‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e sectionChapitre 6 sur 273 · Sa7ig défibriné et fibrine · texte numérisé non relu

Sa7ig défibriné et fibrine

Lorsqu’au lieu d’abandonner le sang à la coagulation spontanée, on le bat avec la main ou avec un faisceau de fils de platine ou de baleines, la fibrine s’attache à l’agitateur et peut être retirée du liquide sous la forme d’une masse filamenteuse, fortement colorée en rouge par suite de l’emprisonnement d’une partie des globules rouges. Si l’on fait passer le liquide restant à travers un linge, de façon à retenir les débris de fibrine qui ont pu se détacher de l’agitateur, on obtient un liquide tout à fait semblable par son aspect extérieur au sang primitif :c’est le sang dé/î6rt?iê. D’autre part, la fibrine enfermée dans un nouet de linge et lavée sous un courant d’eau, peut être obtenue tout à fait blanche et identique à celle que fournit le lavage du caillot.

Enfin, ce sang défibriné, abandonné au repos subit une séparation analogue à celle que nous a présentée le sang total. Au bout de trois jours, les globules n’occupent plus que les 3/b environ de la hauteur totale (pour du sang d’homme), et l’on peut décanter une grande partie du sérum. L’emploi d’un appareil à force centrifuge rend cette séparation plus rapide encore.

Les matériaux qui constituent le sang se séparent donc par le fait de la coagulation en divers groupes de substances, que nous étudierons successivement. Revenant ensuite au phénomène de la coagulation, nous essayerons de pénétrer le mécanisme de ce phénomène et de reconstituer le sang total avec les propriétés qu’il possédait au sortir de la veine. Nous terminerons enfin en considérant le sang dans ses variations physiologiques, et dans ses altérations pathologiques. Il résulte de là, pour le présent livre, le plan suivant :

(1) Arthus, Thèse de la Faculté des Sciences. Paris, 1890, p. 21.

(2) Le mécanisme très particulier de cette action des oxalatcs et des fluorures, et qui diffère complètement du mode d’action des sels cités plus haut, sera étudié en détail plus loin, h propos de la coagulation du sang. On donnera en même temps quelques indications relatives à d’autres sortes de plasmas.

ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE. — LAMBLING.

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