‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 2)Chapitre 29 sur 35 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

ig. 523. — Pyononotus goïavier. Fix. 524. — Pycnonotus goiavier.

Quarante-cinq espèces, dont une seule d'Europe, toutes les autres appartenant à l'Asie centrale, à l'Océanie et à l'Afrique. Nous figurons le Turdoïde de Fisquet, découvert par MM. Eydoux et Souleyet.

Ce genre comprend les genres T'urdoides et Ixos, Temminck; Brachypus et Hemitarsus, Swainson; Alcurus, Hodgson, et Bradornis, Smith.

Ces Oiseaux, surtout les espèces africaines, sont, d’après Le Vaillant, très-vifs et grands babillards; tous ceux d'un canton, dit-il à propos du Turdoïde du Cap au Brunoir, s'assemblent tous les soirs, au coucher du soleil, dans le même buisson, et là, à l'envi les uns des autres, ils gazouillent continuellement, et se jettent, en cabriolant et en faisant la pirouette, sur tous les Insectes et Moucherons qui passent près d'eux; mais, moins adroits que les Gobe-Monches, ils en manquent une grande quantité avant d'en prendre un seul : aussi paraissent-ils plutôt s'amuser de cette chasse que la faire par nécessité. C’est sur les bords des rivières qu'ils s’assemblent de préférence pour cet amusement ou cet exercice, qui dure jusqu’à ce qu'il fasse nuit. Ces Oiseaux sont si abondants sur les bords de la Grande-Rivière et dans tout le pays des Namaquois, qu'il serait aisé à un homme d'en tuer cinquante dans une matinée. Ils construisent leur nid dans les buissons touffus, et leur ponte est de cinq œufs. Ils se nourrissent d’Insectes et de fruits, et notamment de baies sauvages. (Histoire nalurelle des Oiseaux d'Afrique.)

TURDOIDE OPSCUR. PYCNONOTUS OBSCURUS. (Blyth, Temminck.)

Sommet de la tête, joues et gorge, d’un brun sombre; nuque, manteau, dos et croupion, d’un brun de terre terne; toute l'aile du même brun, mais un peu plus lustré; poitrine et flancs d’un brun clair; milieu du ventre d’un brun blanchâtre; abdomen et couvertures du dessous de la queue d'un blanc terne; queue totalement unicolore, d'un brun noirâtre; bec et pieds noirs.

Longueur totale, 0m,225.

À été trouvé en Andalousie, où on le dit assez commun; vit aussi dans le nord de l'Afrique. ('Teumincx, Manuel d'Ornithologie, quatrième partie, 1840.)

4e GENRE. — MICROSCÈLE. MICROSCELIS. (G. R. Gray; 1840.)

Mrupcs, pelit; 4265, jambe.

CAPACTÈRES GÉNÉRIQUES.

Bec de la longueur de la tête, très-faiblement déprimé à la base, comprimé sur les côtés, et

sommet infléchi jusqu'à la pointe, qui est légèrement échancrée, garnie de quelques soies roides sa base.

Narines basales, ovalaires et ouveries.

Ailes arrondies, surobtuses; la cinquième et la sixième rémiges égales, les plus longues.

Queue assez large, et plus ou moins arrondie.

Tarses courts, robustes, de la longueur du doigt médian, recouverts de larges squammelles, et

un peu emplumés à l'articulation; les doigts latéraux éqaux, le pouce asses long et fort, de même que son ongle.

Fig. 325. — Microscelis amaurotis. Fig. 526. — Aicroscehs amauros.

Cinq espèces de l'Asie et de l'Océanie. Nous figurons le Microscèle à oreillons roux.

Swainson le premier créa ce genre, en 1831, sous le nom de Micropus, qui, ayant été employé précédemment, a été remplacé par celui de Microscelis, que lui a donné M. G. R. Gray. Ce genre comprend le genre Microtarsus, Eyton.

MICROSCÈLE TRISTE. MICROSCELIS TRISTIS. (Blyth, Ch. Bonaparte.)

Entièrement noir, à l'exception des tectrices primaires, dont la pointe est blanche; bec et pieds

noirs. Longueur totale, 0",16 environ. Habite Malaya, où l'espèce a été découverte, par M. Eyton, en 1838.

dm GENRE. — HYPSIPÈTE. AYPSIPETES. (Vigors, 1831.) Y$:, en haut; mezou2, je vais.

CARACTERES GENERIQUES.

Bec de la longueur de la tête, faible, peu courbé, légèrement échancré à la pointe, garni de quelques soies peu rigides à la base.

Narines basales, latérales, longitudinales, en partie closes par une membrane.

Ailes surobtuses; la première rémige courte, la seconde plus longue que la première, et égale à la septième, la troisième et la sixième égales entre elles, la quatrième et la cinquième les plus longues de toutes.

Queue médiocre, échancrée, les rectrices externes se courbant en dehors.

Tarses très-courts, à peine de la longueur du doigt médian, scutellés; le pouce long et fort, son ongle plus court que celui du doigt médian.

Fig. 327. — Hypsipetes psaroides. Fig. 328. — Hypsipetes psaroïdes.

Sept espèces de l'Asie méridionale et de l'Océanie. Nous figurons l'Hypsipête psaroïide. Ce sont des Oiseaux qui fréquentent les jongles de l'Inde et de l'archipel indien, où ils vivent de fruits et de baies, mais dont on ignore les mœurs.

Fig. 529. — Hypsipète psaroide

IIYPSIPÈTE DE MACCLELLAND. HYPSIPETES MACCLELLANDII. (Horsfield.)

En dessus, d'un vert olivâtre; tête légèrement buppée, d’un brun vineux, chaque plume striée de blanc; en dessous, d’un brun vineux plus pâle à l'abdomen; gorge et poitrine blanchâtres, les plumes de cette dernière partie lâches et lancéolées; bec jaunâtre.

Longueur totale, environ 0m,95.

Trouvé dans le nays d'Assam par M. John M. Clelland.

ge GENRE. — PHYLLASTRÉPHE. PHYLLASTREPHUS. (Swainson, 1831.)

Durlov, feuille ; Teepw, je retourne.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES

Bec de la longueur de la tête, robuste, recourbé à la pointe, qui est légèrement échancrée, garni de soie à la base.

Narines basales, percées dans une membrane latérale, ovalaires et nues.

Ailes médiocres, arrondies, surobtuses; les cinquième, sixième el septième rémiges égales, les plus longues.

Queue longue, large et arrondie.

Tarses un peu plus longs que le doigt médian, seutellés, courts et robustes; les doigts latéraux inégaux; pouce plus court que le tarse, et de la même longueur que le doigt médian: ongles assez grands, larges, crochus et aigus.

Fig. 550. — Phyllastrephus capensis. Fig. 551. — Phyllastrephus capensis.

Les plumes de la tête sont en général petites, épaisses et retombantes.

Trois espèces d'Afrique. Nous figurons le Phyllastrèphe grimpeur (Phillastrephus scandens).

Le type de ce genre est le Jaboteur de Le Vaillant, qui lui a donné ce nom parce qu'on l'entend continuellement gazouiller au pied des broussailles. On trouve, dit-il, ces Oiseaux toujours rassemblés au nombre de cinq ou six dans les endroits sombres où il y a beaucoup de buissons bas et touffus contre terre; et, là, ils semblent se quereller entre eux chacun sur un ton différent, ce qui produit un charivari plutôt désagréable qu'amusant. Il est très-rare de les voir se percher sur les arbres ils paraissent confinés aux plantes basses et à la terre, où ils cherchent des Vers et des Insectes sous les feuilles mortes, qu'ils retournent avec le bec et les pieds. Ils construisent leur nid à deux pieds de terre, dans les buissons les plus feuillus; ce nid est revêtu de mousse, et garni intérieurement de petites racines flexibles. Je n’ai trouvé, continue notre voyageur, ces Oiseaux que dans les forêts d’Anteniquoi, où leur gazouillement les décèle aussitôt, et indique assez le buisson qui contient la petite troupe, composée ordinairement de toute une nichée. Ils sont, malgré cela, très-difficiles à se procurer, parce que, se tenant toujours près de terre dans les endroits les plus touffus du bois, il est fort mal aisé de les apercevoir quoiqu’on les entende; mais, comme ils sont plusieurs ensemble,

on ne risque pas de tirer au hasard dans le buisson, où il est rare de n’en pas toucher un ou deux. (Histoire naturelle des Oiseaux d'Afrique.)

JABOTEUR PHYLLASTREPHUS CAPENSIS. (Gmelin, Gray.)

Toute la partie supérieure du corps, y compris les ailes et la queue, est d’un brun sombre; la gorge est blanche; le devant du cou et la poitrine sont salis d'une légère teinte brunätre; les flancs sont d’un brun clair, ainsi que le ventre et le bas des jambes; le bec, les pieds et les ongles, sont bruns, et les yeux d’une couleur de noisette. (Le Varzanr.)

Longueur totale, 0,215

su) HISTOIRE NATURELLE.

7me GENRE. — ALCOPE. ALCOPUS. (Hodgson, 1841.

An, force; mov£, pied (pour pouce!

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES

Ceux du genre précédent pour le bec et les ailes.

Narines basales, percées dans une large membrane sous forme d’une fissure longitudinale.

Queue plus ou moins longue, arrondie ou étagée.

Tarses allongés, plus longs que le doigt médian, d'une force médiocre, couverts d'une seule squammelle non divisée; doigts longs, les latéraux égaux, l'externe soudé à sa base; le pouce long, vigoureux, et armé d'un ongle assez fortement recourbé

Fe

Fig. 332 — Alcopus picaoides Fig. 553. — Alcopus picaoides.

Quatre espèces de l'Asie méridionale. Nous nous bornons à donner la tête et les caractères de l'Alcope picaoïde.

On ne sait rien des mœurs de ces Oiseaux.

ALCOPE GRÈÊLE. ALCOPUS GRACILIS. (Horsfeld.)

En dessus, d'un cendré olivâtre, plus pâle au croupion; en dessous, d’un blanchâtre lavé de cannelle; dessus de la tête noir; rémiges primaires noires, légèrement bordées de blanc, les secondaires blanches, bordées de noir; les rectrices d'un olivâtre pâle, bordées à leur extrémité d’une bande noire allant en augmentant de grandeur des médianes aux latérales.

Découvert dans le pays d’Assam par J. M. Clelland.

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