‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 2)Chapitre 58 sur 722 · PROPRIÉTÉS ET COMPOSITION DE LA SALIVE PAROTIDIENNE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS ET COMPOSITION DE LA SALIVE PAROTIDIENNE

La salive parotidienne de l’homme est un liquide incolore, limpide, inodore, très mobile, non filant; il ne renferme, en effet, ni mucine, ni aucun élément morphologique. Sa réaction est nettement alcaline; mais dans l’abstinence, les premières gouttes peuvent devenir neutres et même légèrement acides, le reste du liquide reprenant plus tard son alcalinité (Ordenstein) ; ce que Oehl a attribué à un dégagement d’acide carbonique libre auquel serait due l’acidité primitive du liquide qui, en effet, laisse se former ensuite, au contact de l’air, un précipité de carbonate de chaux cristallin.

La densité de la salive parotidienne, très faible à cause du peu d’éléments fixes qu’elle tient en dissolution (de 5,71 à 6,16 p. 1000), est en moyenne de 1006,1 à 1008,8 chez l’homme (Hoppe-Seyler) ; elle varie chez le chien de 1004 à 1007, et chez le cheval de 1005,1 à 1007,4.

Chauffée à l’ébullition, la salive parotidienne devient louche et laisse se déposer un léger précipité floconneux d’albumine coagulée qui entraîne un peu de carbonate de chaux, tandis qu’il se dégage de l’acide carbonique. Le liquide alcalin filtré, neutralisé exactement par l’acide acétique, abandonne un nouveau précipité de matière albuminoïde. Cette albumine contenue primitivement dans la salive se précipite encore en partie, soit qu'on neutralise le liquide à froid par 1 acide acétique, soit qu’on y fasse passer un courant d’acide carbonique; elle se rapproche donc de la caséine ou plutôt de l’albuminate alcalin.

L’addition progressive, mais très ménagée, de chlorure ferrique développe, dans la salive parotidienne, d’abord un précipité blanc grisâtre, combinaison métallique de la matière albuminoïde, puis une coloration rouge sang due à la présence du sulfocyanate de potassium que renferme en petite quantité la salive humaine, mais dont serait exempte la salive parotidienne du cheval (Lehmann) et celle du chien (Hoppe-Seyler). CEhl dit avoir toujours trouvé ce sulfocyanate

dans la salive parotidienne de l’iiomme, du chien, du chat, du lapin et du mouton ; pour ce dernier animal, le résultat est contesté par Brettel.

La salive parotidienne de l’homme renferme de la ptyaline (Ordenstein), diastase qui n’existerait pas chez tous les animaux, par exemple chez le chat le chien; tandis qu’on a constaté que la salive ou l’extrait aqueux de la parotide du cochon d’Inde et du lapin saccharifie bien l’amidon.

Voici quelques analyses de salive parotidienne :

Composition de la salive parotidienne,

PODR 1.000 PARTIES

HOMME

CHIEN

(Mitscherlichi

Enfant de trois ans :

fistule

(Hoppe-Seyler)

CHEVAL

(Lehmann)

(Bidder

et Schmidt)

(Hertig)

Ptyaline .

Extrait alcoolique .

Débris d’épithéliums et sels . .

l Mi

Sulfocyanate de potassium . .

Chlorures de sodium et de potassium.) Carbonate de calcium .... j

Sel alcalin à acide eras . . 1

La salive analysée par Mitscherlich avait une densité de 1006 à 1008- Jacuho W.«ch a obtenu le chiffre de tooi avec i,, pour ,000 de matériaux 8«s “ n" un antre échantillon; enün Oehl a trouvé 0,03 de sullbcyanatodepot.asium Zs la salive parotidienne de l’homme. s

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