‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. AldéhydesChapitre 52 sur 151 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

CUJ1N0NS, G Sn ll 2n-16 0* et C în H !o-18 0*

QUINONS C s4 H 8 0 4 .

On connaît actuellement trois dérivés quinoniques répondant à cette formule : 1° Le tétrabromodiphénylquinon, C i4 H 4 Br*0 4 ;

2° Le tétrachlorodipliénylquinon, C ,4 tI 4 Cl 4 0 4 ;

3° Le tétraoxydiphénoquinon, G* 4 11 8 0 1S .

\ ° Tétrabromodiphénylquinon.

Le diphénol, C !4 H'“0 4 , donne des produits d’oxydation qui varient suivant la nature des agents oxydants. On obtient un résultat plus satisfaisant lorsqu’on prend pour point de départ le diphénol tétrabromé, C* 4 lI»Br 4 0 4 . (Magatti.)

Ce dérivé s’obtient en ajoutant du brome à une solution de diphénol dans de l’acide acétique cristallisable, tant que la décoloration se produit. Arrivé à ce terme, on chauffe pendant quelques instants au bain-manc : par le refroidissement, il se dépose des cristaux que l’on comprime dans du papier buvard et q ue on purifie par cristallisation dans l’alcool. On obtient ainsi de longues aiguiU es de diphénol tétrabromé, fusibles à 264», peu solubles dans l’alcool, l’éther, l acide acétique, insolubles dans l'eau, mais facilement solubles dans les lessives

alcalines. , , .

L’acide azotique fumant donne avec ce dérive tétrabromé un produit d oxydation constant. A cet effet, on dissout 3 p. de diphénol tétrabromé dans 3 p. d’acide acétique cristallisable, on ajoute quelques gouttes d’acnle azotique fumant et on chauffe à 95» environ; le soluté, devenu rouge, dépose par le refroidissement des

cristaux de tétrabromodiphénylquinon.

Ces cristaux sont d’un brun foncé par transparence et d’un bleu d’acier par réflexion. Ils ne fondent pas, brûlent difficilement sur une lame de platine. U s S3

QUINONS. 625

dissolvent dans l’acide sulfurique concentré avec une coloration violette et l’eau en précipite un corps couleur rouge brique.

L’acide sulfureux, par réduction, ramène le tétrabromodiphénylquinon à l’état de phénol tétrabromé.

2° Tétrachlorodiphénylquinon. *

Le chlore agit sur le diphénol à la manière du brome.

Le dérivé tétrachloré s’obtient en faisant passer un courant de chlore dans une solution acétique de diphénol. Les cristaux qui se forment au sein de cette solution sont repris par l'alcool, qui les laisse déposer sous forme de fines aiguilles transparentes, fusibles à 255°, ayant pour composition C !4 H S C1 4 0*.

Oxydé comme précédemment, ce dérivé tétrachloré perd une molécule d'hydrogène et se transforme en tétrachlorodiphénylquinon.

Ce quinon tétrachloré ne fond pas. 11 est insoluble dans les dissolvants ordinaires; l’acide sulfurique concentré le dissout avec une coloration rouge sang, qui disparaît un peu au-dessus de 100° ; en même temps, il se dépose un corps cristallisé en fines aiguilles incolores. Le diphénol tétrabromé donne la même réaction avec l’acide sulfurique.

5° TélraoKydiphénylquinon.

Formules

( Équiv.

( Atom.

C l *ll 8 0 6 =C w H*(0H ) 4 0*

Ce dérivé a été obtenu par Siebermann et Burg 1 .

QUINONS C !6 H 8 0*.

1° FLÜOnÉSOQDINOS.

Ce corps a été obtenu par Barbier en oxydant le fluorène par l’acide chromiquc : C*°II 10 -+- 30* =11*0* + C S8 H 8 0\

Pour le préparer, on dissout séparément le fluorène et l’acide chromique dans de l’acide acétique cristallisable, en employant les proportions suivantes :

Carbure. 15 grammes.

Acide chromique. . . 30 —

Chaque corps étant dissous dans 4 à 5 fois son poids d'acide acétique.

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