PT
Fig, 103.— Dendrocolaptes albicollis L
Sept espèces. Nous citerons le Picucule de Perrot.
PICUCULE DE DEVILLE. DENDROCOLAPTES DEVILLEI. (0. des Murs.)
D'un ton brun presque uniforme, légèrement teinté de grisätre sale en dessus; ailes, eroupion et queue, d'un brun roux; cette couleur peu vive à la surface des ailes et teintée d’olivâtre; en dessous, plus päle, presque unicolore, d'un roussâtre pâle à la gorge et au devant du cou, plus foncé à la
poitrine et au ventre; seulement, la poitrine est marquetée de petites stries très-étroites, linéaires, blanches, bordées de noir.
Les ailes très-courtes; le bec robuste, court relativement à son volume, élevé à sa base, un peu comprimé, légèrement incliné à la pointe, de couleur de corne bleuâtre; les pieds assez forts, d'un noir bleuâtre.
Habite Sarayam, au bord de l'Amazone.
Cette nouvelle espèce, dont il n’y avait qu'un seul individu dans la collection rapportée par les voyageurs Castelnau et Deville, est fort remarquable par sa coloration presque uniforme, excepté sur la poitrine et le bas du cou, où l'on remarque des stries blanches bordées de noir, de forme linéaire, et plus étroites que chez aucune autre espèce. Get Oiseau, par son bec et par tout son ensemble, rappelle le Picucule de Perrot.
Cette espèce a été dédiée au jeune Deville, naturaliste du Muséum de Paris, qui l'a rapportée des bords de l'Amazone, ainsi que beaucoup d’autres espèces nouvelles pour la science. (De La Fres- NayE, Revue et Magasin de Zoologie, 1850.)
9me GENRE. — GRIMPIC. PICOLAPTES. (Lesson.)
Mot hybride composé du lalin Picus, Pie, et du grec 4212770, je frappe.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec plus long que la tête, grêle, très-comprimé, et légèrement courbé dans toute sa longueur. Narines basales, latérales, à couverture ovalaire en partie close par une membrane.
Ailes assez longues et pointues, subobtuses, à troisième rémige la plus longue.
Queue moyenne, légèrement étagée.
Pieds plus faibles que dans le genre précédent.
Fig. 105. — Picolaptes Bridgeu.
Ce genre se distingue de celui qui précède par une taille beaucoup moindre, par un bec plus allongé, plus grêle et beaucoup plus comprimé, par des ailes plus longues et plus pointues, et par des pattes plus minces et beaucoup moins robustes. (De La Mresvaye, Revue et Magasin de Zoologie, 1850.)
Il renferme treize espèces. Nous figurons le Grimpie de Souleyet.
GRIMPIC À TÊTE RAYÉE. PICOLAPTES LINEATICEPS. (De La Fresnaye.)
Cette espèce semble intermédiaire, pour la taille, au P. tenuirostris et à notre P. Souleyeu. Mais, tout en étant plus forte que le premier, et ayant surtout les ailes beaucoup plus longues, son bec est de même longueur, tandis qu'il est plus faible que celui du P. Souleyeui. Elle diffère de tous deux et de la plupart des espèces de ce groupe par les taches claires du dessus de la tête, de la nuque et du cou, ainsi que de leurs côtes, qui sont allongées, très-étroites, presque linéaires, nettement bordées latéralement de noir. Une bande sourcilière et postoculaire presque blanche est assez large, et les côtés de la tête et du cou présentent de petites stries claires, bordées finement de noirâtre; la gorge et le haut du cou sont d'un blane roussâtre ou ocreux pale qui, vers le bas du cou, présente une sorte d’écaillure peu marquée; mais, sur la poitrine, les taches claires s’allongent, commencent à s'isoler sur le fond gris olivätre du dessous, et, sur l'abdomen, elles sont comme
Fig. 2
Fig. 1, — Bec-Fin interrompu
— Bec-Fin grisette
Bec-Fin babillard.
1Z re
OISEAUX. 113 rubanées longitudinalement, étant à peine rétrécies à leur extrémité, et n'étant bordées de noir que sur leurs côtés, d’une manière presque parallèle. Les sous-caudales et les plumes du bas de l'abdomen sont blanchâtres dans leur milieu, et, au lieu de bordures noirâtres, n'ont que quelques points de cette couleur vers leurs bords.
Longueur totale, 0",19. (Revue et Magasin de Zoologie, 1850.) # On ignore la partie de l'Amérique d'où provient cette espèce, que son auteur a achetée d'un marchand.
Fig. 106. — Grimpic de Souleyet
3° GENRE. — FALCIROSTRE. XZPHORHYNCHUS (Swainson.)
Etgcs, épée recourbée; puY405, bec.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec très-long, très-recourbé, très-mince, très-comprimé, pointu, élargi seulement au niveau de la bouche, à mandibules égales, à bords lisses. Narines basales, frontales, très-peu apparentes, dans une fosse petite.
Fig. 107. — Xiphorhynchus procurvus
Ailes moyennes, moins allongées que dans le genre précédent, obtuses; la quatrième rémige la
plus longue.
où
Queue étagée, élargie; les rectrices à extrémité arrondie, à tige à peine saillante, en pointe dénudée.
T'arses robustes, courts, scutellés.
Cinq espèces. Nous figurons le Falcirostre de Pucheran.
Tout en conservant, dit M. De La Fresnaye, comme l’a fait M. G. R. Gray dans son Genera of Birds, le genre Xiphorhynchus de Swainson (Falcirostre de Lesson), nous avons cru devoir le restreindre, comme ces deux derniers auteurs, aux espèces qui semblent réunir les caractères du genre précédent, mais poussés à leur maximum, surtout dans la forme du bec, qui, chez elles, est arqué, pour ainsi dire, en quart de cercle, et comprimé, dès sa base, en lame de couteau. Elles se distinguent encore des précédentes par des ailes moins allongées, plus obtuses, la quatrième rémige étant la plus longue, et non la troisième, et par des pattes et des doigts plus robustes, tous caractères indiquant une destination particulière à la station verticale; c'est effectivement à l'aide de ce bee si prolongé, si grêle et si courbé, qu’elles peuvent extraire du fond de leurs trous, creusés en tubes arqués, et probablement très-étroits, les larves de certains Insectes qui les creusent dans les pétioles courbes d’une espèce de palmier, sur le tronc duquel ils restent comme implantés après la chute de ses feuilles. Get arbre ne croît que sur les montagnes; et là où il croît, là aussi seulement se trouvent les Miphorhynchus, tels que le Aiphor. faleularius de Vieillot, qui ne se rencontre que sur la montagne des Orgues, près de Rio-Janeiro.
Quant à la coloration, les espèces de ce genre sont toutes remarquables par l'étroitesse et la forme linéaire, et non squammiforme, des taches claires de leur cou, de leur poitrine et de leur abdomen. (Revue et Magasin de Zoologie, 850.)
l'ix. 108. — Falcirostre de Pucheran
FALCIROSTRE PROCURVOIDE. X/PHORHYNCHUS PROCURVOIDES. (De La Fresnaye.\
Cette nouvelle espèce, que M. De La Fresnaye a nommée Procurvoides, parce qu'elle rappelle le Dend. procurvus de M. Temminck par la couleur de son bec et celle de son plumage, en diffère cependant évidemment par une taille plus petite, par la brièveté et la netteté des petites taches blane sale ou blanc roussätre qui se détachent clairement sur le fond brun olive foncé qui couvre toutes les parties où on les remarque; par la couleur de la gorge, qui n'est jamais uniformément blanche, mais variée de taches blanches et de traits brunâtres depuis le menton, et, enfin, par la teinte de son bec non rougeätre, mais paraissant rubicond.
* Ainsi, cette espèce est, en dessus, d'un brun olivätre; les ailes, le croupion et la queue, couleur
cannelle; le dessus de la tête plus obscur; derrière du cou strié de très-petites taches blanches ou d’un blanc roussâtre; en dessous, de même couleur, maculée à la gorge, au devant et aux côtés du cou, ainsi qu'à la poitrine et au ventre, de taches blanches où d'un blanc roussätre, squammiformes à la gorge et au cou, triangulaires à la poitrine et filiformes au ventre.
Longueur totale de 0,93 à 0.95.
Habite Cayenne. (Revue et Magasin de Zoologie, 1850.)
{mé GENRE. — NASICAN. (Le Vaillant). NASICA. (Lesson).
Bec très-long, du double de lu longueur de la tête, presque droit, très-étroit, fort, assez épais, arrondi sur ses faces, à bords droits et lisses, à mandibule supérieure légèrement courbée, dentée à sa pointe, qui se Lermine par un petit croc
Narines ovalaires, percées en fente, couvertes d'une membrane
Ailes allongées, subobtuses, à troisième rémige la plus longue.
Queue moyenne, cunéiforme, à rectrices terminées par des tiges pointues, roides.
Tarses épais. courts, scutellés
Quatorze espèces Nous figurons le Nasican à gorge fauve.
Fig 109. — Nasican à gorge fauve
Jusqu'ici, dit M. De La Fresnaye, les divers groupes de Dendrocolaptinés compressirostres dont nous nous sommes occupés étaient remarquables par un bec plus ou moins arqué dans toute sa longueur; ceux qu'il nous reste encore à étudier dans la même section le sont, au contraire, par un bec ou entièrement droit ou presque droit, n'ayant alors un peu de courbure que vers sa pointe.
Mais nous le répéterons encore, si l’on nous voit adopter ainsi, presque sans exception, dans cette famille tous ces genres nouveaux, qui ne sont que des démembrements du seul bon genre Dendrocolaptes, et ue sont fondés que sur des modifications de la forme du bec, c'est parce que, ne trouvant en eux aucun autre caractère de quelque valeur, nous avons pensé qu’il fallait ou les rejeter ou les adopter tous. Mais, comme dans cette monographie nombreuse, et d’une étude difficile et obscure, nous n'eussions pas manqué de les employer comme sections ou sous-sections, il nous a paru naturel, en nous en servant, de leur laisser les noms génériques qu'ils avaient déjà reçus des divers auteurs leurs fondateurs.
Le genre Nasica de Lesson n’a point été adopté par M. Gray dans son Genera, non plus que ceux du Dendroplex et Dendrocapus de Swainson. Nous ne voyons pas trop pourquoi les rejeter quand
on adopte d'ailleurs, comme l'a fait cet auteur, ceux de Picolaptes, Sittasomus, Glyphorhynchus, Dendrocincla et Xiphorhynchus, qui, comme les premiers, ne sont guère fondés que sur les modifications du bec. Il nous semble que la forme toute particulière et presque rectiligne de celui du Picucule nasican de Le Vaillant, du Picucule talapico de Buffon, présente autant d'anomalie lorsqu'on les compare à celui d’un Picucule à bec ordinaire, comme l'albicollis, par exemple, que ceux d'un Picolaptes, d'un Sittasomus et autres.
En adoptant le genre Nasica de Lesson, au lieu de nous restreindre, comme semblait le faire ce savant, à la seule espèce type de Grimpar nasican de Le Vaillant (Dendr. longirostris, Iliger. Lichtenstein), nous avons cru devoir lui réunir toutes les autres espèces qui, comme lui, nous ont offert un bec presque droit, légèrement courbé seulement vers la pointe, et souvent blañe ou de couleur pâle, des ailes de longueur médiocre, une queue longue et des pattes assez fortes. (Revue et Magasin de Zoologie, 1850.)
Il est probable, dit Le Vaillant en décrivant son Nasican, que le long bec de cet Oiseau doit lui servir à fouiller très-avant dans les trous d'arbres pour y trouver les larves des Scarabées, et que le petit roc qui arme le bout de la mandibule supérieure lui sert à les accrocher solidement pour les tirer de leur retraite cachée et en faire sa proie, ainsi que le pratiquent les Pics avec leur langue harponnante.
NASICAN MOUCHETE. NASICA MULTIGUTTATUS. (Deville et O. Des Murs.)
En dessus d’un brun olivâtre un peu obscur sur le sommet de la tête, qui est maculé de petites taches blanchâtres en forme de larmes; le dos portant des taches de même couleur, mais plus grandes, allongées, légèrement ocracées, les unes et les autres bordées de noir: croupion, ailes et queue couleur cannelle; en dessous d’un ton olive grisâtre, parsemé de taches ocracées très-petites et très-nombreuses à la gorge et sur toute la région oculaire et sur les côtés du cou, plus allongées et bordées latéralement de brun sombre à la poitrine et au ventre. Le bec parait avoir été d'un blanc jaunâtre. De Fontiboa, Haute-Amazone et du Brésil.
Longueur totale : 0,20.
Cette petite espèce, rapportée des bords de l'Amazone par les voyageurs Castelnau et Deville, offre de grands rapports de maculature supérieure et inférieure avec les Nasica quttatus et flammens où pardalotus. Elle en diffère néanmoins par les nuances moins foncées du dessus de la tête et des parties inférieures; elle en diffère surtout par une taille plus petite, par un bec plus faible, mais plus droit, et ressemblant presque à celui du Talapiot, près duquel on serait tenté de la placer si, en l'observant avec attention, on ne s’apercevait que sa mandibule supérieure est très-légèrement arquée à sa pointe, tandis que chez le Talapiot, et les espèces qui forment avec lui le genre Dendroplex de Swainson, elle est parfaitement rectiligne au-dessous jusqu’à la pointe. Cette espèce est remarquable par les taches en forme de gouttelettes qui couvrent tout le dessus du corps jusqu'au croupion.
De GENRE. — SYLVIETTE. (Lesson.) SITTASOMUS. (Swainson.)
Errn, Sitlelle; coux, corps.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec plus court que la tête, ressemblant à celui de la Fauvette, élargi à la base, au delà de laquelle le bord de la mandibule supérieure est rentrant, successivement aminci, un peu convexe, à pointe égale.
Narines petites, basales.
Ailes concaves, courtes, subobtuses, & troisième rémige la plus longue.
Queue moyenne, étagée, à tiges nues et déjetées à la pointe. Tarses grêles, seutellés, minces, à doigts très-grèles.
> à LH) ns N NÈ EE PA Ÿ SSSIQ ÊLZ :
A A \N DS AP TR, NE TA AM la \ Fig. 110.— Sittasomus erythacus Fig 111.— Sirtasomus erythacus
Quatre espèces. Nous figurons la Sylviette grimpar de Temminck (Sitasomus erythacus), Lichtenstein.
Fig. 112 — Sylviette grimpar.
SYLVIETTE AMAZONE. SITTASOMUS AMAZONUS. (Deville et O. Des Murs.]
Cette espèce, presque entièrement semblable de coloration à la Sylviette sylvioïde de M. De La Fresnaye, en diffère néanmoins par des proportions plus faibles et par un bec beaucoup plus fort. Elle a le dessus de la tête et du cou d'un gris sombre, le dos roussâtre et le croupion, ainsi que les scapulaires, d'un brun cannelle; tout le dessous est d’un gris souris uniforme, avec l'anus roux, et la maculature des rémiges est la même que dans la Sylvioïde; mais elle en diffère par ses proportions: ainsi elle n’a de longueur totale que 0,14 au lieu de 0,16; sa queue n'a que 0w,070 au lieu de 0,085. Cette queue est terminée par des pointes moins allongées, beaucoup plus courtes par conséquent et moins en spirale que chez la Sylviette grimpar de Temminck. Elle vient du voyage Castelnau et a été rapportée du Haut-Amazone. (Revue et Magasin de Zoologie, 1850.)
6m GENRE. — GLYPHORHYNQUE. GLYPHORHYNCHUS. (Prince Max. De Neuwied.)
lv2o, je sculpte; 7465, bec.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec médiocre, un peu plus court que la tête, droit, large et assez élevé à la base, en forme de coin; la mandibule supérieure droite, à partir de la base jusqu'à moitié de sa longueur, s'inclinant en bas à partir de ce dernier point, et l'inférieure se relevant dans la même proportion vers elle: toutes deux à pointe obtuse.
Narines basales, latérales, arrondies et découvertes.
Ailes médiocres, surobtuses; les troisième, quatrième et cinquièmes rémiges les plus longues.
Queue longue, large, étagée, chaque rectrice se terminant en pointe allongée et arquée, comme dans le genre Sylviette.
Ze
Fiz. 113. — Glyphorhynchus cuneatus Fig. 114. — Glyphorhkynchus cuneatus LI, : YI y
Ce genre repose sur une seule espèce, le Glyphorhynque sittelle (Glyphorhynchus cuneatus, Lichtenstein), prince De Neuwied, dont nous donnons la figure et la description.
En l’observant altentivement, on reconnait de suite en elle une de ces curieuses espèces de transition qui fourmillent dans la série des Oiseaux, et forment entre toutes les espèces comme un vaste réseau dont les mailles, quoique différentes de forme et de taille, seraient réunies entre elles par à d'autres mailles mixtes et moyennes. Ainsi, le genre Glyphorhynchus, par la forme de son bec et même ses maculatures, tient évidemment aux Sittines ses compatriotes, fandis que, par ses pattes, ses ailes et sa queue, terminée en spirale, c’est un vrai Picucule et surtout un Sittasomus. (De La Presnaye, Hievue et Magasin de Zoologie, 1850.)
GLYPHORHYNQUE SITTELLE. GLYPHORHYNCHUS CUNEATUS. (Lichtenstein, Pr. Max. de Neuwied.)
Cette petite espèce est tout à fait remarquable par la configuration cunéiforme de son bec, élevé à sa base, droit jusqu'à moitié de sa longueur, puis s’inelinant légèrement jusqu'à la pointe, qui est déprimée, obtuse et arrondie, avee la mandibule inférieure se retroussant légèrement au point où la supérieure commence à s’abaisser; il en résulte que, vu de profil, ce bec parait cunéiforme et conique. Quant à la coloration du plumage, elle est d’une teinte uniforme rousse olivätre en dessus. plus foncée sur la tête, et d’un roux vif sur le croupion. Les rémiges sont noires, bordées de brun olivätre, avec une tache d’un blanc jaunâtre sur les barbes internes, à partir de la quatrième, et les scapulaires sont d'un brun un peu teinté d’olivätre. Une bande sourcilière et postoculaire, les côtés de la tête et du cou, la partie antérieure de celui-ci, la gorge et la poitrine, sont couverts de flammettes d'un blanc roussâtre, se rétrécissant et disparaissant insensiblement sur l'abdomen. Les
y À pe, »
Quiscale versicolore
sous-caudales sont légèrement roussätres. Les tarses et les doigts sont grêles. La queue, qui est longue relativement à la petitesse de l'Oiseau, est terminée par des pointes allongées en spirale, absolument comme chez le Sittasomus erythacus (Sylviette grimpar).
Fig. 415. — Glyphorhynque Sittelle.
Cette petite espèce, d’après la forme toute particulière de son bec, fait évidemment le passage des Dendrocolaptes aux Sittines américaines (les A'enops d'Iliger).
Nous ne connaissons pas d'autre espèce que celle-ci appartenant au genre Glyphorhynchus.
M. Gray, qui a adopté ce genre dans son Genera, ne cite également que cette espèce type.
70e GENRE. — TALAPIOT. DENDROPLEX. (0. Des Murs, Swainson.)
4e 209, arbre; FAn060, je frappe
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec médiocre, parfaitement droit jusqu'à moitié de sa longueur, s'inclinant ensuite légèrement en dessus, et se relevant également en dessous, à peu près comme dans le genre précédent, de sorte que, vu de profil, il paraît longicône; mais les deux mandibules à pointes parfaitement droites, très comprünées et très-pointues.
Narines ovalaires, basales, latérales. pereées au milieu d'une membrane
Ailes subobtuses, à troisième rémige la plus longue.
Queue assez longue, très-rigide.
Tarses el pieds robustes.
Deux espèces. Nous figurons le Talapiot pic (Dendroplex picus, Gmelin), Swainson
Nous pensons que, d'après la forme vigoureuse des pattes et du bec, et la rigidité de la queue, les espèces de ce genre doivent avoir une grande aptitude à la station verticale, tandis qu'au moyen de leur langue extensible elles peuvent aller chercher au fond de leurs trous les larves de tous les Insectes Xilophages.
Ce caractère de langue très-allongée, vermiforme et très-extensible, signalé par Swainson. est très-important, surtout s’il ne se rencontre pas dans les autres genres de cette famille.
M. Gray n'a pas adopté le genre Dencdropleæ dans son Genera, et il y place l'espèce type (le Den-
droplex picus) dans le genre Dandrocolaptes proprement dit. Nous en sommes étonné; car. dans cette famille, où les genres n’ont été généralement établis que sur les diverses modifications dans la forme du bec, celui des Dendroplex, par sa forme entièrement droite et cunéiforme et à pointe parfaitement rectiligne, nous paraît offrir des caractères différentiels bien plus prononcés que ceux qui séparent, par exemple, les Picolaptes des Dendrocolaptes proprement dits, que M. Gray a cependant admis. Si l’on y ajoute le caractère de langue vermiforme, extensible hors du bec à plus de deux fois sa longueur, que lui a assigné M. Swainson, ce genre serait peut-être un des plus fondés de cette famille. (De Le Fresnaye, Revue et Magasin de Zoologie, 1850.)
TALAPIOT PICIROSTRE. DENDROPLEX PICIROSTRIS. (De La Fresnaye.)
Malgré la grande analogie qui existe entre cette espèce et le Dendroplex picus, ou Talapiot de Cayenne, Buffon, elle est généralement plus forte, et sa coloration diffère essentiellement. Ainsi. toutes les parties supérieures, depuis le bas du cou, sont d’un roux cannelle plus vif, et les taches qui se remarquent en cette partie sont beaucoup plus larges, bordées de noir, squammiformes, et terminées au haut du dos par une rangée d’autres taches très-étroites et allongées; tout le devant et les côtés du cou et de la tête, ainsi qu’un large sourcil postoculaire et le haut de la poitrine, sont d’un blanc uniforme, mais légèrement ocreux; ces mêmes parties sont blanches chez le Talapiot: mais, chaque plume étant finement bordée de noirâtre, même sur la gorge et le devant du cou, toutes ces parties sont comme écailleuses, au lieu d'être d’une teinte claire uniforme. Chez notre espèce, cette teinte claire se termine au bas de la poitrine par des taches largement écailleuses, angulaires. de la même teinte, bordées de noirâtre des deux côtés. Chez le Talapiot, ces taches sont plus petites, plus nombreuses, plus séparées entre elles, et arrondies à leur extrémité comme celles du devant du cou. Le bec paraît constamment blanc ou jaunâtre; il est plus obscur en dessus chez le Talapiot.
Fig. 116. — Talapiot pic.
Cette espèce habite sur la côte ouest de l'Amérique du Sud, à la Nouvelle-Grenade; le Talapiot pic se trouve à la côte est, à Cayenne, au Brésil, etc.
Longueur totale, 0,495. (De La Fresnaye, Rev. x0ol. 1847; Iconogr., Ornithol. et Rev. et Mag. de Zool., 1850.)
GISEAUX 121
8me GENRE. — DENDROCOPS. DENDROCOPS. (Swainson.)
Azvd5cv, arbre; 45770, je déchire.
UARACTÈRES GENÉRIQUES.
Bec presque droit, déprimé à sa base au-dessus des narines, plus large que haut en cette partie, à bords rectilignes et nullement rentrants en are concave; la mandibule supérieure subitement fléchie à su pointe au-dessus de l'inférieure, et légèrement échancrée chez les grandes espèces.
Narincs basales, latérales, en partie recouvertes par une membrane plus où moins emplumée.
Ailes médiocres, arrondies, surobtuses; {& quatrième et la cinquième rémiges, égales entre elles, les plus longues.
Queue longue, assez large, arrondie, le rachis de chaque rémige les dépassant en ponute «iqué.
T'arses el pieds comme dans le genre précédent, mais plus faibles.
Fig. 117. — Dendrocops turdinus.
Douze espèces. Nous figurons le Dendrocops à bee noir (Dendrocops atrirostris), De La Fresnaye et D'Orbigny.
Ce genre, non admis par M. Gray, renferme toutes les espèces pour lesquelles cet auteur avait jugé à propos de créer le genre Dendrocinela. Le double motif de cette suppression et de cette réunion est ainsi expliqué par M. De La Fresnaÿe :
Après avoir cru, dit-il, devoir adopter le genre Dendrocincla de M. Gray comme le second de notre section des Dépressirostres, et comme nous l'avions annoncé précédemment, nous pensons anjourd'hui qu'il est mieux d'y renoncer, et de réunir les espèces qu'il renfermait avec celles du genre Dendrocops, Swainson, plus ancien que lui, ne trouvant pas d'ailleurs de caractères génériques distincts entre elles, et regardant les deux genres comme synonymes; tous deux, en effet, ont la même forme de bec presque droit et des pattes beaucoup plus faibles, ainsi que des ailes plus longues que chez les espèces de la première section. (Revue et Magasin de Zoologie, 4851.)
DENDROCOPS TYRANNEAU. DENDROCOPS TYRANNINUS, (De La Fresnaye )
Cette espèce, que nous plaçons par ordre de taille à la suite des D. Cayennensis et platyrostris, offre un type de coloration différent du leur. Au premier abord, elle paraît d'un brun olive unicolore en dessus, et à peine distingue-t-on sur la coiffe et la nuque des taches un peu plus claires occupant longitudinalement le milieu des plumes. Les ailes et la queue sont d’un brun cannelle, comme chez la plupart des espèces.
Le dessous est de la même teinte brun olive que le dos; mais la gorge est d’un gris à peine roussâtre, et, sur les tiges des plumes du devant du cou, de la poitrine et du milieu de l'abdomen, se
soient encore des flammettes roussâtre clair non bordées, et assez peu apparentes. Les sous-caudales, ainsi que les sus caudales, sont ferrugineuses. Le pli de l'aile et ses couvertures inférieures sont d’un roux clair et vif, le bec est allongé, droit, tendu, de couleur noire, crochu à son extrémité, offrant assez de rapports avec celui des Tyrans du genre Dasycephala. Chez cette espèce, les ailes et la queue sont très-développées, et les pattes très-grêles. (Revue et Magasin de Zoologie, 1851.)
Fig. 118. — Dendrocops à bec noir.
gme GENRE — DENDREXÉTASTE. DENDREXETASTES. (Eyton.)
AsvŸecv, arbre; ssrafo, je cherche.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec robuste, arqué, aussi large que haut.
Narines largement ouvertes, presque égales
T'arses et pieds robustes.
Queue ordinaire, les deux rectrices médianes très allongées.
Ce genre ne repose que sur une nouvelle espèce décrite par M. Eÿton (dans les Contributions to Omithology, 1854, part. IV), qui en a fait lui-même le type du genre. Ne la connaissant encore que par cet ouvrage, qui n'en a donné que la description, nous sommes dans l'impossibilité de la figurer.
Par la forme de son bec, djt M. Eyton, ce genre semble au premier aspect devoir avoir quelque rapport avec les Barbus; mais la base en est privée de poils, et la disposition des doigts, trois deant et un derrière, ne laisse aucun doute sur la place qu'il doit occuper parmi les Dendrolaptinés. I appartient en effet à cette famille, et par la structure des pennes de la queue, et par la couleur de son plumage.
On ignore sa provenance.
DENDREXÉTASTE CAPITOIDE. DENDREXETASTES CAPITOIDES. (Eyton.)
Tête, dos et ventre, bruns; chaque plume de la poitrine, de la gorge et du derrière du cou, mipartie noire et blanche dans son milieu, puis finement bordée de brun; croupior, rémiges et rectrices d'un roux cannelle, les premières finement lisérées de brun verdätre.
Longueur totale, 07,95.
DEUXIÈME FAMILLE. — CERTHIINÉS.
Les Certhiinés ont le bec généralement courbé, parfois plus ou moins droit; les tarses courts, les doigts allongés, ainsi que les ongles, qui sont, celui du pouce surtout, très-recourbés et très-aigus; les deux externes légèrement soudés à la base avec le médian.
Cette famille se compose de cinq genres admis par MM. Gray et Ch. Bonaparte :
1° Grimpereau (Certhia), Linné;
2° Caulodrome (Caulodromus), Gray; 3° Salpornis (Salpornis), Gray,
4° Tichodrome (T'ichodroma), Niger; 5° Échelet (Climacteris), Temminck.
Tous ont la faculté de courir verticalement le long des arbres, des murailles et des rochers, pour y chercher les Insectes dont ils se nourrissent exclusivement. Nous entrerons dans plus de détails au sujet de leurs mœurs en traitant des genres Certhia et Climacteris.
AT GENRE. — GRIMPEREAU. CERTHIA. (Linné.)
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec médiocre, de la longueur de la tête, mince. effilé, à mandibules égales, grèles, et légèrement arqué de la base à la pointe, où il est comprimé latéralement, diminuant uniformément de grosseur, el finissant en pointe.
Narines basales, latérales, à demi fermées par une membrane convexe, oblongue.
Ailes médiocres et arrondies, surobtuses, à première rémige la plus courte, la seconde et la troisième augmentant progressivement jusqu'aux quatrième el cinquième, égales entre elles, les plus longues.
Queue longue et étagée, composée de rémiges à tiges terminées en pointe, nues, roides, mais beaucoup moins que chez les Dendrocolaptinés, el un peu canveæes.
fa De É
Fig 119. — Certhia familiaris Fig 190 — Certhia familiaris.
Tarses de la longueur du doigt médian, et minces de méme que les doigts; l'externe plus long que l'interne, tous deux légèrement, mais inégalement, soudés à la base avec le médian; tous terminés par des ongles minces, longs, très-recourbés et aigus; eclui du pouce de près du double de développement de celui du milicu,
Langue pointue et cartilagineuse par le bout.
Ce genre, restreint pendant longtemps à deux espèces, en renferme aujourd'hui six, communes à l'Europe, à l'Asie et à l'Amérique septentrionale, auxquelles viendront peut-être s'en joindre encore d'autres de l'Asie centrale. À l'espèce typique #t commune d'Europe, nous en ajouterons une deuxième également européenne révélée et rejetée depuis 1847, comprise par M. Ch. Bonaparte dans son Conspectus de 1850, mais que nous croyons aujourd'hui à l'abri de toute contestation, et dout nous donnerons là description.
Nous fizurons le Grimpereau commun (Certhia familiaris), dont nous donnons également la description.
Les Grimpereaux sont des Grimpeurs par excellence; jamais ils ne se perchent, comme les autres Oiseaux, sur les branches horizontales, et même, dit M. Degland, lorsqu'ils dorment, surtout l’espèce d'Europe, ils gardent une position verticale ou oblique, en s'accrochant au moyen de leurs pieds. Ils sont vifs, actifs, et parcourent le tronc d'un arbre de bas en haut, avec une agilité extraordinaire.
Ils nichent dans les trous naturels des arbres.
GRIMPEREAU FAMILIER. CERTIHIA FAMILIARIS. (Linné.)
Dessus de la tête, du cou et du corps, varié de brun, de roussâtre et de blanc sale, sous forme de traits allongés; croupion etsus-caudales roux; dessous du corps blanc, nuancé de cendré à la poitrine et de brun roussätre et de grisätre; bande blanchâtre au-dessus des yeux, s'étendant et s'élargissant en arrière; pennes alaires brunes, avec une tache blanchätre à leur pointe, ettraversées, à compter de la quatrième, par une large bande roux jannätre située entre deux autres bandes noires; petites et moyennes couvertures terminées de blanc voussâtre; rectrices d’un brûn roussätre; bec brun en dessus, blanc jaunâtre en dessous; pieds d’un gris brun; iris brun.
Longueur totale : 0",195. (Dseran, Ornithologie européenne.)
Fig. 191. — Grimpereau familier.
IL est sédentaire en France. Il est très-vrai, ainsi que l’a avancé le premier Friseb, que le Grimpereau familier cherche aussi les Insectes sur les murailles, et c’est à tort que De Montbeillard a con testé le fait en imputant à Frisch d'avoir confondu le Tichodrome ou Grimpereau de muraille avec le Grimpercau familier. Nous avons en effet observé fréquemment les ascensions de’cette espèce le long des murs élevés, et notamment dans toute la hauteur du mur servant d'appui et de terrasse à l'escalier de l'aile gauche de lorangerie de Versailles, lequel mur limite le pare de ce côté, et n'a
Kio. 1. — Padda de la Chine