MATIÈRES COLORANTES DÉRIVÉES DE CIIROMOGÈNES
ment émises et dues encore à des pigments liumiques dont on doit à Udranszki une étude spéciale (p. 929) ; mais il s’agit, cette fois, de dérivés analogues non préexistants dans l’urine.
Préparation. — L’urine réduite au sixième, par évaporation, est additionnée de
d’acide chlorhydrique concentré, abandonnée au repos pendant quarante-
huit heures k l’air, pHis filtrée; le liquide bouilli pendant plusieurs heures (de 2 à 18) abandonne une poudre noire qu’on lave à l’eau d’abord froide, puis bouillante, à l’alcool, à l’éther; on la dissout dans trois à quatre volumes de lessive de soude, décante le liquide clair, la reprécipite par l’acide sulfurique, la lave encore, et sèche le produit final dans le vide sur l’acide sulfurique.
Propriétés. — La matière humique ainsi extraite de l’urine normale forme des lamelles brillantes et fragiles, brun noir, insolubles ou très peu solubles dans l’eau, l’alcool, l'éther, le chloroforme, les acides étendus et même concentrés, très solubles dans l’alcool amylique et tous les alcalis, ainsi que dans l'acide azotique concentré contenant un peu d’acide nitreux (coloration rouge fugace) ; les solutions ne montrent aucune bande d’absorption. La chaleur la décompose sans volatilisation, avec dégagement d’une odeur d’acide formique, et laisse, après la calcination, une trace de cendres exemptes de fer. Par la fusion potassique, elle donne de l’ammoniaque, les acides gras en CI 2 3 4 5,C*,C'* et d’autres très élevés dans la série, les acides oxalique et protocatéchique, de la pyrocatéchine et de l’acide hymatomélanique. Sa composition centésimale, un peu variable suivant son origine (urine normale, urine diabétique, mélange de solutions de glucose et d’urée), est la suivante :