‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. AldéhydesChapitre 58 sur 151 · C !8 H'C1 S 0* + 511*0* = 3HC1 + C 48 H · texte numérisé non relu

C !8 H'C1 S 0* + 511*0* = 3HC1 + C 48 H

Tétrachloranthraquinon.

Formules j ^ U * V ‘ ( Atom.

Il prend naissance lorsqu'on chauffe pendant longtemps, vers 200-220°, le dichlorantliraquinon avec 5 à 6 fois son poids de perchlorure de phosphore. Le produit, en partie charbonné, est épuisé par l’acide acétique bouillant et soumis à des cristallisations fractionnées, pour séparer le dérivé trichloré, qui est plus soluble. On achève la purification en sublimant les premiers cristaux. (Diehl.)

Il se sublime en aiguilles jaunes, groupées en barbes déplumé, fusibles à 520-330°. 11 est soluble dans le chloroforme, le toluène, le sulfure de carbone, l’acide acétique bouillant.

La potasse alcoolique ne l’attaque pas à chaud.

Suivant Diehl, on obtient le même corps dans l’oxydation de l'hexachlofanthra* cène par l'acide chromique.

Pentachloranthraquinon.

( Équiv.CTPCIH)*

S ( Atom.C“H 5 C1°0*.

11 se produit comme le précédent, mais en augmentant la proportion de chlorure d’antimoine et en portant la température à 250°. On le purifie de la même manière, puis on le sublime.

On l’obtient plus facilement en oxydant l'heptachloranthracène.

C’est un corps très stable, qui se sublime sans entrer en fusion. Il est peu soluble dans la nitrobenzine, la ligrolne, le chloroforme, le sulfure de carbone.

Chauffé à 270° avec du chlorure d’antimoine, il se dédouble en acide carbonique, perchlorure de carbone et benzine perchloréei

ELCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

Dérive» brome».

Monobromanthraquinon.

„ . l Equiv.C* 8 H 7 BrO*

F °™“ I<,! |aL .CWTBrO 1 .

Deux isomères répondent à cette formule :

1° Orthobromanthraquinun.

Préparé par Pechmann en chauffant à 180° l'acide o-bromo-o-benzoylbenzoïaue avec 30 p. d’acide sulfurique :

CWBrO* = IPÛ 2 + C* 8 H 7 BrO*.

Aiguilles jaunes, sublimables, fusibles à 188°, donnant par la potasse en f us i 0 de l’o-oxyanthraquinon. 11

2° Métabromanthraquinon.

On l’obtient en oxydant par l’acide nitrique et le diehromate de potassium l’anthracène tribromé. (Graebe, Liebermann.)

Il cristallise en aiguilles d’un jaune clair, fusibles à 187°, sublimables D solubles à froid dans l’alcool et dans la benzine, assez solubles à chaud dans e dernière.

Il ne fournit pas par la potasse en fusion le composé hydroxylé correspondu mais bien de l’alizarine : an .

C 18 H 7 BrO* + KIIO* + Il*O s = C ss H 8 0 8 -l- KBr -f-11*.

Dibromanlhraquinun.

Formules j ‘

Cs 8 ll 6 Br*0*

C‘ 4 H 6 Br 2 0*.

1° Orthodibvomanthraquiiron.

Préparé par Graebe et Liebermann en attaquant directement l’anthraquinon le brome. A cet effet, on chauffe, à 160°, 1 p. d’anthraquinon avec 1 p. 1/9*^ brome et un peu d’iode. On lave à la souche le produit de la réaction, pui s o n \ fait cristalliser dans l’acide acétique glacial.

Aiguilles jaunes, fusibles à 256°,5 (Diehl), très peu solubles dans l’alcool, sol u blés dans la benzine et le chloroforme.

La potasse fondante, vers 200°, le convertit en alizarine, accompagnée d’un r> d’anthrapurpurine et de flavopurpurine. "

2° M-Dibromcmthraquinon.

Il a été obtenu par Graebe et Liebermann en chauffant 1 p. d’aulliracène tétrabromé avec 2 p. de dichroinate de potassium et 5 à 6 p. d’acide nitrique incolore. Perkin conseille l’emploi de l’acide chromique, en présence d’une grande quantité d’acide acétique. Lorsque le dégagement de brome a cessé, on étend d’eau, on filtre et on purifie, par cristallisation dans la benzine, la masse jaune qui reste sur le filtre.

Aiguilles jaunes, fusibles à 174-175°, moins solubles dans les dissolvants que l’isomère précédent, donnant seulement de l’alizarine lorsqu’on les chauffe à 250° avec de la potasse caustique :

C“H*Br , 0 + 2KI10* = 2 K Br + C !8 H 8 0 8 .

Tribromanthraquinon.

Formules i ^ U * V ‘

\ Atom. . . .

C ,8 H 5 Br 3 0*

C l4 Il s Br*0*.

On obtient deux dérivés différents suivant que l’on prend pour point de départ le dibromanthraquinon préparé suivant la méthode de Liebermann et Graebe ou le pentabroman thracène.

1° ün chauffe à 250° le dibromanthraquinon avec la quantité théorique de brome et un peu d’iode. On reprend le produit de la réaction par la soude et on le dissout dans l'acide acétique. On peut aussi chauffer l’anthraquinon avec le bromure d’iode, à la température de 275°.

Dans les deux cas, on obtient de petits cristaux sublimables, fusibles à 186°, très solubles dans l’éther, le chloroforme, le sulfure de carbone, la ligroïae et la benzine bouillantes ; l’alcool précipite ces dissolutions. Ils se dissolvent dans l'acide sulfurique concentré et l'eau les précipite de nouveau sans altération. L’acide nitrique les transforme en un dérivé nitré, rouge, soluble dans la benzine.

Avec la potasse, à 140°, on obtient du dibromoxyanthraquinon ; à 180°, de l’alizarine bromée; à 200°, de la purpurine. A une température plus élevée, il y a formation d’oxypurpurine. (Diehl.)

2° Par l'oxydation de l’anthracènc pentabromé, au moyen d’une solution acétique d’acide chromique, Hammerschlag a obtenu un anthraquinon tribromé, fusible à 305°, assez soluble dans les homologues supérieurs de la benzine, dans le chloroforme et le sulfure de carbone, sublimable en longues aiguilles aplaties.

Télrab romanthraquinon.

Formules Sf?”'- | Atom.

C !8 H k Br‘0‘

C“H‘Br*O s .

11 a été préparé par Diehl en faisant agir le brome à la température de 520°,

sur le tribromanthraquinon, fusible à 186°; ou' encore, en oxydant l’hexabromanthracène par l’acide chromique. On le purifie par cristallisation, à la manière du dérivé tribromé.

Il cristallise en aiguilles jaunes, fusibles à 295-500°. Il est très soluble dans le toluène, le chloroforme, le sulfure de carbone, la nitrobenzine. La soude en fusion le transforme en trioxyanthraquinon, que l’acide chlorhydrique sépare de la solution aqueuse.

Suivant Ilammerschlag, on obtient un corps isomérique avec le précédent lorsqu’on oxyde l’anthracène hexabromé avec de l’acide chromique, en solution acétique. Ce dérivé, très peu soluble dans les dissolvants, se dépose dans le sulfure de carbone en petites aiguilles jaunes, sublimables en aiguilles aplaties, qui ne fondent pas encore à 370°, donnant de l'alizarine avec la soude caustique, alors que la théorie indique la formation d’un tétraoxyanthraquinon.

Pentabromanlhraquinon.

Formules 1 ^9 U ' V - ( Atom.

C s8 II=Br , 0‘

C u lI 3 Br 5 0*.

Il ne se forme que difficilement par la bromuration au moyen du bromure d’iode, à la température de 350°. Il est préférable d’oxyder, par une ébullition prolongée, l’heptabromanthracène avec un mélange de bichromate de potassium et d’acide sulfurique.

11 se sublime difficilement, sans fondre, en aiguilles jaunes très légères, solubles dans le sulfure de carbone, le chloroforme, la ligroïne, très peu par contre dans le tohiène, même bouillant.

A 200°, la potasse caustique le change en tétrabromoxy et tribromoxydioxyanthraquinon ; vers 240-250°, en tribromodioxy et dibromotrioxyanthraquinon. (Dieli.)

Dérivés nitrés.

«.—Monottilrantkraquinon.

Formules

Kquiv.

C* s Il 7 (AzO*)O l

C“II 7 (Az0 2 )0*.

On dissout l'anthraquindn dans 10 à 12 fois son poids d'acidé azotique d'uné densité de 1,5. Après une ébullition de 35 à 40 minutes, on verse le tout dans l’eau froide et on lave le précipité floconneux qui se dépose. (Boettger et Petersen.)

Suivant Claus et Iletzel, le dibromanthraeène est vivement attaqué par l’acidè nitrique fumant, d’une densité de 1,49. La réaction étant terminée, si on verse lé

QUINONS. 639

produit dans l’eau, il se sépare de l’anthraquinon mononitré sous forme de flocons jaunes. Mais, pour obtenir ce résultat, il faut opérer à basse température et verser le liquide dans l’eau froide, dès que le dibromanthracène est dissous. Lorsque ces conditions ne sont pas remplies, on obtient un dérivé dinitré.

L’anthraquinon mononitré est une poudre jaune clair, électrique, sublimable en aiguilles d'un jaune pâle, fusibles à 250°. Il est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool et dans l’éther, assez facilement dans l’acide acétique, le chloroforme et la benzine, dernier véhicule qui l’abandonne à l’évaporation en aiguilles prismatiques, clinorhombiques. Son meilleur dissolvant est le chloroforme, qui le laisse déposer en fines aiguilles.

L’acide nitrosulfurique le transforme en a-dinitroanthraquinon ; la potasse fondue, en alizarine.

L’acide sulfurique concentré le dissout et fournit vers 200° un corps qui renferme C 56 H 16 Az s 0 u , après avoir été précipité par l’eau et purifié. C’est une poudre couleur de fleur de pêcher, fusible en un liquide rouge, sublimable vers 240° en aiguilles roses, à peine soluble dans l’eau, facilement dans les autres dissolvants et surtout dans les alcalis. Chauffé avec de la potasse, il dégage de l’ammoniaque. L'acide nitrique le brunit, puis le dissout à l’ébullition avec une coloration jaune; l'eau en précipite un corps nitré, soluble dans les alcalis et donnant de l’alizarine par la fusion avec de la potasse caustique. Boettger et Petersen considèrent ce dérivé comme un imidhydroxylanthraquinon, ayant pour formule atomique :

C»ip 6 Az’ü 1! = C u H 6 0* < JJ Az > C‘*H 6 0 ! .

Ortho-nitra nthraq uinon.

Lorsqu’on ajoute à une solution d’anthraquinon (10 grammes) dans l’acide sulfurique concentré une quantité calculée d’acide azotique (4s r ,5), on obtient un nitranthraquinon différent de celui de Boettger et Petersen. Dans cette opération, le mélange s’échauffe un peu et abandonne bientôt de petits cristaux durs et brillants, dont le dépôt est achevé au bout de 2 ou 3 jours. En versant le mélange dans l’eau, on obtient un précipité blanc, formé de trois produits inégalement solubles dans l’alcool. Le produit intermédiaire, comme solubilité, est remarquable par la beauté de ses cristaux. Le produit brut, lavé à l’eau, est traité par l’éther, qui ne laisse que les cristaux déposés de la solution sulfurique; ils sont presque insolubles dans l’alcool. La solution éthérée est distillée, jusqu’à ce qu’il se sépare des cristaux; les eaux mères, filtrées après refroidissement, renferment le produit le plus soluble dans l’alcool, généralement le plus abondant. Les cristaux déposés dans l’éther, fusibles à 220°, constituent le corps dont la solubilité est intermédiaire.

Ces cristaux, fusibles à 220°, constituent un nitranthraquinon sublimable eu aiguilles prismatiques très brillantes. L’eau donne dans la solution un précipité violet, soluble dans l’alcool. (Roemer.)

Dinitroanthraquinon.

Formas j ^

C^Il^AzO'J’O*

C , *II' , (Az0 , )‘0*.

On en connaît deux modifications, a et fi, ainsi qu’un troisième isomère qui a été décrit par Roemer, sous le nom de diortho-nitranthraquinon.

1° a-Dinitranthraquinon.

On l’obtient directement par la nitration de l’anthraquinon, au moyen d’un mélange d’acide azotique et d’acide sulfurique. Il se forme d’abord de l’acide antliraquinon-disulfonique, que l’acide nitrique convertit en dérivé dinitré.

Pour le préparer, on dissout à chaud 1 p. d’anthraquinon dans 16 p. d’un mé- 1 ange à volumes égaux d'acide sulfurique concentré et d’acide nitrique d’une densité de 1,5. On verse le tout dans une grande quantité d’eau, laquelle précipita d’abondants flocons jaunes.

On peut aussi faire réagir directement l’acide azotique concentré sur l'anthraquinon ou sur son dérivé mononitré; mais l’opération est difficile, car il faut employer de l’acide nitrique d’une densité de 1,52 et prolonger l’ébullition pendant plusieurs heures.

L’a—dinitroanthraquinon est à peine soluble dans l'eau et dans l’éther, un peu plus facilement dans l’alcool et dans la benzine, davantage dans le chloroforme. Il se sépare de ces solutions en petits cristaux grenus, jaunâtres, brunissant par la chaleur en s’agglomérant vers 250°. A une température plus élevée, il se sublime, en se charbonnant partiellement.

Le sulfhydrate de sodium, en solution aqueuse, le transforme en a—diamidoanthraquinon. Avec l’acide sulfurique concentré, il y a formation d'une matière colorante violette, C 28 H 8 Az s 0 8 , le diimidodioxyanthraquinon, corps que l’acide azoteux, en solution éthéro-alcoolique, convertit en un composé renfermant G^IFAzO 10 , probablement un oxyimidodihydroxylanlliraquinon. (Boettger et Petersen.) p—Dinitroanthraquinon (Réactif do Fritzsche).

Il se forme lorsqu’on oxyde l’antbracène au moyen de l’acide nitrique étendu. (Fritzsche, Anderson.)

Pour le préparer, on chauffe à 90° 500 grammes d’acide nitrique d’une densité de 1,38, additionnés de 250 grammes d’eau, on y ajoute 15 grammes d’anthracène, on agite pendant quelque temps et on fait bouillir, tant qu’il se dégage des vapeurs nitreuses. On filtre bouillant, puis on dissout, à l’ébullition, 1 p. du précipité dans 11 p. d'alcool à 95°. Il se dépose bientôt du dinitroanthraquinon, que l’on purifie en passant par sa combinaison avec le clirysène. (Schmidt.)

11 cristallisa en aiguilles jaunes, fusibles à 280°, sublimables en lamelles presque incolores, très peu solubles dans l’alcool, l'éther, le sulfure de carbone, le chloroforme, un peu mieux dans l’acide acétique. Chauffé avec l'acide sulfurique, ii fournit le dérivé C 28 Il 8 Az 2 0 8 .

Il se distingue de son isomère par la facilité avec laquelle ii se combine à la plu-

part des carbures aromatiques, combinaisons qui permettent de caractériser et de purifier un grand nombre de ces carbures, comme le stilbène, l'anthracène, le chrysène, etc.

Le diortho-nitranlhraquinon prend naissance dans la préparation de l’o—nitranthraquinon par l’action de l’acide azotique sur la solution sulfurique d’anlhraquinon. En doublant la proportion d’acide azotique, il se forme en plus grande abondance.

Très peu soluble dans l’alcool et dans l’acide acétique, il se dissout facilement dans la nitrobenzine bouillante, alors que l’o—nitranthraquinon est déjà très soluble à froid dans ce véhicule, ce qui rend la séparation facile.

Il cristallise dans la nitrobenzine et dans le xylène en aiguilles jaunes, fond sans altération au delà de 300° et se sublime en cristaux plumeux. 11 est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool bouillant, l’éther, la benzine, le chloroforme, l’acide sulfurique concentré et froid. La solution sulfurique est jaune et si on la prépare à 100°, il se dépose par le refroidissement de longues aiguilles inaltérées; mais si on chauffe plus fortement, le soluté produit par l’addition de l'eau un précipité pourpre qui constitue une belle matière colorante, soluble en violet dans les alcalis.

Tandis que la potasse bouillante est sans action, l’aniline bouillant engendre un composé qui cristallise dans l’alcool en aiguilles d’un rouge très foncé.

Rœmer admet que son isomère est représenté par le^schéma suivant :

AzO*

AzO'

Par réduction, ce corps fournit un dérivé amidé que l’acide nitreux transforme eu dioxyanthraquinon, identique avec l’antlirarufine.

Bromonitroanthraqu inon .

Formules ( ^ t l uiv f Atom.

C* 8 II 6 13r(AzO*)0*

C“H 8 Br(AzO s )O s .

On l’obtient en faisant bouillir pendant longtemps 1 p. de tétrabromanthracène avec 10 à 12 p. d’acide nitrique fumant. On ajoute de l’eau et on fait cristalliser le précipité dans l'acide nitrique bouillant.

Il cristallise en petites aiguilles blanches, fusibles à 261°, subliinables. Il est peu soluble dans l’alcool, l’éther et le chloroforme.

L’amalgame de sodium, en solution alcoolique, le convertit en a-amidoanthraquinon, le brome étant remplacé par de l’hydrogène, comme cela se présente pour tous les dérivés bromonitrés de l’anthraquinon.

Le tétrabromanthracène parait fournir d’abord, comme produit de nilration, du

nitrodibromanlhraquinon, et ce n’est qu’après une ébullition prolongée que la moitié du brome de ce dernier dérivé est éliminée par 1 acide nitrique. (Claus, Hertel.)

Bromodinitroanthraquinon.

„ , < Équiv. C ,8 H 8 Br(Az0*)*0*

Formules ^ Atom .C^H’Bi^AzO^O».

11 se forme lorsqu’on attaque le tribromanthracène avec un mélange formé de 2 p. d’acide sulfurique fumant et de 5 p. d’acide nitrique. On le purifie par cristallisation dans l’acide acétique cristallisable.

Il est en aiguilles jaunes, fusibles à 215°, peu solubles dans l’alcool et dans l’éther, très facilement dans la benzine et le chloroforme.

Chauffé au-dessus de son point de fusion, il se décompose sans se sublimer. Traité par l’amalgame de sodium, en solution alcoolique, il donne la réaction des quinons. (Claus, Diernfellncr.)

Nitrodibromanlhraquinon.

„ , ( Équiv. C s8 H s Br 3 (Az0‘)0 8

Formules ^ Atom . C“ll 8 Br s (AzO s )O l .

Il s’obtient en faisant bouillir pendant quelques instants de l’anthracène tétrabromé avec de l’acide nitrique concentré et en arrêtant 1 ébullition avant que tout le carbure bromé soit dissous.

Il est en aiguilles jaunes, sublimables, fusibles a 250°, très solubles à chaud dans l’acide acétique cristallisable, fort peu dans l’alcool, 1 elher, le chloroforme.

Traité par l’amalgame de sodium, il se transforme, même à froid, en amidoanthraquinon, fusible à 254». Le zinc et l’acide acétique, l’étain et l’acide chlorhydrique, en réagissant sur une solution acide, réduisent seulement le groupement (AzO*). Avec une solution concentrée de chlorure de zinc, on obtient une masse d'un rouge foncé, qui fournit par sublimation de belles aiguilles, fusibles à 1G9-170. Ce corps, peu soluble dans la plupart des dissolvants, ne possède pas de propriétés basiques; l’amalgame de sodium lui enlève facilement son brome pour le changer en amidoanthraquinon.

Chauffé en vase clos à 100° avec de l’ammoniaque alcoolique, le mtrodibromanthraquinon engendre un dérivé azoique, C 88 II“Br‘Ar0 8 , le tétrabromolétraimidoazo. anthracène.

Ce nouveau dérivé est peu soluble dans l’alcool et dans 1 ether, davantage dans l'acide acétique et dans la benzine. Il se sublime en belles aiguilles d’un rou ge clair, fusibles à 253°; il est insoluble dans l’eau, dans l’alcool et dans les acides étendus. (Claus et Diernfellner.)

QUINONS.

Dinitrodibromoanthraquinon.

v , ( Équiv. C»H»Br*(AzO‘)'0*

Formules [ Atom .C u H*Br*(AzO*)*0«.

Il s’obtient par l’action tl’un mélange de 2 p. d’acide sulfurique et de 3 p. d’acide nitrique sur le tétrabromanthracène. On le purifie par cristallisation dans l'acide acétique glacial.

Il est en petites aiguilles jaunes, fusibles à 239°, très peu solubles dans l’alcool et l'éther, facilement dans la benzine, le chloroforme, surtout à chaud dans l’atide acétique. A 250°, il se décompose sans se sublimer.

En présence de l’alcool, l'amalgame de sodium donne la réaction de l'anthraquinon, puis on obtient facilement du diamidoanthraquinon, fusible à 236°.

L’étain et l’acide chlorhydrique fournissent un corps fusible à 180-183°, cristallisant en aiguilles rouges, non sublimables. (Claus, Diernfellner.)

Dinitrolétrabromanthraquinon.

Formules

Équiv.

Atom.

G M H s Br*(AzO*)*0*

C lt H 1 Br*(AzO*)*0*.

Le tétrabromure de dibromanthracène se dissout à la longue dans 15 à 20 fois son poids d'acide bouillant, d’une densité de 1,49. Il y a formation de deux produits : l’un peu abondant, à peine soluble dans l’alcool, se présentant sous forme d’une poudre jaunâtre; l’autre plus important, soluble dans l'alcool bouillant, qui l’abandonne par le refroidissement à l’état cristallisé; ce dernier constitue l’anthraquinon tétrabromodinitré.

C’est un corps rouge brun, soluble dans la benzine, l’éther, l’acide acétique. 11 fond à 105° et ne peut être sublimé.

Réduit par l'amalgame de sodium, il fournit l'a-diamidoanthraquinon de Boettger et Petersen.

Dérivés azotés.

Amidoanthraquinon.

1 Équiv.C î8 H"Az0‘ = C»H’(AzH‘)0‘

formules j ^.C‘*H*AzO* = C«H*(CO) s C 6 U‘(AzH*).

On a décrit trois isomères répondant à celte formule.

1° a-Monami(loanthraquinon.

Il a été obtenu par Boettger et Petersen en chauffant l’a-nitranthraquinon avec une solution concentrée de sulfhydrate de sodium. La liqueur, d’abord verte, devient violette, puis laisse finalement déposer des llocons rouges. Après une ébullition prolongée, on étend d’eau, on laisse refroidir et on lave le dépôt, qui se sépare.

Suivant Claus et Hertel, il est préférable d’opérer la réduction au moyen de l’amalgame de sodium, en présence de l’alcool. Le soluté alcoolique, aussitôt après l’addition de l’amalgame, prend une couleur rouge intense, qui disparaît par l’agitation au contact de l’air, mais qui devient persistante après l’emploi d’un excès de réactif.

L’a-amidoanthraquinon est une poudre rouge brique, sublimable en aiguilles rhombiques de même couleur, fusibles à 254° (Cl et II), à 256° (B et P). Il est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool et dans l’éther, facilement dans l’éther acétique, le chloroforme, la benzine, l'acide acétique, dernier dissolvant qui l’abandonne à l’état cristallisé.

11 ne paraît pas susceptible de s’unir aux acides. Avec la potasse fondante, il ne donne que très peu d'alizarine.

2° Oriho-amidoanihraquinon.

Il se prépare aisément en faisant réagir sur l’o-nitranthraquinon le sulfure ammonique ou le stannite de potassium (Roemer).

Il est en aiguilles rouges, fusibles à 241°, sublimables en aiguilles d’un rouge foncé. Il est à peu près insoluble dans l’eau, soluble avec une couleur orangée dans l’alcool, l'éther, la benzine, le chloroforme, l’acide acétique.

Le chlorhydrate cristallise de sa solution saturée en aiguilles presque incolores, décomposables par l’eau, qui remet la basé rouge en liberté.

5° lle'la~amidoanthraquinon.

Ce composé, qui a été décrit par Boucard et par Perger, se prépare en chauffant à 180°, pendant 8 heures, l'anthraquinon sulfite de sodium avec de l’ammoniaque à 25 pour 100. Perger conseille de chauffer 2 grammes du sel ammoniacal de l’acidc sulfoné avec 25“ d’ammoniaque concentrée.

Il est peu soluble dans l’alcool, au sein duquel il cristallise en belles aiguilles rouges; la benzine le dissout et l’abandonne en petites aiguilles d’un rouge orangé. Il est insoluble dans l’eau, l’éther, l’ammoniaque et les alcalis.

11 fond à 501-502° et se sublime en belles aiguilles rouges, qui rappellent l’alizarine.

11 forme avec les acides des sels qui sont décomposables par l’eau en amide, qui se précipite en flocons rouges et en acide libre.

Le chlorhydrate est un sel vert clair, soluble dans un excès d’acide.

Le sel double de platine, qui est blanc, est rapidement décomposé par l’eau.

En résumé, la base de Perger ne fond qu’à 302° et donne un dérivé acétylé qui ne fond qu’à 263°; la base de Boettger et Petersen fond à 256°, tandis que celle de Roemer fond à 241°.

En faisant passer de l’acide azoteux dans une solution alcoolique de n-ainidoanthraquinon, la réaction s’opère peu à peu et on observe la formation d’un précipité brun jaunâtre, fusible à 240°. Ce corps semble être un composé azoïque; traité par l’eau bouillante, il donne du m-oxyanthrai^uinon.

QUINONS. 645

Lorsqu'on chauffe la base de Perger avec du phosphore rouge et de l’acide iodhydrique d’une densité do 1,7, on perçoit bientôt l’odeur du dihydrure d’anthracène et il se dépose une masse cristalline d’un rouge foncé; en faisant bouillir cette dernière avec de l'acide chlorhydrique, il se forme par le refroidissement de brillantes lamelles blanches. L'eau décompose ce chlorhydrate, tandis que l’ammoniaque précipite immédiatement la base libre sous forme de beaux cristaux, légèrement solubles dans l’alcool avec une lluoresence verte. Par cristallisation dans l’alcool, on obtient des lamelles jaunâtres, très brillantes, fusibles à 238°, ayant pour formule C 28 H 11 Az. C’est de 1 'anthracylamine, qui prend naissance aux dépens de l’amidoanthraquinon, d’après l’équation suivante :

C S8 Il 7 (AzII ! )0 4 -f- 3II 2 = 2H s O« + C î8 H 9 (AzH*).

Diamidoanthraquinon.

„ . ( Équiv.C* 8 IP°Az 9 0 4 = C M H'(AzH*)*0 4

Formules j A ton) . C 14 IP»Az s O* = C 14 H»(AzIP) s O‘.

1° a-Diamidoanthraquinon (orange d’anthracène).

Il se forme lorsqu’on traite l’a-dinitroanlhraquinon par l’ammoniaque (J. Fischer). On l’obtient encore en attaquant à chaud le même composé par le sulfhydrate de sulfure de sodium, l'étain et l’acide chlorhydrique ou une solution alcaline d'oxyde stanneux (Bœttger et Petersen).

La préparation de cet amide a lieu le plus facilement avec le sulfhydrate de sodium, qui produit à chaud une solution vert-émeraude, au sein de laquelle sc dépose bientôt une poudre rouge cinabre, sc dissolvant dans l’alcool et dans l’éther avec une couleur hyacinthe.

11 est insoluble dans l’essence de pétrole, assez soluble dans le chloroforme, la benzine, le sulfure de carbone; ses meilleurs dissolvants sont l’éther acétique, l’acétone, l’aldéhyde, l'esprit de bois. Il se dissout également dans l’acide sulfurique concentré, mais l’eau le précipite lentement de ces dissolutions.

Il fond à 230° et se sublime déjà à une température inférieure en aiguilles aplaties d’un rouge grenat qui apparaissent sous le microscope, ainsi que celles qui se déposent des solutés, comme de longs prismes droits, probablement rhomboïdaux.

La potasse fondante le transforme en alizarine(B et P), réaction quia été contestée par Liebermann 1 .

Chauffé avec du nitrate mercurique, il se transforme en une poudre violette, soluble dans l'alcool et dans l’éther.

Si au lieu de chauffer la solution verte obtenue par l’action du stannite de potassium, on la traite par l'acide sulfurique étendu, on obtient une matière colorante, sous forme d'un précipité rouge brun, floconneux, se dissolvant dans l’alcool avec une coloration pourpre foncé.

t- Berichle <(er putsch Chetn. fiepellicli., t. IV. p- 236 et 770.

Lorsqu’on fait passer un courant d’acide azoteux dans l'orange d’anthracène, dissous dans l’éther ou l’acétate d’éthyle, il se sépare une poudre violette, assez altérable, se décomposant avec explosion vers 68°, en laissant un résidu charbonneux. L’analyse de ce corps, qui est insoluble dans l’éther, soluble dans l’eau et dans l’alcool, conduit à la formule C S8 H 8 Az*0 8 , sans doute un dioxymidoanthraquinon, formé d’après l’équation suivante :

C e8 Il 6 (AzH s ) ! 0' + 2AzO»H = 2IP0 5 + C a8 ll 8 Az l 0 8 .

La solution chloroformique de cette matière violette précipite par l’acide azoteux un corps brun, détonant par le frottement, renfermant C s8 Il"Az 6 0 ls (Bœttger et Petersen).

2° (i- Diamidoanthraquinon.

Obtenu par Schmidt en faisant bouillir le (3-dinitroanthraquinon avec une solution alcaline de chlorure d’étain *.

Poudre rouge, sublimable en aiguilles, ne fondant pas encore à 500°. Elle est peu soluble dans l’eau, mais facilement dans l’alcool, l’éther, le chloroforme, la benzine, avec une coloration rouge; elle se dissout dans les acides concentrés et l’eau la précipite de nouveau sans altération.

3° o -Diamidoanthraquinon.

Ce corps a été décrit par Perger, qui lui attribue la formule atomique suivante : C 6 H*(CO) ! C 8 H*(AzH , ) s ( [AzH* : AzlP = 1:2]).

On l’obtient en chauffant à 170°, pendant 7 h. environ, 20 grammes d’alizarine avec 160 centigrammes d’ammoniaque, d’une densité de 0,913 :

C 28 H 8 0 8 +■ 2AzH 5 = 2H s O* + C M H 10 Az*0».

C’est un produit bleu indigo, insoluble dans l’ammoniaque, soluble dans l’alcool avec une coloration bleue. 11 devient électrique par le frottement et prend des reflets cuivrés. Par une évaporation lente, sa solution alcoolique laisse déposer des cristaux aiguillés, foncés, solubles sans altération dans les acides acétique et sulfurique; mais tandis que le premier soluté est bleu, le second est brun.

Il est peu stable, car il commence à se décomposer vers 130°. 11 fournit avec l’acide chlorhydrique une combinaison instable, cristallisable en aiguilles rouge brun.

La potasse fondante le transforme en alizarine avec dégagement d’ammoniaque. Avec la potasse aqueuse, la moitié seulement de l’azote s’élimine et il se forme du p-amido-oxyanthraquiuon :

C ,8 H 10 Az s O* + K110’- = AzIP H- C“H e K(AzIl>)0«.

L’acide chlorhydrique bouillant conduit au même résultat.

Lorsqu’on dirige un courant de gaz nitreux dans sa solution alcoolique, on voit cette dernière se colorer successivement en violet, rouge brun, jaune clair : elle contient alors de l’érythro-oxyanthraquinon.

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