COLORATION
On apprécie la coloration de l’urine filtrée, en la comparant, sous une épaisseur de 12 à 13 centimètres, avec les neuf teintes du tableau de Vogel obtenues par des mélanges en proportion variable de gomme-gutte, de laque carminée et de bleu de Prusse. Ces teintes sont réparties dans les trois groupes suivants :
1“ Urines jaunâtres. 1) jaune pâle.
2) jaune clair.
3) jaune.
2“ Urines rougeâtres. 4) jaune rouge.
5) rouge jaune.
6) rouge.
3“ Urines brunes, foncées . . 7) rouge brun.
8) brun rouge.
9) noir brun.
5i ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — GARNIER ET SCHLAGDENHAÜFFEN.
La couleur normale correspond au n" 3; les urines diluées, nerveuses, anémiques et glucosuriques ont les teintes t et 2; les urines concentrées et riches en urates (fièvre, goutte, rhumatisme) ont les n”' 4 et 5; les teintes 6, 7, 8 et 9 appartiennent aux urines à matières colorantes anormales (sang, bile), etc., ou émises à la suite de l’ingestion de certains médicaments qui leur communiquent des teinles brun foncé (bois de campêche, café fort, térébenthine), vert olive foncé ou vert noirâtre (acide phénique, goudron, kairine, feuilles de raisin d ours, hydroquinone, naphtaline), ou rouge plus ou moins vif (fuchsine).
L’appareil de M. A. Gautier (1), qui détermine l'épaisseur de l’urine sous laquelle disparaît la différence de coloration de deux bandes de papier vert et bleu pâle, n’est pas à recommander; il ne renseigne aucunement sur la valeur absolue de la teinte.