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Pour l’acide eupittonique, voir aux Acides

Pour l’historique détaillé, voir Hofmann, Bulletin de la Société chimique de Paris, t. XXXIV, (1880, t. II), p. 287.

tétréthylique du tétraoxydiphénoquinone. (Voir Ethers des phénols-quinons), (Hofmann.)

ÉTHER TRIÉTHYLIQUE (G4Hi)3ClsH°08 — C»(CiH«08)3.

Longues aiguilles blanches fusibles à 59°. (Hofmann.)

Préparation des éthers éthyliques. — Ces trois éthers prennent simultanément naissance dans la réaction de l’étliylsulfate de potassium sur le pyrogallol en présence de potasse alcoolique.

Voici comment on les prépare et comment on les sépare les uns des autres.

On chauffe en vase clos, à 100°, pendant 24 heures, un mélange de pyrogallol, d’éthylsulfale de potassium et de potasse dissoute dans un grand excès d’alcool.

Pour extraire du produit de la réaction le mélangé de ces dérivés éthylés et les séparer les uns des autres, on sature la liqueur alcaline par l’acide chlorhydrique, on distille l’alcool au bain-marie et l’on épuise le résidu par de l’éther. Il reste après l’évaporation de l’éther une huile brune qu’on lave avec son volume d’eau pour enlever le pyrogallol non combiné. On la traite alors par la soude, qui dissout l’éthvlpyrogallol et le diétliylpvrogallol en laissant insoluble le triéthylpyrogallol.

On distille les quatre cinquièmes de l’huile brute insoluble dans l’alcali et l’on obtient un liquide qui se concrète en une masse fibreuse ; celle-ci est dissoute dans l’alcool, et cette solution, placée dans un mélange réfrigérant, est additionnée d’eau jusqu’à ce quelle se trouble ; il se précipite alors de fines aiguilles de triéthylpyrogallol pur.

La séparation des éthers éthylpyrogallique et dièthylpyrogallique est difficile; on les précipite par l’acide chlorhydrique de leur solution alcaline, puis on traite leur mélange par une quantité insuffisante de soude pour tout dissoudre : l 'éther diéthylique reste indissous; on le purifie par cristallisation dans l’alcool faible.

h’ éther monoéthylique est précipité de sa solution alcaline par l’acide chlorhydrique ; on le purifie comme les deux éthers précédents. (Hofmann.)

Dérivés nitrés des éthers éthyliques.

On les prépare comme les dérivés nitrés de la résorcine, par le procédé de Weselsky et Benedikt.

Éther mohoéthylique mononitré (G4Hi)ClsHs[Az0i]06.

On traite par l’acide nitrique nitreux l’éther monoéthylique dissous dans l’éther ; on agite la liqueur avec de la potasse ; on neutralise par l’acide sulfurique la liqueur aqueuse qui se sépare et on l’épuise par.de l’éther qu’on évapore ensuite ; on fait recristalliser dans l’eau bouillante.

Il forme de longues aiguilles fusibles à 139°.

ETIIEUS.

Éther diéthylique mo.nokitrk (C4H1)2CisH4[Az0i]s06.

On le prépare comme l’éther précédent, à l’aide de l'éther diéthylique; il se forme d’abord un précipité cristallin qui est probablement une combinaison nitrique de l’élhylcédriret C40H**018 + AzOVllO; on continue alors l’opération comme pour l’ètlier monoéthylique mononitré.

Il cristallise en aiguilles blanches fusibles à 125°.

Éther triéthylique dinitré (GiB*)5CliH*[Àz04]206.

On traite l’éther triéthylique par l’acide azotique ordinaire, les deux corps étant dissous dans l’acide acétique ; il se sépare des cristaux qu’on fait recristalliser dans l’alcool.

Aiguilles jaunes fusibles à 73°.

Éther triéthylique trinitré (C*B*)sCiafl?[Az0i|306.

On traite l’éther triéthylique par l’acide azotique concentré ; il se sépare une huile jaunâtre qui se concrète par refroidissement ; on fait recristalliser dans l’alcool.

Cristaux soyeux fusibles à 93°. (Weselsky et Benedikt.)

ÉTHER MONOÉTHYLÉNIQUE C18(H!ûs)(G,H6Ot).

Ce composé dérive du pyrogallol dont deux molécules d’eau alcoolique sont remplacées par une molécule de glveol diatomique.

Préparation. — On fait digérer à 100°, pendant 15 ou 20 heures, 2 molécules de pyrogallol avec 3 molécules de bromure d’éthvlène et 6 molécules de potasse en solution alcoolique. On distille l’alcool, on sature le produit brut par l'acide chlorhydrique et on le traite par l’eau chaude. Il se sépare une huile colorée qu’on enlève par l’éther et qu’on distille ensuite.

Le produit distillé est repris par l’éther et la solution éthèrée est agitée avec de la soude. La couche alcaline, saturée par un acide, abandonne une huile que l’on rectifie ensuite. (Magatti.)

Propriétés. — Cet éther est un liquide visqueux, incolore, bouillant à 267°.

Traité par le chlorure de benzoïle, il donne un dérivé benzoïque formé aux dépens de la fonction alcoolique restée libre. Celui-ci a pour formule C12(C14H60‘) (C4H60*j. Il cristallise dans l’alcool en aiguilles blanches fusibles à 100°.

(Magatti.)

ÉTHER MONOSULFURIQUE Cl2(H202)s(S2H208).

Il n’est pas connu à l’état de liberté. Son sel de potassium se prépare de la manière suivante.

A une solution de 33 grammes de potasse dans 33 grammes d’eau, on ajoute 25 grammes de pyrogallol et 70 grammes de pyrosulfate de potassium pulvérisé, et l’on abandonne la masse pendant 2 ou 3 heures à la température de 6Û0>

Ou la neutralise ensuite par l’acide sulfurique et on l’épuise par deux fois son volume d’alcool absolu; on filtre, on ajoute de l’alcool absolu tant qu’il se produit un précipité ; on filtre de nouveau ; enfin on précipite par l’éther, de sa solution alcoolique, le pyrogallol-monosulfate de potassium.

Ce sel cristallise en aiguilles incolores, très solubles dans l’eau, peu solubles dans l’alcool, insolubles dans l’éther.

Chauffé avec l’acide chlorhydrique étendu, il se scinde en acides ulf urique et pyrogallol ; sa solution aqueuse donne avec le perchlorure de 'fer une coloration verte qui, par l’addition d’un aleali, vire au bleu, puis au rouge violacé.

ÉTHER TRIACÉTIQUE C11(CtH*01)3.

On l’a obtenu à l’état de cristaux sublimables sans décomposition, insolubles dans l’eau, en faisant réagir le chlorure d’acétyle sur le pyrogallol. (Nachbaur.)

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