Hermann, Même recueil, p
eu ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
Le dioxynaphtoquinon se comporte comme une matière colorante : il tient les mordants d’alumine en violet; les mordants de fer en bleu foncé; la soie en violet brun. Toutes ces teintures sont bon teint.
Diehl et Merz ont décrit un dérivé diacétylé que l’on obtient par l’action de l’anhydride acétique, à la température de 100°.
Le diméthyl-dioxynaphtoquinon, C 20 H a 0 4 (C 4 H‘0 4 ) a , en atomes G 10 H 4 (0.C a H 5 0) a 0 a ,
cristallise dans l’alcool bouillant en petites écailles brunes.
Traité par l’étain et l’acide chlorhydrique, il fournit une solution incolore, contenant sans doute de la tétraoxynaphtaline, C 2 “H 8 0 s .
L’acide nitrique étendu le transforme en acide phtalique, ce qui n’arrive pas avec l’isomère suivant.
2° p -dioxynaphtoquinon (naphtazarine).
La naphtazarine est une matière colorante qui a été obtenue par Houssin (1860) en réduisant à 200° la dinitronaphtaline par un mélange d’acide sulfurique et de zinc. C’est Kopp qui lui a donné ce nom pour le distinguer de l’alizarine, avec laquelle on l’avait confondue tout d’abord.
En 1870, Liebermann a donné sa véritable formule et l’a considérée comme un dioxynaphtoquinon, reproduisant la naphtaline par la poudre de zinc. Enfin, vers la même époque. Aguiar et Bacyer ont démontré qu’elle dérive de l'a-dinitronaphfalinc, fusible à 214°.
Pour la préparer, on chauffe à 200° un mélange de 400 p. d’acide sulfurique ordinaire et 40 grammes d’acide fumant ; on ajoute alors 12 h 15 grammes de zinc granulé, de manière à ce que la température ne dépasse pas 200". Après une heure d’action, on verse le liquide dans 10 fois son volume d’eau, on filtre à chaud et on purifie par sublimation les cristaux qui se déposent par le refroidissement.
On obtient d’ailleurs de la naphtazarine par l’action seule de l’acide sulfurique à 200“ sur la dinitronaphtaline, sans l’emploi de la poudre de zinc ; seulement l’opération est un peu longue. (Aguiar et Graebe.)
Le p-naphtoquinon cristallise en aiguilles rouges, volatilisables au-dessus de 215°, sous forme de vapeurs jaunes qui se déposent en aiguilles cristallines d’un rouge très foncé. Il est peu soluble dans l’alcool, l’éther, une solution bouillante d'alun ; sa solution alcoolique est violette. A chaud, il se dissout assez bien dans l’acide sulfurique étendu, mais il s’en sépare sous forme d’une gelée rouge et les eaux mères restent fortement colorées en violet. Il se dissout également dans les alcalis caustiques ou carbonates avec une couleur bleu violet. La solution ammoniacale donne des précipités pourpres avec les sels de baryum et de calcium, à la manière de l’alizarine ; mais elle précipite l’alun et l’acétate de plomb en violet plus ou moins bleuâtre.
11 teint les mordants de fer en gris plus ou moins verdâtre; ceux de l’alumine en violet ; ses teintures se dégradent dans le bain de savon bouillant et finissent même par disparaître.
La solution de naphtazarine est très stable et ne s’altère pas, même en présence de l’acide sulfurique ; mais si on l’abandonne au contact de l'air et d’un excès d’am-
QUINONS. 015
moniaque, elle passe peu à peu au brun et laisse déposer une poudre noire, qui se dissout en bleu dans l’alcool et qui vire au rouge sous l’influence des acides.
TRIOXVNAPHTOQUlîtOX'.
t Équiv. . . . C ,0 H 6 0 10 “lcsUtom. . . C 10 H 6 0 s =(0H) 3 C ,0 H’O.
11 se forme en chauffant à 200° la naphtazarine avec de l’acide sulfurique ; aussi l’obtient-on comme produit secondaire dans la préparation de cette matière colorante :
La naphtazarine brute renferme le trioxynaphtoquinon à l’état d’un produit noir, à peine soluble dans l'eau bouillante et difficile à séparer par sublimation. Après des traitements à l’eau bouillante et à l’acide sulfurique concentré pour enlever la naphtazarine, le résidu noir est dissous dans les alcalis, puis précipité par l’acide chlorhydrique.
Qu’il soit obtenu directement ou à l’aide de la naphtazarine, le trioxynaphtoquinon est un corps amorphe, rougeâtre, à éclat métallique, soluble en bleu dans les alcalis, insoluble dans les dissolvants ordinaires, excepté dans un mélange d’acide acétique glacial et d’alcool, qui en prend une petite quantité. Il est réduit par la poussière de zinc et ramené à l’état de naphtaline.
Dans quelques opérations, l’action de l’acide sulfurique va plus loin, car il semble se former un mélange de trioxynaphtoquinon et de tétroxynaphtoquinon, C a0 II 0 O‘*. (Aguiar et Baeyer.)
p-NAPHTOQUINON.
C Equiv. . . . C ,0 H 6 O*
FOm “' e ’ \ Atom. . . CW = (»4
11 a été obtenu par Stenhouze et Groves en attaquant par l’acide, chromique l’amido-p-naphtol. Il a été ensuite préparé par .lacobson en oxydant le chlorhydrate d’amido-S-naphlol, dérivé du nitro-fl-acétonaphtalide, par un mélange de dichromate de potassium et d’acide sulfurique.
De son côté, Siebermann l’a préparé en mélangeant Vorange de $-naphlol avec trois fois son poids de chlorure d'étain et en chauffant le tout à une douce chaleur avec de l’acide chlorhydrique; il se forme une bouillie cristalline, incolore, qui est
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE, une combinaison d’amidonaphtol et d’étain ; on le décompose par l’acide chlorhydrique, on transforme l’amidonaplilol en chlorhydrate que l’on décompose par la soude. L’amidonaphtol ainsi formé est identique avec celui de Jacobson, et aussi avec celui de Stenhouse et Groves : il fournit par oxydation du (3-naphtoquinon.
Pour préparer le p-naphtoquinon, on dissout 1,8 p. d’amidonaphtol dans 6 p. d'acide sulfurique étendu (1 vol. d’acide concentré pour 2 vol. d’eau). On verse cette solution dans un soluté de 3 p. de dichromate de potassium et de 20 p. d’eau : le quinon, qui se précipite, est purifié par cristallisation.
11 cristallise dans l'éther en petites aiguilles rouges, inodores, ; dans la benzine bouillante, en lamelles orangées. Il se distingue de son isomère par sa couleur et par une solubilité moindre dans les dissolvants.
Les corps réducteurs, comme l’acide sulfureux, l'acide iodhydrique, le transformant en fi-hydronaphtoquinon, corps qui cristallise en feuillets argentins, solubles daus les alcalis avec une coloration jaune, devenant verte au contact de l’air.
Chauffé graduellement, il brunit vers 110-115°, se ramollit, puis noircit, à tel point qu’il est impossible de déterminer exactement son point de fusion.
Traité par l’acide nitrique bouillant, il se convertit en acide phtalique.
Avec l’aniline, il donne de Y anilidonaphtoquinon ; en présence d’un excès de cette base, du dianilidonaphtoquinon.
Les atomistes admettent que, dans la formation du fhnaphtoquinon, la substitution de l'oxygène à l’hydrogène se fait dans le même noyau benzinique, conformément au schéma suivant :
hc\/ c\/ cil
Cil CII
Dérivés du ^-Xuphtoquinnn.
Nitro-p-Naphloquirum.
Formules
Équiv. . . .
Atom....
C s0 H 5 (Az0‘)0* C 10 H 5 (Az0 4 )0*.
11 se prépare en chauffant au bain-marie un mélange de 10 p. de [3-naphtoquinon et de 72 p. d’acide nitrique d’une densité de 1,20. Par le refroidissement, il se dépose des cristaux écarlates, que l’on purifie par plusieurs cristallisations dans la benzine bouillante, puis, finalement, dans une petite quantité d’acide acétique cristallisable.
Les cristaux, qui rappellent ceux de l'acide chromique, sont insolubles dans le sulfure de carbone et l’essence de pétrole, légèrement dans l’éther, encore mieux dans la benzine et l’alcool bouillants, mais surtout dans l'acide acétique bouillant ;
QUINONS. 617
l’eau et l’acide acétique étendu n’en prennent que de petites quantités. 11 fond à 158°. (Stenhouse et Groves).
Traité par l'acide iodhydrique et le phosphore, il fournit de grandes tables rouges, constituant sans doute le nitro et l’amido-hydroquinon correspondants.
Il donne de l'acide phtalique à l’oxydation.
L’alcool l’altère à l’ébullition et l’acide sulfurique ne le dissout qu’en le décomposant.
Anilidonaphtoquinon.
Formules
Équiv. . . . C 5 *H* , AzO*
/Oa
Atom. . . . C'WAzO* = 0Hp.C ,0 ll 5 ( |
\(Az.C'H 5 )o
Syn. : p-naphtoquinonanilide.
Ce dérivé a été obtenu par Liebermann et Jacobson en mélangeant une dissolution alcoolique concentrée de 1 p. de fl-naphtoquinon avec une solution alcoolique de 1,5 p. d’aniline :
C*°H , 0*-t-C ,i Il T Az = C«H“AzO* +- H*.
Il se produit en même temps la combinaison hydroquinonique correspondante ; celle-ci reste dissoute, s’oxyde au contact de l'air et fournit une nouvelle quantité de p-naphtoquinonanilide. (Zincke.)
11 cristallise en aiguilles rouges, fusibles à 240°, sublimables, mais en décomposant partiellement. 11 est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool, la benzine et le toluène, un peu mieux à chaud dans l’acide acétique cristallisable et surtout dans l’acide sulfurique. Avec l’acide chlorhydrique, il engendre un sel jaune, décomposable par l’èau.
Sous l’influence d'une ébullition prolongée, les acides le dédoublent en aniline et en oxy-ct-naphtoquinon :
C 5l H 1, AzO v -j- H’O* = C'WAz -t- C M H«0«.
Avec l’acide acétique, vers 140-150°, il donne encore de l'oxy-a-naphtoquinon. ce qui équivaut encore à transformer le dérivé p en dérivé a. Le même dédoublement s’opère à chaud avec l’alcool sulfurique, l’éther bromhydrique, ou encore en traitant par le chlorure acétique le sel argentique C M H‘°AgAz0‘. (Zincke.)
Liebermann a contirmé cette transformation de la modification p en la modification a sous l’influence de l’acide acétique. Il admet qu'elle s'opère en deux phases : dans la première, l’acide acétique dédouble l'aniline en oxynaphtoquinon et acétate d’aniline :
C»H“AzO* -4- C‘H*0‘ -+- H’O* = CMW.C'H’Az + C“H«0«.
Dans la seconde, la réaction inverse a lieu, l’acétate réagissant sur l'oxynaphtoquinon avec production d'a-naphtoquinonanilide.
Avec l’acide acétique, ces deux phases se produisent simultanément; mais la première est facilement mise en évidence avec l’acide chlorhydrique, car on peut alors isoler le produit intermédiaire, l’a-oxynaphtoquinon ; or, ce dernier, traité par l'acétale d’aniline, engendre l’a-quinonanilide, fusible à 191°, insoluble à froid dans les alcalis.
A l'ébullition, la soude dédouble la modification a en aniline et en oxynaphtoquinon, réaction qui ne s’observe pas avec la variété p, laquelle ne donne que les produits de décomposition de l’oxynaphtoquinon, ce dernier étant plus sensible à l'action des alcalis que l’anilide ^ elle-même. (Liebermann.)
L’anilidonaphtoquinon, en solution sulfocarbonique, fournit avec le brome un produit d’addition; l’acide sulfureux n’a pas d’action sur lui, même à chaud.
11 se distingue de son isomère a par sa solubilité à froid dans les alcalis ; en outre, il présente les caractères d'un acide faible, mais ses combinaisons métalliques sont difficiles à préparer à l’état de pureté.
Les sels alcalins sont solubles dans l’eau et dans l’alcool, insolubles dans les lessives alcalines.
Le sel de baryum, C r,, II‘°BaAzÜ\ est peu soluble dans l’eau ; il cristallise dans l’alcool en aiguilles rouges.
Le sel de calcium présente les mêmes caractères.
Le sel de plomb est un précipité rouge brun, insoluble dans l’alcool.
Le sel de zinc se dépose en fines aiguilles, lorsqu’on ajoute de l’eau à sa solution alcoolique.
Le sel de mercure est en lamelles brunes, brillantes. Il est basique, comme les deux sels précédents.
Le sel d'argent est insoluble dans l’eau et dans l’alcool. Il sert à préparer les dérivés éthérés.
Pour préparer ces derniers, il suffit de faire réagir l’iodure ou le bromure alcoolique sur la combinaison argentique. On peut aussi faire bouillir, avec un léger excès de bromure, l’anilide p, dissoute dans l’alcool, avec du sodium. (Zincke.)
L’éther méthylique, C 3 *H ,3 AzO‘ = C , H 3 (C 3 *Il 11 AzO*), en atomes
C"H ,3 AzO* = CH 3 .C << H ,0 AzO*,
cristallise en aiguilles jaunes, fusibles à 150-151°, assez solubles dans l’alcool et dans l’éther.
L’éther éthylique, C i H‘((? !! fl"AzÛ*) est sous forme de grands prismes rouges, brillants, transparents, fusibles à 104°. Il est soluble dans l’alcool bouillant, l’éther, la benzine, le chloroforme.
Bouilli avec de l’acide chlorhydrique, il donne de l'oxynaphtoquinon et des aiguilles fusibles à 106°.
L’éther propy ligue, C 6 H 6 (C !! H 1I Az0‘), ressemble au précédent. Il fonda 103-104°.
L’éther isopropylique est en cristaux jaunes, volumineux, solubles dans l’alcool bouillant et dans l'éther. Il fond à 99-100°.
Les alcalis résinifient ces éthers, sans les saponifier.
L’acide acétique les dissout et le soluté, qui prend rapidement une coloration rouge, renferme alors un peu d'aniline a et de p-dianilide.
Avec l’acide sulfurique, la dissolution s’opère également à chaud. En étendant
QUINONS. 619
ensuite l’eau, on obtient avec l’éther éthylique des aiguilles jaunes, fusibles à 105°, mais pas d’anilide-p, ce qui s’observe au contraire avec l’éther isopropyliquc ; ce dernier, bouilli avec de l'acide chlorhydrique, fournit des aiguilles jaunes, fusibles à 111-113°. Les composés ainsi produits ne paraissent pas être des éthers de l’oxynaphtoquinon.
L’acide azoteux donne avec le quinonanilide-|i des résultats intéressants, qui ont été signalés par Zincke.
Lorsqu'on fait passer un courant de gaz azoteux dans de l'alcool tenant de l’anilide-p en suspension, il y a peu à peu dissolution, et si l’on arrête le courant avant que la dissolution soit complète, il se dépose lentement des aiguilles blanches ou jaunâtres, dépôt qui est favorisé par l’acide azotique, ou l’acide acétique. En continuant le courant gazeux, le soluté s’échauffe, entre en ébullition et laisse déposer un composé cristallin rouge.
La combinaison blanche est peu stable. La chaleur lui fait perdre les éléments de l'alcool et la transforme dans le corps rouge; il en est de même lorsqu’on essaye de la faire cristalliser dans l’acide acétique ; mais on peut la faire cristalliser dans l'alcool.
La combinaison rouge est très stable. Elle est peu soluble dans l’alcool et dans la benzine ; les acides azotique et sulfurique concentrés la dissolvent sans l’altérer ; il en est de même de l’acide acétique bouillant, qui l’abandonne par refroidissement sous forme de longues aiguilles rouges, fusibles à 245°. L'acide chromique agit sur le soluté acétique en produisant un corps fusible à 196-197°, tandis que les agents réducteurs engendrent un composé bleu.
L’ammoniaque et le carbonate de sodium sont sans action. La potasse la dissout d’abord, puis la transforme en un composé cristallin jaune , qui se dépose dans l’alcool en petites aiguilles jaune de soufre, fusibles à 207°.
La combinaison bleue , qui s’obtient facilement en chauffant le corps rouge avec un bisulfite alcalin jusqu’à dissolution, puis précipitant par l’acide sulfurique, est soluble dans l’acide acétique bouillant, peu soluble dans l'alcool, l’éther et la benzine.
Elle joue le rôle d’une base faible, car ses sels sont peu stables. Le chlorhydrate cristallise en petites aiguilles foncées.
Elle fournit par l’action de l’anhydride acétique bouillant un dérivé acétylé, fusible à 215° et cristallisant dans l’alcool en lamelles dorées.
La combinaison rouge paraît résulter de la substitution de AzO* à H et renfermer C M H 1 °(Az0 2 )AzO* ; le corps blanc qu’on obtient d’abord contenant de l’alcool en plus.
Le corps bleu représente le dérivé amidé correspondant, C 5! H 10 (AzH 2 )ÀzO\ Il fournit par oxydation un composé jaune rouge, qui cristallise dans l’acide acétique en lamelles ou en aiguilles fusibles à 275°, et dont la composition se rapproche de la formule C 32 H°(AzIl)AzO». (Zincke.)
Dianilido-naphtoquinon.
F l Kquiv. . . C u H“Az»O s / 0
‘ ‘’jAloni. . . C“H*«AzO — (AzII.C»ll > )p.C'»H‘ N '(AzG«H s )«
11 prend naissance lorsque l’on, fait bouillir une solution alcoolique de (J-naphtoquinon avec un excès d’aniline. Il se forme encore en faisant bouillir avec de l’aniline une solution acétique de dérivé éthéré de l’oxynaplitoquinon, ou d’oximidonaphtol (Zincke), ou enfin de chlorhydrate de diimidonaphtol (Goës).
11 fond à 179-180°, se dissout dans l’acide acétique, qu’il colore en violet, en formant un acétate décomposable par l’eau. Il est insoluble dans une lessive de soude, ce qui le différencie et permet de le séparer de l'anilidonaphtoquinon. Avec les agents réducteurs, il fournit des combinaisons incolores, qui rougissent à l’air.
Ses sels sont noirs ou violacés, solubles dans l’alcool, dédoublables par l’eau en acide et en dianilidonaphtoquinon.
Le chlorhydrate, C**H w Az*0*.HCl, est en lamelles qui se dissolvent dans l’alcool avec une coloration violette.
11 se combine au chlorure de zinc pour former des lamelles noirâtres, décomposâmes par l’alcool.
L iodhydrate, C w H M Az’0*.llI, est en petites aiguilles noirâtres, très stables.
Éthylanihdonaphloquinon.
Formules $ ^ U ' V ’ ( Atom.
C**H ,s AzO*
C 18 H ls AzO* = Az(C , H s )(C 9 H 5 )(C 10 H s O ! .
Dérivé obtenu par Elsbach en chauffant le [i-nuphtoquinon avec une solution alcoolique d’éthvlaniline. Par le refroidissement, il se dépose, au bout de quelque temps, des aiguilles rouges sombres, fusibles à 165°, insolubles dans la soude, solubles dans l’acide sulfurique, avec une coloration jaune.
Avec l’acide chlorhydrique étendu, à l’ébullition, on reproduit l’éthylaniline et de l’oxynaphtoquinon.
Toluinaphtoquinon.
Formules \ j^ UIV ’
( Atom . . .
O‘ll ,s Az0* / O
C"H ,s AzO* = 01I.C*°H S N Az(C 7 H 7 ).
On obtient Vorlho-loluinaphloqitinon en chauffant pendant quelques instants le
j5-naphtoquinon avec de l’ortho-toluidine en solution alcoolique. Par le refroidissement, il se dépose des aiguilles rouges, fusibles à 240°, solubles en rouge dans l'acide sulfurique, en jaune dans les alcalis, décomposables par l’acide chlorhydrique en oxynaphtoquinon et ortho-toluidine. (Elsbach.)
Le para-toluinaphtoquinon se prépare en faisant bouillir avec un peu d’alcool 1 p. de (5-naphtoquinon avec 2 p. de para-toluidine.
Il est en aiguilles rouges, fusibles à 246°, solubles dans l'acide acétique cristallisable et l’acide sulfurique avec une coloration rouge, ainsi que dans les lessives alcalines étendues.
A 150°, l’acide chlorhydrique le dédouble en para-toluidine et oxynaphtoquinon.
L 'éther éthylique correspondant fond à 132-155°.
Le nilroso-toluidonaphtoquinon est en longues aiguilles rouges qui fondent à 240-245°.
D’après Zincke et llrauns, les éthers du naphtoquino-toluide-p se préparent en faisant réagir les iodures alcooliques sur la combinaison argentique.
L'éther mélhylique, C**H ,! (C 2 H s )AzO\ se dépose dans l’alcool en cristaux d’un rouge clair, fusibles à 150°.
L’éther éthylique est en gros cristaux rouges, qui fondent à 155-137°, tandis que l’éther isopropylique fond à 137-159°.
L’acide acétique bouillant transforme ces derniers en diloluide, tandis que l’acide chlorhydrique, par une action suffisamment prolongée, engendre de l’oxynaphtoquinon. L’acide nitrique les dissout et l’eau précipite des dérivés qui peuvent cristalliser; par exemple, celui qui correspond à l’éther éthylique fond à 177-179°.
L’acide azoteux agit sur le naphtoquinotoluide comme sur l’aniline. Le produit de la réaction, effectuée en présence de l'acide acétique et de l’alcool, cristallise dans l’acide acétique en petites aiguilles rouges ; avec l’alcool seul, on obtient une combinaison alcoolique cristallisée, incolore, dédoublable par la chaleur et qu’on peut d’ailleurs former directement au moyen des deux composants.
Le corps rouge, qui paraît être un dérivé nitrosé résultant d'une double molécule de toluide, a pour composition C e8 ll 22 Az l 0 12 . Les agents réducteurs, de préférence le bisulfite de sodium, le transforment en une dérivé bleu, par suite de la substitution à 4 équivalents d’oxygène d'une quantité équivalente d’hydrogène.
Le corps bleu , C“H 26 Az'0 8 , est soluble dans l’alcool et forme une combinaison acétique, décomposable par l’eau. Il se combine avec les acides pour former des dérivés rouges, inaltérables dans l'alcool; avec les alcalis, on obtient des sels verts, insolubles dans l'alcool.
Il donne avec l’anhydride acétique un dérivé tétracétylé, précipitable par l’eau, cristallisable dans l'alcool, fusible à 190-191°. L’oxydation par l’acide nitrique fait apparaître un corps orangé, cristallisable dans l’acide acétique, fusible à 260-265°, ayant pour formule C**H M À8*0*.
Le corps nitrosé se dissout à chaud dans la soude, puis laisse déposer presque aussitôt un dérivé jaune, cristallisable dans l’alcool, fusible à 224°, inattaquable par l’acide chromique. Ce corps est converti par le bisulfite de potassium bouillant en un produit très instable, qui régénère à l'air le produit jaune. Ce dernier renferme l’azote et l’hydrogène dans le rapport de Az 5 : O 4 . (Zincke et Brauns.)
Dinaphtyldiquinon.
Formule» j^“ V '
Lorsqu’on chauffe vers 50° le (ï-naphtoquinon avec un acide minéral, comme l’acide sulfurique étendu de 2 vol. d’eau, il se précipite par une addition d’eau un corps analogue au quinhydron, le dinaphtylquinhydron, C 40 H 12 0 8 .
C’est une poudre rouge, insoluble dans l’eau, le sulfure de carbone et la ligroïne, à peine dans la benzine, soluble dans l’acide acétique. Cette dernière, d'un rouge brun, est attaquée par l'acide sulfureux; le soluté sulfurique est d’un vert foncé. L’acide iodhydrique le convertit en aiguilles incolores, tandis que les agents oxydants le transforment, au contraire, en dinaphtyldiquinon.
Le dinaphtyldiquinon cristallise en petits prismes orangés, brillants, insolubles dans l’eau, à peine solubles dans les dissolvants ordinaires. C'est un corps très stable, que l’acide nitrique dissout à chaud pour le déposer sans altération par le refroidissement. 11 est également soluble dans l'acide sulfurique concentré.
Les agents réducteurs convertissent ce quinon en dinaphtyldihydroquinon ou dinaphtyldiquinol, C W H"0 8 , en atomes
C w H“0‘ = C*°H‘°(OH)*.
La réduction s’opère en abandonnant pendant 24 heures le quinhydron avec le double, de son volume d’une solution saturée d’acide sulfureux.
Ce nouveau dérivé est formé d’aiguilles incolores, fusibles à 176°, ne se dissolvant facilement que dans l’acide acétique.
On l’a envisagé comme le tétraphenol du dinaphtyle, constituant l’un dos termes d'une nouvelle classe de corps, les diquinols. Le quinon ordinaire et l’«naphtoquinon fournissent des produits analogues de condensation.
Le dinaphtoquinhydron est une combinaison de dinaphtyldihydroquinon et de dinaphtyldiquinon, dernier corps qui prend d’ailleurs naissance sous l’influence du brome, d’après l’équation suivante :
C w H n 0 8 + Br 1 = 2HBr -+- 0 W 1I ,0 0 8 .
$-Naphtoquinon-phénylhydrazine.
Formules I f?""' ' ' ( Atom. . .
C 5, fl ,s Az 2 0 2 .
D’après Zincke, on obtient ce dérivé en ajoutant une solution aqueuse de chlorhydrate de phénylhydrazine à du naphtoquinon, arrosé d’alcool ou d’acide acétique.
QUINOKS. 625
La solution devient rouge, dégage des gaz, puis laisser déposer de petites aiguilles rouges, qu’on purifie par de nouvelles cristallisations dans l’alcool :
C*°I1 8 0* + C»H»Az» = H 1 0*4-C 3 «H»Az*0*.
Ainsi obtenus, ces cristaux fondent à 138°. Ils sont insolubles dans l’eau, solubles dans l’alcool bouillant ; les alcalis et les acides étendus finissent par les dissoudre, mais en contractant des combinaisons.
La solution dans l’acide sulfurique concentré est d’un bleu violet et précipitable par l’eau.
Dans la préparation du p-naphtoquinon-phénylhydrazine, Zincke a vu se former une combinaison cristalline, blanche, dont la nature est encore inconnue.
QUINOKS C“H 1# 0*.
GAÏAQUINON.
Formules
( Équiv.
( Atom.
Lorsqu’on distille la pyrogaïacine dans un courant d’hydrogène, avec de la poudre de zinc, on obtient un produit cristallisé, souillé d’un liquide huileux que l’on sépare par expression. On dissout le produit dans l’éther, on filtre, on chasse l’éther, et on fait bouillir le résidu avec de la potasse pour enlever la pyrogaïacine entraînée. Lorsque la potasse ne se trouble plus par l’acide chlorhydrique, on lave le produit à l’eau chaude, on l’exprime, on le distille et on achève de le purifier par sublimation. On obtient ainsi un carbure d’hydrogène, le gaïacène, qui cristallise en aiguilles brillantes, douées d’une fluorescence bleue, fusibles à 100-101®, ayant pour formule G 2 *!! 1 *.
Oxydé par l’acide chromique, en solution acétique, ce carbure se transforme en gaïaquinon ;
G ! ‘I1 1S + 50» = 11*0* -f-G si H 10 O‘.
Le gaïaquinon se dépose de la solution acétique lorsque celle-ci est additionnée d’eau. Il en reste une certaine quantité que l’on isole, par distillation et extraction au moyen de l’éther, de la substance entraînée par la vapeur d'eau, et que l’on purifie par sublimation.
Le gaïaquinon cristallise par sublimation en aiguilles d’un jaune citron, fusibles à 121-122°, assez solubles dans l'éau, insolubles dans les lessives alcalines et les sulfites alcalins. (Wieser.)
L’histoire de ce ebrps est incomplète.