux ou des canalicules biliaires dans l’intérieur du foie (catarrhe du foie, prolifération interstitielle dans l’empoisonnement par le phosphore, œdème de la capsule de Glisson, stase et compression veineuse), il en résulte un excès de pression en amont, en suite duquel la bile résorbée par les lymphatiques est déversée dans la circulation générale par le canal thoracique. Lépine prétend même que, par suite d’un excès de pression, elle peut passer directement dans le sang. Une fois dans le sang, elle est transportée à tous les tissus qu’elle colore en jaune, et même, chez la femme enceinte, aux tissus du fœtus, et passe dans les diverses sécrétions, mais tout spécialement dans l’urine qui présente les caractères de l’urine ictérique très rapidement après le début de la résorption biliaire. C’est là 1 ictère mécanique ou hépatogène, que, plus exactement, on devrait nommer ictère biJirubinique, dans lequel l’élimination des éléments de la bile par le rein détermine souvent des lésions secondaires de l’organe d’excrétion manifestées par la présence de l’albumine, de cylindres urinaires de coloration jaune uniforme ou contenant de petits grains de pigment, etc.
Fellz et Rilter (t) ont étudié les conséquences de l'injection intra-veineuse de bile fraîche, chez les animaux. Jamais ils n’ont obtenu d’ictère; et tandis qu’une injection modérée faisait apparaître dans l’urine un peu de pigment additionné d’albumine et, dans certains cas, d'hémoglobine provenant de la dissolution des globules rouges par les sels biliaires, une injection très copieuse n'était suivie d’aucune excrétion de pigments mais de tous les signes caractéristiques d’une dissolution des globules sanguins et de troubles de la circulation rénale. L’injection de la matière colorante biliaire pure, en solution faiblement alcaline, élait suivie de son élimination par les reins et s’accompagnait, à haute dose seulement, d'un ictère extrêmement faible. Ce résultat est en désaccord avec celui qu a obtenu Tarchanoff (1), confirmé ensuite par Vossius, en opérant sur un chien muni d’une fistule biliaire; il observa que la bile qui s'en écoulait était plus riche en pigments qu’à l’ordinaire et que l’urine en était absolument exempte, ce qui tendrait à prouver que la présence des matières colorantes de la bile dans l’urine n’est sans doute que la conséquence d’une stase de la bile.
Dans des conditions spéciales, la bilirubine, que l’on voit passer dans l’urine, peut avoir une origine autre que le foie ; ainsi, toutes les causes qui provoquent la
(1) Feltz et Ritter, C. fl. Acad, des Sc., 18 mai 1874 et 2 mars 1873, et Journ. de l'Anat. et de la Physiol. de Ilobin, juillet 1871 et janv. 1876.
(1) Tarchanoff, Pflügers Archiv , t. IX, p. 332. 1874 ; — Vossius, Areh. f. e.rp. Pathol, u. Pharm ,t, II, p. 446, 1879 ; — voir aussi Kunkel, Virchov's Arch., t. LXX1X, p. 463, 1880.
destruction des globules sanguins, telles que injection veineuse des sels biliaires d'ammoniaque, de grandes quantités d’eau (Frerichs, Kuhne, Hermann), empoisonnement par le phosphore, l’hydrogène arsénié (Hilger, Feltz et Ritter)' aussi bien que l’injection directe d’une solution d’hémoglobine (Tarchanoff Kiiline), déterminent l’apparition de la matière colorante de la bile dans l’urine, c’est-à-dire un ictère chimique ou hématogène caractérisé (sauf le cas d’injection des acides de la bile) par l’absence des sels biliaires dans l’urine et la présence fréquente de la méthémoglobine ; Hoppe-Seyler a, d’ailleurs, presque toujours rencontré de la bilirubine dans les urines qui contiennent de la méthémoglobine en dissolution, ce. qui prouve bien les relations intimes, quoique très obscures, qui existent entre les deux corps, matière colorante du sang et pigment biliaire.
C’est à cette seconde variété d’ictère chimique, dans lequel la bilirubine se forme probablement en dehors du foie qui ne présente pas de lésion appréciable et où le trajet de la bile ne paraît aucunement gêné, que l’on doit rattacher l’urine ictérique de certaines maladies infectieuses, telles que le typhus la pyohémie, les fièvres intermittentes.
Outre sa présence en dissolution dans le liquide urinaire, la bilirubine peut s’y trouver à l’état cristallisé : ainsi dans l’urine de nouveau-nés atteints d’ictère septique (Birsch-Ilirschfeld), dans l’ictère chronique par thrombrose de la veine porte où elle était accompagnée d’acides gras solides, et dans l'atrophie jaune aiguë du foie chez un enfant (Rosenheim); c’est elle sans doute qui constituait les cristaux de prétendue hématoïdine observés dans la néphrite gravide (Leyden) dans l’atrophie granuleuse ou la dégénérescence amyloïde des reins, la néphrite scarlatineuse, l’iléotyphus, l’ictère avec carcinome du foie (Fritz).