GÉNÉRALITÉS
On réunit sous le nom de sérosités, non seulement les liquides des cavité.s séreuses proprement dites, mais aussi toutes les transsudations qui passent au travers des capillaires sanguins sans lésions préalables de leurs parois, et qui se trouvent disséminées soit dans les cavités, soit dans le parenchyme des organes, soit encore à la surface des corps (sérosités proprement dites, sérum sanguin, exsudats, liquides des kystes, phlyctènes, larmes, transsudations de l'intcstin, etc.). Elles doivent à leur origine commune, le plasma du sang, sinon une identité complète, du moins une grande analogie; et, bien que ces liquides soient sous la dépendance de l’activité des cellules des organes dans lesquels ils se produisent, qu’ils soient mélangés à du sang ou exposés à des altérations spéciales, leur constitution chimique n’est généralement influencée qu’au point de vue des proportions relatives de leurs éléments constituants (de 1 à 80 p. 100 d'albumine, par exemple); dans ce cas, la même méthode analytique peut leur être appliquée.
Propriétés physiques. —• Les sérosités sont en général faiblement alcalines, très souvent limpides, transparentes, à peine jaunâtres, et présentent quelquefois une fluorescence blanchâtre; d’autrefois elles sont épaisses, visqueuses, filantes, suivant les proportions de mucine et de paralbumine qu’elles renferment, et alors, souvent colorées en jaune ou jaune verdâtre, rarement rougeâtre. Elles peuvent être troublées par des coagulums de fibrine, par des globules sanguins, des corpuscules de pus, des cellules épithéliales, des globules gras (liquide lactescent de l’ascite chyleuse), et de la cholestérine. Leur saveur est d’ordinaire un peu fade et salée. Leur densité est en général plus faible que celle du séruni sanguin (1005 à 1030).
Principes constitutifs des sérosités. — Les éléments que l’analyse doit rechercher dans les sérosités sont de deux sortes. Les uns proviennent du sérum sanguin et leur présence est à peu près constante; ce sont : l’eau, la sérine, les globulines, les graisses, les savons, la cholestérine, les matières extractives, les sels minéraux, enfin les gaz. Les autres n’apparaissent pour la plupart que dans les transsudations pathologiques et comprennent : la paralbumine et la métalbumine, la caséine ou les albuminates alcalins et la myosine (?) (dans les kystes do l’ovaire et les tumeurs thyrodiennes), la syntonine (?) (hydrothorax), la vitelline (?)