‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. AldéhydesChapitre 88 sur 151 · I. OXYPURPURINE · texte numérisé non relu

I. OXYPURPURINE

D’après Diehl, lorsqu'on fond le tribromothranquinon avec de la soude, la réaction se fait en plusieurs phases : on obtient successivement du dibromoxyanthraquinon C ,8 H 8 Br s 0 0 , de la bromalizarine C î8 ll 7 lîr0 8 , enfin de la purpurine C ,8 H 8 0'°.

Le premier de ces produits se forme lorsqu’on traite à 140° le tribromanthra ■ quinon avec 10 p. de son poids de soude et un peu d’eau. A partir de 140°, la masse fondue se colore de plus en plus, et, vers 180°, le produit est surtout con-

stitué par do la bromalizarine ; vers 215°, on obtient de la purpurine, avec un rendement de 75 à 80 pour 100.

En employant la potasse au lieu de la soude, la substitution du brome est plus rapide et elle est complète vers 200°, mais le rendement en purpurine n’est guère que de 60 pour 100, par suite de la formation d'une oxypurpurine, C i8 H*0 ls .

Cette oxydation de la purpurine par la potasse caustique commence vers 210° et se complète vers 240°. La masse fondue se dissout alors dans l'eau avec une couleur rouge brun et son soluté alcoolique donne par les acides un précipité de même couleur. On opère la purification en passant par le dérivé acélylé, qu’on saponifie ensuite à la manière ordinaire.

L’oxypurpurine ne fond pas encore à 290°. Elle se dissout dans les alcalis avec une couleur rouge brun ; elle se dissout également dans l’acide acétique, qui l’abandonne en petits mamelons bruns par une évaporation lente. Elle est à peine soluble dans l’eau et dans l’alcool.

Elle ne teint que faiblement les mordants.

Le dérivé acélylé, qui se forme vers 220° avec l’anhydride acétique, fond au delà de 240° (Diehl).

Page 1