‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. AldéhydesChapitre 22 sur 151 · Schmidt, Société chimique, t. XIV, p. 35U · texte numérisé non relu

Schmidt, Société chimique, t. XIV, p. 35U

CAMPHRES.

Le pouvoir rotatoire diminue avec la dilution.

Le camphre de patchouli fond à 55° (Gai), à 59" (de Montgolfier), bout régulièrement à 296° (Gai). Sa densité, prise à 405, est égale à 1,051.

Il est insoluble dans l’eau, soluble dans l'alcool et dans l’éther.

Son soluté alcoolique, en présence de l’acide chlorhydrique se dédouble en eau et en carbure L’acide acétique cristallisable produit à chaud le même dédou¬

blement, et le même effet est obtenu à froid par l’anhydride acétique. Il en résulte un carbure d’hydrogène lévogyre, le patchoulène, qui a pour densité 0,946 à zéro et qui bout à 252-255°, sous la pression de 745 millimètres. (De Montgolfier.)

Camphre de Lédon.

Formules) ' ' '

( Atom ....

L’étude de ce corps a été reprise en 1882 par Collan et Hjelt. On le retire du lédon (Ledum palustre), qui croît en abondance dans les marais de la Finlande, par distillation avec de l’eau.

Les cristaux, qui se déposent dans l’huile essentielle, sont à peu près sans odeur lorsqu’on les purifie par cristallisation dans l’alcool. Ils fondent à 101° et se subliment en longues aiguilles; leur densité de vapeur a été trouvée égale à 12,35 (Théorie, 13,02).

Ce corps ne parait, du reste, présenter aucune analogie avec les camphres proprement dits.

Camphre de Matico.

Formules I ^ uiv ’ ( Atom .

. Les feuilles de matico (Piper angmtifolium) fournissent environ 2,7 pour 100 d’une huile éthérée qui passe à la distillation vers 200°. Le résidu de la distillation laisse déposer des cristaux de camphre de matico, signalés pour la première fois en 1874 par Flückiger. Ces cristaux, qui appartiennent au système hexagonal, sont faiblement biréfrigents et lévogyres; mais Hintze attribue cette dernière propriété à une impureté.

Les échantillons fournis par Flückiger à Kügler possédaient l’odeur et la saveur des feuilles de matico, mais ils perdaient ces caractères par la purification. Après plusieurs cristallisations, afin d’éliminer une matière résineuse jaune restant dans les eaux mères, le point de fusion, primitivement compris entre 89 et 103°, se fixait invariablement à 94°.

A la manière du camphre ordinaire, le camphre de mntico exécute sur l’eau des mouvements giratoires. Il se dissout aisément dans l’alcool, l’éther, le chloroforme, la benzine, la ligroïne.

Il est inattaquable par la potasse aqueuse. Au contact du gaz chlorhydrique sec ou de l’acide sulfurique concentré, il donne une coloration violet foncé, qui vire au bleu et devient finalement verte. Lorsqu’on reprend par l’éther le produit Hc la réaction, on obtient des cristaux bruns, qui présentent une fluorescence verte et qui possèdent une odeur éthérée spéciale. Le mélange nitro-sulfurique produit une coloration jaune, puis violette et enfin d’un bleu magnifique.

La densité de vapeur n’a pu être déterminée, car, sous l’influence de la chaleur le camphre se sublime en aiguilles blanches, accompagnées de gouttelettes hui leuses qui sont un indice de la décomposition partielle de la substance.

Le corps, desséché à 60°, donne à l’analyse des chiffres qui conduisent à la formule C n H îo O’, ce qui en fait un deuxième homologue supérieur du camphre ordinaire ; peut-être le camphre de matico n’est-il qu'un dérivé éthylique C‘H 4 (C ,0 H , «im ou un dérivé diméthylique G , H ! ^G s H , (C“H 1,l O , )].

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