‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. AldéhydesChapitre 54 sur 151 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ÛUINONS C !n H !n - 2 °0\

Les quinons qui répondent à cette formule sont très importants. C’est parmi eux que vient prendre place l’anthraquinon, qui comprend parmi ses dérivés oxydés l’alizarine et la purpurine.

On a déjà dit que beaucoup de ces corps pouvaient être considérés comme des acétones doubles ou quinons acétoniques. On y rencontre également des cas d’iso mérie nombreux, dont on a essayé de donner des formules rationnelles, comme le phénanthraquinon et l’anthraquinon.

Les atomistes admettent que dans l’anthraquinon,

les deux atomes d'oxygène ont pris la place des deux atomes d’hydrogène reliant entre eux les deux restes benzéniques. Mais ils ne sont plus d’accord sur la f dont ces deux atomes échangent leurs atomicités. En effet, la formule précéd ” peut être écrite, sous ce rapport, de deux manières différentes :

co r -n

co 7 '-(.-O/

La seconde formule rationnelle répond à un diacétone, ce qui est d’accord les propriétés générales de l’anthraquinon.

Pour le phénanthraquinon, on a proposé les formules suivantes, la deuxiè répondant à un dérivé diacétonique : enae

CW.C.O C»H*.CO

c«H*.lii> e (V.co

A la manière de beaucoup de diacétones, le phénanthraquinon se combin bisulfites alcalins. 6 aux

En résumé, les atomistes admettent que dans l’anthraquinon, chaque groupe c boxyle (CO) est lié avec un reste benzénique, tandis que dans le phénanthraqui chacun de ces groupes n’est lié qu'avec un seul reste benzénique. ° n>

QUINONS.

QUINONS C 28 H 8 0‘.

On a décrit quatre corps répondant à cette formule : l'anthraquinon et l’isoanthraquinon, le phénantliraquinon et l’isophénanthraquinon. Le plus important est l'anthraquinon.

ANTIIRAQUINON.

Formules j ® ( l u ' v '

C' 4 H 8 0*=CW Nqq/'C , H*.

Syn. : Oxanlhracène.

Formation.

Ce corps a été entrevu par Laurent en 1855, puis décrit par ce même chimiste, en 1859, sous le nom A'anthracénme. 11 l’a obtenu en soumettant l’anthracène à l’action de l’acide nitrique et en sublimant le produit formé.

La formule de l’anthraquinon a été fixée pour la première fois en 1861 par Anderson, qui a donné à ce corps le nom A'oxanlhracène, nom auquel Liebermann et Graeber ont substitué celui A'anthraquinon. Cette dernière dénomination est peu exacte, car il s’agit d’un quinon acétonique, comme Fittig l’a fait remarquer dès l’année 1875.

L’anthraquinon prend naissance dans plusieurs circonstances :

1° Par l’oxydation de l’anthracène au moyen de l’acide chromique ou d’un mélange de dichromate de potassium et d’acide sulfurique (Graebe et Liebermann); du chlorure de fer ou de cobalt, du nitrate de fer, d’un mélange de peroxyde de manganèse et d’acide sulfurique (Ilenninger). Suivant Claus, une solution alcoolique bouillante d’anthracène laisse déposer des aiguilles d’anthraquinon sous l’influence oxydante du chlore ou.du brome 1 .

\. Clans, Dents. Chem. GeselUch., t. X, p. 925.

2° Dans la distillation du benzoate de chaux, comme produit secondaire de la préparation du benzophénone. Il se dépose en fines aiguilles jaunes sur les cristaux de benzophénone obtenus par cristallisation dans l’éther; on le rencontre surtout dans les parties les plus élevées du benzophénone brut ; on le purifie par cristallisation dans la benzine. Ivékulé et Franchimont, qui ont fait ces observations, admettent que l’anthraquinon résulte d’une déshydratation, suivie d’une condensation d’acide benzoïque, c’est-à-dire provient de l’anhydride benzoïque :

3° Par déshydratation de l’acide benzoyle-benzoïque :

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