IL PRINCIPES INSOLUBLES DANS L’EAU
Phosphate tribasiaue de sodium . . 93 199
Chlorures de potassium et de sodium. . 61,930 Sulfate de sodium . 9 315
Phosphate de calcium . )
Phosphate de magnésium . j 5,509
E. Gaz de la salive.
On ne connaît pas la composition des gaz de la salive mixte. Les seules recherches de Pflüger, faites au moyen de la pompe pneumatique à mercure, ont. porté sur le flux de la glande sous-maxillaire, provoqué chez les chiens par l’excitation de la corde du tympan, et lui ont fourni les chiffres qui suivent, calculés pour O degré et 1 mètre de pression :
Composition des gaz de la salive sous-maxillaire du chien.
, on le voit, acide carbonique qui constitue la presque totalité des contenus dans la salive. En comparant la proportion de cet acide combiné L bases et qui n est déplacée dans le vide qu’après addition d’un acide avec celi» que le vide extrait directement, on est conduit à admettre que la salive ne ferme guère que de l’acide carbonique combiné ou demi-combiné rW ■ T' uniquement à l’état de bicarbonates et de carbonates neutres D’ailleurs ’ i ,-6 mté de la salive, chez le chien, ne change pas, même après une très , exposition à l’air (Kemmerich). Ion«ue
Maintenant que nous connaissons la composition et les propriétés de la r mixte, nous allons passer en revue les diverses sécrétions buccales an.’ „ tuent ce liquide par leur mélange. 1 consti-
B. SALIVE PAROTIDIENNE.
d. OBTENTION DE LA SALIVE.
Les glandes parotidiennes, les plus volumineuses des glandes salivaires dé icrsent dans la bouche, par le canal de Stenon, un flux salivaire à peu’nrès continu, mais qui subit de notables augmentations, non seulement au moment des repas, mais encore sous des influences diverses. Bien que le calibre de ce canal excreteur soit étroit, on peut introduire dans son orifice, placé à l’intérieurdes joues au niveau du collet de la deuxième grosse molaire supérieure une-
parotMienne.qU'°n * dem6Ure * ^ °" recueille la «live-
Cl Bernard appliquait sur l’orifice du canal de Stenon le pavillon évasé dont était armee 1 extrémité recourbée d’une seringue, et aspirait lentement la salive a mesure qu’elle était sécrétée.
Les glandes parotidiennes de certains animaux et notamment des herbivores (moutons, chevaux) étant très volumineuses, on peut se procurer leur salive en pratiquant des fistules salivaires qu’on munit d’une canule communiquant avec le dehors.
Enfin, on peut profiter quelquefois, comme l’a fait Mitscherlich, de fistules salivaires établies accidentellement chez certains malades.
La sécrétion parotidienne est suractivée par la vue seule ou par l’odeur des.
DIGESTION. — SAUVE PAROTIDIENNE.
aliments; il suffit de présenter du foin à un cheval pour que la fistule salivaire, établie antérieurement, fournisse abondamment par la canule. Les mouvements de mastication, le chatouillement de la langue ou du palais par une barbe de plume, l’action de vapeurs d’éther ou de l’acide acétique sur la muqueuse buccale, les excitations électriques de la langue et des joues, l’excitation électro-faradique des nerfs moteurs de la parotide en particulier, du bout périphérique du petit nerf pétreux superficiel, branche de la corde du tympan (CI. Bernard), sont également très efficaces; tandis que les alcalins, les épices, même les plus forts comme le poivre rouge, le sucre, n’ont qu’un effet insignifiant. C’est la sécrétion parotidienne qui prédomine au moment des repas.
La salive parotidienne des carnivores est très peu abondante, 80 à 100 grammes en vingt-quatre heures; tandis que les herbivores donnent une quantité considérable de liquide, ce qui peut tenir à l’état d’humidité bien différent sous lequel se présentent les aliments dans les deux espèces, et ce qui confirme l’utilité incontestable de la sécrétion salivaire dans la mastication et la préparation du bol alimentaire.