L’éther de l’acide méthyléthvlacétique n'est pas connu
5. Éther de l’acide triméthyiacétique. — On le prépare, ainsi que celui de l’acide isobutylformique, par double décomposition entre leur sel de plomb et l’iodure méthyle. 11 bout à 10l°-102°. (Bouttlerow.)
ÉTHERS MÉTHYLH EXYLIQU ES .
t Éq. : C2II2(C1SH’20').
‘ ? At. : CffLCHPW
Éther <le l’aeide caproïque normal.
Le seul acide hexylique dont on connaisse l’étlier méthylique est l’acide caproïque provenant de l’huile de coco et qui paraît être l’acide normal. Cet éther a été préparé par Fehling en mélangeant 2 p. d’acide caproïque (obtenu comme il vient d’être dit), 2 p. d’alcool méthylique et 1 p. d’acide sulfurique; on élève très faiblement la température, on ajoute de l'eau, l’étlier vient surnager.
Il bout à 150°. Densité à 18° — 0,8977. Densité de vap. = 4,623. (Fehling.)
ÉTHERS MÉTHYLHEPTYLIQUES
j Éq. : GsHs(C1*HuO‘).
m‘ I Àt. : CH5.C7Hl502.
d. Éther méthyiheptylique normal ( Ether méthylœnanthylique, œnanihylate de méthyle).
On sature d’acide chlorhydrique gazeux et sec une solution d’acide œnanthylique dans l’alcool méthylique; on sépare l’éther par affusion d’eau; on le recueille et on le rectifie.
Il bout à 172°,5 d75°,5; sa densité est de 0,889 à 18°. (Cahours et Demarçay.)
2. Éther méthyiisoheptyiique. — Il bout à 156°-d57°; sa densité à 15° est de 0,879. (Heeht.)
ÉTHERS MÉTHYLOCTYLIQUES.
j Éq. : CsHs(C16H1804.
*°rm’ | At. : CH*.C*H1*0*.
L’éther mélhylique de l’acide eaprylique normal bout à 192°-194° et se solidifie entre 40° et 41°; sa densité est de 0,887 à 18°. (Cahours et Demarçay.)
ÉTHERS MÉTHYLNONYLIQUES
( Eq. : C!Hs(G18H1804.
| At. : CH3.C9H170!
On ne connaît que l’éther de l’acide pélargonique.
On le prépare en additionnant d'acide sulfurique le mélange de l’acide et de l’alcool ; on sépare l’éther par addition d’eau.
Il bout à 213°-214°. Densité à 17°, 5 = 0,8765. (Franchimont et Zincke.)
ÉTHERS MÉTHYLDÉCYL1QUES
Form.
Éq. : C2H2(C20H20O4).
At. : Cfl5.C10H1902.
On ne connaît que l’éther de l’acide caprique.
On le prépare en saturant d’acide chlorhydrique sec une solution d’acide caprique dans l’alcool méthylique : l’éther se sépare sous forme huileuse par affusion d’eau.
C’est un liquide possédant une odeur de fruits, plus léger que l’eau, bouillant à 225°-224°. (Grimm.)
ÉTHERS MÉTHYLUNDÉCYLIQUES
Form.
Éq. : C2H2(C22H2204).
At. : CH3.C“H210!.
On n’a préparé que l’éther de l’acide méthyldibutylacétique par double décomposition entre l’iodure de méthyle et le sel d’argent de l’acide méthyldibutylacétique.
Il bout à 217l)-2200. (Routlerow.)
ÉTHERS MÉTHYLHEXADÉCYLIQUES 1
Éq. : C*H*(C“HaO*).
At. : CH3.C16H5102.
Syn. : Éther métliylpalmitique, éther méthylmargarique, — Margarate ou palmitate d'éthyle.
PRÉPARATION. — PROPRIÉTÉS
On ne connaît que celui de l’acide palmitique ou margarique naturel. On le
1. Les acides naturels provenant des matières grasses que l'on a décrits sous le nom d’acides palmitique ou margarique sont identiques et possèdent la composition C5-lP-04 (Heintzj. Le corps possédant la composition C34H3104 a été préparé au moyen du cyanure de cétyle (Heinlz) ; on avait cru le rencontrer dans les graisses naturelles, mais c’était un mélange d'acide palmitique possédant 52 éq. de carbone et d’acide stéarique possédant 36 éq. de carbone. Pour éviter la confusion, nous conserverons à ces deux acides en C32 le nom d’acide margarique qui est le plus anciennement donné, et nous donnerons à l’acide de synthèse en C34 le nom théorique d’acide heptadécvlique (Guerle).
prépare en saturant d’acide chlorhydrique sec une solution de l’acide dans l’alcool; l’éther palmitique se sépare sous forme de cristaux quand la solution est refroidie. On l’agite avec de l’eau tiède pour enlever l’excès d’alcool, on laisse refroidir, on exprime les cristaux, puis, pour enlever l’excès d’acide, on mélange avec un peu de chaux éteinte et on épuise par l’éther, qui n’enlève que l’éther palmitique et laisse le palmitate de chaux; on évapore l’éther. (Lassaigne.)
Il constitue des cristaux fusibles à 28°. (Berthelet.)
La disposition indiquée par la figure ci-contre s’applique à la préparation de tous les éthers que l’on obtient par cette méthode.
ÉTHER MÉTHYLSTÉARIQUE
Form.
Éq. : C2H2(C56IW).
At. ; CH5.C18fl3S02.
Syn. : Stéarate de méthyle.
PRÉPARATION. — PROPRIÉTÉS
1. On en obtient de petites quantités en chauffant pendant plusieurs jours en tubes scellés à 100° l’alcool et l’acide.
2. On fait digérer au bain-marie un mélange d’alcool et d’acide en proportions équivalentes avec de l’acide sulfurique : l’acide stéarique fond et par l’agitation le mélange devient homogène; puis, à mesure que l’éther se forme, il vient surnager, on le sépare et on le purifie comme l’éther palmitique. (Lassaigne.)
3. On peut encore le préparer au moyen de l’acide chlorhydrique comme l’éther palmitique (Lassaigne).
Il est en cristaux transparents, fusibles à + 37°, solubles surtout dans l’alcool et l’éther chauds.
ÉTHER MÉTHYLARACHIQUE
Form.
Éq. : CsH*(CMHM0*).
At. : CHs.C80HM02.
Syn. : Éther méthylarachidique, — Arachate de méthyle. Il se prépare comme l’éther palmitique.
Il fond à 54°-54°,5.
ÉTHER MÉTHYLACRYLIQUE
Form.
( Éq. : CTPtCTFO1).
î At. : CH5.C5H502.
Les éthers de l’acide acrylique ne peuvent se préparer directement, c’esl-âdire par l’action de l’alcool sur l’acide acrylique seul ou en présence d’un acide auxiliaire ; en opérant dans ces conditions on n’obtient que les produits de destruction de l’acide acrylique ; les méthodes habituelles de double décomposition ne donnent aucun résultat. On les prépare par réduction des éthers fs-bromopropioniques correspondants.
PRÉPARATION
On dissout l’éther méthylbibromopropionique dans l’alcool mèthylique, puis on l’additionne de poudre de zinc et d’acide sulfurique étendu ; sous l’influence de l’hydrogène naissant, il se transferme en éther méthvlacrylique :
C2H2(C6lI4Brs0t) +- 118 = 2HBr + C2fI2(C6Hl0l).
On distille au bain-marie ; le produit distillé, qui est accompagné de l’excès d’alcool mèthylique, ne se séparerait pas par affusion d’eau ; mais en saturant l’eau de chlorure de sodium, l’éther se sépare presque complètement pur ; on le lave encore deux ou trois fois à l’eau saturée de chlorure de sodium, puis l’éther séparé est mis à digérer d’abord sur du sulfate de cuivre anhydre qui enlève l’eau, puis sur du chlorure de calcium fondu qui enlève les dernières traces d’alcool. (Caspary et Tollens.)
PROPRIÉTÉS
11 possède une odeur acre et pénétrante qui provoque le larmoiement.
Il bout à 80»-85» (Caspary et Tollens), à 85» (Kahlbaum). Densitéà 0»= 0,973.
Au bout d’un certain temps il se prend en une masse gélatineuse transparente ; celle-ci, distillée sous pression réduite, donne un liquide bouillant à 190° sous la pression de 115“"" et qui est un polymère de l’éther mélhylacrylique (Kalilbaum).
ÉTHERS MÉTHYLCROTONIQUES
j Éq. : C*H2(C8H60l).
I At. : CH3.C4H302
On connaît l’éther de l’acide a-crotonique otu acide crotonique ordinaire et ceux des acides « et (3-crotoniques monochlorés.
Ces éthers s’obtiennent en èthérifiant le mélange de l’alcool et de l’acide par un courant de gaz acide chlorhydrique sec.
1. L’éther méthylcrotonique C2H!(C8H604) bout à 120°, 7; sa densité à 4° est de 0,9806 (Kahlbaum).
2. L’éther a-chlorocrotonique C2H2(C8II3C104) bout à 160°, 8; sa densité à 4° est égale à i,0933 (Kahlbaum).
3. L’éther f5-clilorocrotonique ou isochlorocrotonique bout à 142°, 4 ; sa densité à 15° est égale à 1,143 (Frôlich).
ÉTHER MÉTHYLOLÉIQUE
Form.
Éq. : C2H2(C36H3404).
At. : CIP.C18H3302.
On fait passer un courant d’acide chlorhydrique sec dans une solution de l’acide dans l’alcool. On peut aussi faire chauffer légèrement un mélange d’acide oléique ou d’oléate de soude avec de l’alcool méthylique et de l’acide sulfurique. Dans tous les cas l’éther formé vient surnager, on le purifie comme tous les éthers de l’acide stéarique et des autres acides gras.
C’est un liquide incolore, huileux; sa densité à 18° est de 0,879.
Le nitrate mercureux le convertit en son isomère, l’éther méthylélaïdique (Laurent).
L 'éther méthylélaïdique peut se préparer au moyen de l’acide élaïdique, comme l’éther oléique ; sa densité est de 0,872 à 18° (Laurent).
Ces deux éthers ne bouillent qu’en se décomposant.
ÉTHER MÉTHYLBENZOIQUE
Form.
Éq. : C*H*(CMH6Ot).
At. : CH5.C7Hs02.
FORMATION
Il existe dans les produits de la distillation sèche du baume de Tolu (Scliarling).
Il se forme quand on distille l’hippurate de chaux avec l’alcool méthylique et l’acide sulfurique.
1. On distille un mélange à parties égales d’acide benzoïque, d’alcool méthylique et d’acide sulfurique ; lorsqu’il ne passe plus rien à 200°, on laisse refroidir, on ajoute de nouvel alcool méthylique et on distille à nouveau ; après deux ou trois opérations semblables, on réunit les produits distillés, on les étend d’un très grand volume d’eau; l’éther qui se sépare est agité avec du chlorure de calcium fondu, puis rectifié à plusieurs reprises sur du massicot, jusqu’à ce que son point d’ébullition se fixe à 198°. (Dumas et Pôligot.)
On peut remplacer l’acide benzoïque par une quantité équivalente de benzoate de sodium sec.
2. On distille du benzoate de sodium sec avec de l’éther méthylsulfurique neutre pris en proportion équivalente. (Dumas et Péligot.)
PROPRIÉTÉS
C’est un liquide d’une odeur balsamique agréable. Il bout à 1 89°, 5 sous la pression de 761mm ; sa densité à 17° est de 1,10 (Dumas et Péligot). Il bout à 199°, 7 à 7d0mm. Sa densité est de 1,026 à 0° (Kopp) ; densité de vapeur= 4,717. Il est insoluble dans l’eau, soluble dans les alcools méthylique et éthylique et dans l’éther.
Le chlore l’attaque en donnant naissance, par destruction de la molécule, à des produits dérivés des deux corps générateurs, tels que l’acide chlorhydrique et les chlorures de méthyle et de benzoïle.
Les acides iodhydrique (Lauteman) et bromhydrique (Gai) gazeux et secs, le décomposent en acide benzoïque et iodure ou bromure de méthyle; pour effectuer cette réaction on sature l'éther de l’un de ces gaz et on chauffe quelque temps au bain-marie.