ÉTHERS DE L’ACIDE PULVIQUE
ÉTHER MONOIY1ÉTHYLPULVIQUE (C2Hs)(C36H12010).
Syn. : Acide vulpique.
Il existe à l’état naturel dans le Cetraria Vulpina [Lichen vulpinus (Linné), Cornicularia vulpina (De Candolle)] , où il a été découvert par Bèbert 4, qui lui donna le nom d’acide vulpique. Gerhardt l’avait identifié avec l’acide chrysophanique ; mais sa véritable nature a été reconnue par Môller et Strecker. Le principe colorant découvert par Stein dans le Parmelia parielina et appelé par lui chrysopicrine, fut reconnu d’abord par Bolley et Kinkelin, puis par Stein lui-même, comme identique avec l’acide vulpique de Môller et Strecker.
Extraction. — On fait macérer le Cetraria vulpina dans 20 fois son poids d’eau tiède ; on y ajoute un lait de chaux et on filtre au bout de six heures environ; le résidu est soumis à un] traitement semblable. Les liqueurs filtrées sont réunies et saturées par de l’acide chlorhydrique. Elles laissent déposer un précipité floconneux que l’on purifie en le faisant recristalliser dans l’éther ou dans l’alcool absolu bouillant. (Môller et Strecker.)
1. Rapport fait à la Société de pharmacie de Paris, par Robiquet et Blondeau. J. depharm. , t. XVII, p. 696 (1831).
Ce lichen est très abondant dans les forêts de l’Ausbourg, au bas du mont Cenis, et au petit Saint-Bernard, ainsi qu’en Norwège où on l’emploie mélangé à la noix vomique pour empoisonner les loups.
Préparation. — On peut le préparer synthétiquement en chauffant l’anhydride pulvique avec une solution de potasse dans l’alcool méthylique et en saturant ensuite par l’acide chlorhydrique. (Spiegel.)
Propriétés. — Il cristallise en prismes clinorhombiques d’un jaune de soufre. Il est peu soluble dans l’eau et dans l'alcool froid, plus soluble dans l’alcool bouillant (1 p. se dissout dans 88 p. d’alcool bouillant); il est soluble surtout dans l’éther et dans le chloroforme. Il fond à 148° (Spiegel); chauffé vers 200°, il se décompose en alcool méthylique et anhydride pulvique.
Lorsqu’on le fait bouillir avec de l’eau de chaux, il se décompose en alcool méthylique et acide pulvique ; avec l’eau de baryte saturée à chaud, en alcool méthylique, acide oxalique et acide pliênylacétique ou «-loluique; avee la potasse aqueuse (D = 1,1), en alcool méthylique, anhydride carbonique etacide oxvtoluique.
Les sels de potasse et d’ammoniaque cristallisent avec Hs02, celui de baryum avec 7H202; ce sont des cristaux jaunes, peu solubles dans l’eau et dans l’alcool- (Méfier et Strecker.)
ÉTHER DIIYIÉTHYLIQUE (C2H2)2C36H12010.
On le prépare en chauffant le pulvate neutre d’argent avec l’iodure de méthyle.
Il cristallise en fines aiguilles fusibles à 138°-139°. (Spiegel.)
ÉTHER IYIÉTHYLACÉTYLIQUE G2H2(C5CHlo[C4HiO*]08).
On l’obtient en chauffant l’éther monométhylique (acide vulpique) avec l’anhydride acétique ; on lavé le produit brut avec une solution alcaline et on fait recristalliser dans l’alcool.
Ses cristaux fondent à 156°. (Spiegel.)
ÉTHER ÉTHYLIQUE GW(G36H‘2Ol“).
On chauffe l’anhydride pulvique avec une solution de potasse dans l’alcool éthylique absolu; on sature ensuite par l’acide chlorhydrique.
11 cristallise dans l’alcool en tables jaunes fusibles à 127°-128°. (Spiegel.)