I. LES MATIÈRES ALBUMINOÏDES DU SÉRUM
Dès 1839, Denis a fait voir que le sérum sanguin contient deux matières albuminoïdes, la « fibrine dissoute », qui paraît être la sérumglobuline des auteurs actuels, et la « sérine », plus généralement appelée aujourd’hui sérum-albumine.
Il précipitait la première en saturant le sérum sanguin de sulfate de magnésium, et la seconde en ajoutant au liquide filtré du sulfate de sodium (1). En dehors de ces deux substances, la présence d’aucune autre matière albuminoïde n’a pu êlre constatée avec certitude dans le sérum sanguin, bien qu’on ait successivement affirmé l’existence d’un alcali-albumine ou d’une caséine, d’une albumine particulière distincte de la sérum-albumine, etc... (voy. p. 109 et 110), et finalement nos connaissances actuelles sur cette question si controversée, et encombrée d’une nomenclature si touffue (2), s’insèrent encore sans effort dans le cadre tracé il y a 40 ans par le médecin de Commercy.
Ajoutons que plusieurs auteurs, notamment Halliburton, rangent le ferment de la fibrine parmi les matières albuminoïdes du sérum.