‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 3)Chapitre 86 sur 206 · ANALYSE DU SANG · texte numérisé non relu

ANALYSE DU SANG

GÉNÉRALITÉS

I.e sang est forme d'une partie liquide, le plasma, dans lequel sont tenus en suspension des éléments figurés, globules rouges, globules blancs ou leucocytes et hématoblastcs de Haycm.

Il n’existe actuellement aucun procédé de séparation ni d'analyse des globules blancs et des hématoblastes, bien que, par suite de leur moindre pesanteur spécifique, les premiers s'accumulent de préférence dans la partie supérieure du caillot sanguin (couenne inflammatoire).

Tandis que l’analyse du plasma sanguin est relativement facile, il n’en est plus de même de celle des glolnües rouges. En effet, on les obtient intacts, mais imprégnés de sérum quand on les laisse se déposer dans le sang défibriné, abandonné au repos. Si l'on recourt à l’addition de solutions salines pour faciliter leur séparation, ils éprouvent des changements dans leur forme et très probablement aussi dans leur constitution chimique, par suite de phcnomcnes d’osmose. D’autre part, il est très difficile, sinon impossible d’arriver à séparer les globules par le filtre, à cause de l’élasticité et de la souplesse de leur enveloppe (!) qui les fait passer à travers les porcs les plus ténus, même quand leur substance a été. durcie par le contact de solutions salines.

Enfin, l’addition de la plus petite quantité d’eau au sang suffît pour altérer les globules et produire un passage de la matière colorante dans le sérum; aussi doit-on, pour éviter un dépôt d’eau de condensation, sur les parois du vase dans lequel on recueille le sang au sortir de la veine, n’employer que des vases chauffés au préalable à 37-39° et les remplir autant que possible.

La coagulation du sang commence quelques minutes après sa sortie dos vaisseaux; elle est accélérée par la chaleur, le contact de l’oxygène (battage), la dilution du sang (hémorrhagie, hydrurie) ou l’addition de petites quantités de sel. Elle est retardée par la présence d’un excès d’acide carbonique (sang veineux) par le froid, considérablement ralentie par l’addition de solutions salines telles que les sulfates de soude ou de magnésie et razotalc de potassium, enfin complètement empêchée par l’addition de chlorure do sodium ou de potassium concentré ou par l’acide acétique en certaine proportion.

Les globules rouges présentent une composition assez simple. Pour les isoler du sérum, on mélange le sang défibriné avec neuf fois son volume d’eau additionnée de I volume de chlorure de sodium saturé et on laisse reposer au frais

Page 1