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LE SÉRUM ET LA FIBRINE

§ I. Le sÉriu.M.

On a indiqué plus haut comment le sérum sanguin procède du sang total et comment on peut l’obtenir aussi exempt que possible des éléments qui forment le caillot (I).

Le sérum est un liquide albumineux d’une consistance un peu visqueuse, d’une saveur salée. Sa couleur est d’un jaune plus ou moins foncé, jaune pâle chez l’homme avec une légère pointe de vert, d’un jaune ambré franc chez le cheval. Le sérum est ordinairement limpide: mais, après un repas riche en graisse, il peut être opalescent ou même laiteux. Sa densité qui varie, chez, l’homme, entre 1027 et 1032, est en moyenne 1028. Sa réaction est plus fortement alcaline que celle du plasma sanguin dont il provient.

Le sérum sanguin renferme un certain nombre de matières organiques et minérales qui doivent être considérées commodes éléments constants; d’autres, au contraire, sont des substances étrangères accidentellement introduites dans le torreni sanguin par la surface intestinale, et que l’organisme dirige ensuite vers les émonctoires naturels. Parmi les premières figurent : des matières albuminoïdes, de la cholestérine, de la lécithine, du glucose, et sans doute encore d’autres substances réductrices, des graisses, des sels, des savons, de l’urée, de l’acide urique, de la créatine, des corps du groupe xanlhique, une matière colorante jaune, et des sels minéraux. Les secondes sont infiniment variées : ce sont oubien des médicaments ou des substances accidentellement introduites par l’alimentalion et dont l’énumération est sans intérêt, ou des produits de l’altération même des éléments du sang, comme par exemple de l’oxyhémogloblne ou de la méthémoglobine provenant de la destruction du globule. Enfin, le sérum contient des gaz dont l’étude sera faite avec celle de la respiration.

fl) Voy. p. 6.

LES MATIÈRES ALBÜMIA'OIDES DU SÉRUM.

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