C‘H*C1*0*=CH*C1.CH*.CC1*CH
L aldéhyde trichlorobutyrique dorme par oxydation un acide trichlorobutyrique très stable; car il n'est altéré à froid ni par la poudre de zinc, en présence de l'eau, ni par une ébullition prolongée avec une solution saturée d'ioduredc potassium dans de l'eau alcoolisée. Traité par une solution aqueuse d’hydroxylamine, suivant la méthode de Meyer, cet acide ne fait la double décomposition ni à froid ni à chaud et ne donne naissance, dans aucun cas, à un dérivé azoté.
Lorsqu'on abandonne à elle-même une solution de trichlorobutyrate de soude, ou constate quelle s’acidifie de plus en plus et qu’il y a formation de chlorure de sodium ; en saturant l'acide, non avec le carbonate de sodium, mais avec le carbonate d’argent, il se forme rapidement du chlorure d'argent, et le soluté filtré abandonne à l'éther un liquide huileux, insoluble dans la soude froide, soluble dans l’eau de baryte bouillante, partiellement cristallisable, bouillant vers 210°-250°. Ce nouveau corps, qui n'a pas encore été isolé h l'état de pureté, parait être uu dichlorobutyrolactone.
Enfin, en chauffant à l’ébullition, pendant quatre jours, l'acide trichlorobutyrique avec 100 fois son poids d’eau, on lui enlève tout son chlore à l’état d'acide chlorhydrique, et on obtient finalement un acide ayant pour formule C 8 11 6 0 8 :
CmiH)* + 2H‘0‘=511CI -+- cw,
en atomes,
i;‘ii # 0‘=ciimcip.co.cüdi.
liNimOl'ÉDIK CHIMIQUE.
ConiltinuUoii de l’aldChydc |inruxyl>enzoï<|iic avec le p-naphtol 1 .
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On sait que les aldéhydes aromatiques s’unissent aux phénols pour engendrer des produits de condensation. Trzcinski a repris celte élude et a fait connaître quelques faits nouveaux, notamment l’action qu'exerce le p-naphlol sur l'aldéhyde paroxybenzoïque.
5 p. de cet aldéhyde sont-elles mélangées à 12 p. de p-napthol, avec addition de 50 p. d’acide sulfurique concentré, le mélange s'échauffe, devient violet foncé, puis rouge, après deux ou trois heures de chauffe au bain-marie; pendant cette opération, il ne se dégage que de faibles quantités d'acide sulfureux. Traité par l'eau, la masse laisse déposer des flocons jaunes, confusément cristallisés, constituant un acide qu'on transforme à 1 ébullition, avec du carbonate de calcium, en un sel de calcium très soluble dans l’eau chaude. Après plusieurs cristallisations, on décompose ce sel par l’acide chlorhydrique, qui se combine avec l’acide mis en liberté, et on chasse l’acide chlorhydrique à 120°-i30°.
Le corps ainsi obtenu, que Trzcinski nomme acide mélinoine-lrisulfonique, a
pour
formule
en atomes,
11 est assez soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool absolu; il se dissout avec une belle fluorescence verte dans les acides sulfurique et azotique concentrés ; l’ébullition avec ce dernier ne l’altère pas. Attaqué par la poudre de zinc, en solution alcaline, il fournit un produit de réduction que l'acide chlorhydrique précipite à l'état dé beaux prismes, d'un rouge brun, facilement oxydables à 1 air.
C'est un acide fort, que l'acide acétique ne sépare pas de ses sels. Les combinaisons avec les alcalis et les bases alcalino-terreuses cristallisent en fines aiguilles qui sont solubles dans l’eau.
L’acide mélinoïne-trisulfonique s'obtient également en partant de l'essence d’amandes amères. A cet effet, 10 p. d'aldéhyde benzoïque et 20 p. de p-napthol sont dissoutes à chaud dans 1 p. d’alcool et on ajoute peu à peu au mélange 6 p. d'acide sulfurique concentré ; le liquide entre en ébullition et finit par se prendre en une masse cristalline, qu’on lave à l’alcool et qu’on sèche à 100°. Ce produit, déjà obtenu par Baeyer, qui lui attribue la formule C c8 ll a0 0“, est introduit peu à peu dans 4 p. d’acide sulfurique concentré; on chauffe d’abord à 100°, puisa 200°, température à laquelle il se produit un vif dégagement d’acide sulfureux ; on précipite enfin par l'eau l’acide mélinoïne-trisulfonique.
Abstraction faite des groupes sulfonés, le p-naphtol réagit sur l’aldéhyde paroxybeuzoïque d’après l'équation suivante :