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OUADRUMANRS 79
génér:ili> tlii pelayc. Cetti! iiièiiU' couleur iauvc ocruiu' 1:\ iiiirtic iiifriiouio ilu curps, la t'aie externe (les liras, le lias des fesses et les flancs.
I.e reste du pelai;e est de couleur jilus t'uucée. I.a partie supérieure du corps est d'un brun i;risâ- Ire. Les membres sont de cette même couleur dans la portion la pins rapprochée du tronc; mais d'un brun plus foncé sur les épaules, les bras, et sur la plus yraude partie des membres postérieurs. Enlin les avant-bras et les quatre mains sont noirs.
La ([lieue présente une disposition de couleur inverse de celle des mendjres ; elle est noire dans ses deux ]ireniiers tiers ; dans le dernier tiers, le [mil passe au brun, puis à un brun yrisàtre, semblable à celui du dos.
La face est noire et encadrée de poils noirs. En effet, outre des sourcils noirs, il existe, sur les parties latérales, des soies noires dirigées en arrière. De telles soies se voient aussi sur les deux lèvres et sur la face interne des oreilles.
La disposition générale et la direction des poils ne présentent rien de remarquable, si ce n'est à la tête. Ceux du dessus de la tète sont divergents à partir d'un point central, situé sur la ligne médiane, à quelque distance de la partie antérieure du front : à partir de ce point, les poils antérieurs se dirigent en avant , les postéiieurs en arriére et les latéraux de côté. Les poils de la joue et ceux du dessus de la tète sont assez longs; mais il n'existe ni huppe, ni bouquet de poils divergents sur les joues, ainsi que cela se voit chez plusieurs autres semnopithèques. Au contraire, un bouquet de poils fauves se voit sous le menton, et offre la disposition que l'on remarque chez la guenon Diane.
L'individu qui a servi de type à cette description est une femelle adulte. M. Dussumier a rapporté, avec elle, un jeune individu qu'elle allaitait lorsqu'on l'a tuée. Ce jeune sujet, dont la taille est seulement de trente centimètres, non compris la queue, est généralement noirâtre, la tète étant seulement un peu plus claire que le corps. Les seules parties qui ne soient pas de cette couleur sont la poitrine et la gorge, sur lesquelles on ne voit qu'un petit nombre de poils fauves, et le menton, sous lequel le bouquet de poils fauves, décrit chez l'adulte, est déjà bien caractérisé. Cette espèce, contrairement à ce (pii a lieu chez ses congénères, passe donc, avec l'âge, d'une couleur foncée à une couleur plus claire, sur plusieurs parties du corps. (Isidore Geoffroy Salm-11il.\ire.j
SEMXOI'ITUKOUD: AU.\ mains noires. SEMyOPITHECUS MGItlMAXrS. (Isiil. Gcoflioy S,iinl-Ilil,iire.)
Caractères spécifiques. — De longs poils sur la tète, disposés en une crête ou huppe médiane, comprimée. Partie supérieure, face externe des bras et des avant-bras, jambes d'un cendré légèrement brunâtre; parties inférieures, face interne des bras, des avant-bras, des cuisses et la plus grande partie de la face externe de ces dernières blanches; les quatre mains et presque toute la queue noires.
Habite Java.
La description sommaire qui précède donne une idée exacte de la plupart des caractères de cette espèce, et il me suflira d'ins ster ici sur quelques points, notamment sur la coloration des fesses, des cuisses et de l'origine de la queue, et sur celle de la tête.
La couleur générale du pelage cendré brunâtre se prolonge supérieurement, non-seulement jusqu'à la queue, mais jusque sur la base de celle-ci : mais le cendré brunâtre passe bientôt au brun sur la queue, puis au brun noirâtre, puis au noir. Les poils de l'extrémité sont plus longs que les autres, sans former toutefois ni une véritable touffe ni un pinceau. Le haut des fesses est, comme la région medio-dorsale, d'un cendré brunâtre; mais le bas et le dedans des fesses sont blancs, ainsi que la partie postérieure et externe et tout le dedans des cuisses : au contraire, le cendré brunâtre repaiait sur la partie antérieure et externe de celles-ci. Quant à la tête, elle est, chez notre individu adulte, blanche ou d'un blanc giisàtre sur les joues, la gorge, les lèvres; noirâtre entre les yeux et les oreilles; d'un cendré brun au-ilessus et en avant des oreilles et sur la huppe. Les longs
Ill^îTniRE N\TUnE],LE.
poils qui composent ccUps-ei sont pour la plupart cendrés à leur base, et bruns dans leur seconde moitié. La face, autant qu'on en peut juger sur un sujet mort et préparé, est noirfttre autour des yeux, el partout ailleurs beaniou]) plus claire, vraisemblablement de couleur de chair ou de tan.
Le pelage est généralement laineux, oiidnlenx el médiocrement long : on remarque cependant de longs poils, outre ceux de la luippe, a la partie postérieure des joues. Ceux-ci, diriges en arrière, sont blancs.
Fig. C2. — Scmnopilliùquc auv inniiis noires.
La taille est la même que cbez la plupart des semnopithèques ; un peu plus d'un demi-mètre du bout du museau à l'origine de la queue, qui est un ])eu plus longue que le corps et la tête pris ensemble.
Un trés-jeune individu, que j'ai exaiuiné, n'a guère que la moitié de cette longueur; néanmoins il ressemble déjà beaucoup à l'adulte, et a de même les fesses en partie blanches; mais les parties qui doivent devenir noires ne sont encore que brunes ou noirâtres, et le front est d'un gris noirâtre, les poils étant d'abord blanchâtres, puis noirs dans leur ]iortion terminale. (Isid. Geoffroy S.^imt-
illLAlRE.)
5. SEMNOPITHÈQUE AUX MAINS JAUiNES. SEMXOPITIIECUS FLAVIMAKVS. (Isid. Gcoflroy Saint-llilaire.)
CMiACTÈRES SPÉCIFIQUES. — Uoc liuppc Comprimée sur le haut de la tète et â l'occiput; cette huppi', composée de poils gris en arriére, de poils noirâtres en avant. Côtés de la télé variant du fauve clair au roux doré; parties supérieures du corps d'un brun roussâlre; parties inférieures blan-
OUADRUMANES.
(lies; qiiinie d'un roux brunâtre en dessus, blanchâtre en dessous, et rousse à l'extrémité; membres d'un roux clair en dehors, blancs en dedans; maius d'un jaune roussàtre.
Habite Sumatra et Java.
Par la disposition des poils de la tète, cette espèce se rapproche beaucoup des semnopilhèques cimepaye et croo; mais ses couleurs la caractérisent très-bien.
Le dessus du corps est couvert de poils d'un roux clair et de poils noirs mêlés ensemble, d'où résulte une teinte générale d'un roux noirâtre, dont il est difficile, sans le secours de la couleur, de
Fig. G3. — Semnopitlièquc aux mains jaunes.
donner une idée exacte. Les poils noirs sont beaucoup moins abondants .sur les côtés, et, par conséquent, la teinte rousse y est beaucoup plus pure que sur le dos. La face interne des bras est de la couleur du dessus du corps. Elle présente aussi deux sortes de poils. Il en est de même de la face supérieure de la queue qui, au contraire, à sa face inférieure, est blanche dans son premier quart, puis rousse. Son extrémité est d'un roux pur en dessus comme en dessous.
La région externe des membres postérieurs, celle des avant-bras, et les mains, sont d'un beau fauve doré irés-foncé, tirant au roux sur les cuisses et les avant-bras, et très-éclairci sur les doigts. La région interne des membres, le dessous du corps et de la tête, et de très-longs poils qui y accroissent la face posléi'ieure des joues, sont blancs. C'est surtout ce princip.il caractère qui dislingue au premier aspect le semnopithèque aux mains jaunes du semnopitlièquc ciniepaye.
Le front et les côtés de la tète, jusqu'aux oreilles, sont couverts de poils de longueur ordinaire.
HISTOIRE NATllHELLE.
(l'un Ik'îiii fauve doi'é liianl sur le roux, r^es pdils du iiiilkni tk' la U-li' cl de la imquc sont au con- Iraire li'ès-longs, cl formcnl une sorte de luippe comprimée; disposilion que l'on relrouvf^ chez les seninupiiliéques cimepayc et croo; mais, tandis que, dans ces deux espèces, la luippe est noire, elle est d'un blanc sale chez le semnopilhè(]Me aux mains jaunes, à l'exception de la partie la plus antérieure, qui est noirâtre.
I>a face, autant (pi'il est possiiile d'eu juger par des pelleteries préparées, est noirâtre; mais les paupières sont hlanelies. Ia'S ongles sont brunâtres.
Les proportions de cette espèce sont en général celles du semnopithèqiu' ciniepaye; seulement la queue est un peu plus longue. (Isin CKOFFnov SAiiNT-IIiL.MCF.)
6. SliJINOriTllÈQUtC A CArUGIION. SEMXOl'ITlinCVS CICVI.LATVS. (Isid. Geoffroy S:iiiit-lliloii-e 1
Caractîîres spécifiques. — Corps brun; queue et membres noirs; tête d'un brun fauve; pdils de la léle couchés et dirigés en arriére à partir du front; queue très-longue.
Habite l'Inde continentale, et particulièrement les montagnes des Gates et Bombay.
M. Isidore Geoffroy Sainl-IIilaire a donné â celte espèce le nom de cuciillntii.'! pour rappeler une disposition des couleurs qui est caractéristique pour elle. Le dessus et les cotés de la tète, ainsi que la gorge, sont d'un brun fauve, qui, par sa teinte très-claire, tranche, d'une manière remanpiable. ,ivec le reste du pelage, qui est brun sur les flancs, les lombes et les fesses; noirâtre sur la ligne médiane du dos et sur les cuisses, les jambes et les bras; enfin, d'un noir pur sur les avant-bras, les quatre mains et la ipieue.
Le dessous du corps, et la face interne des lu'as et des cuisses, sont couverts de poils noirâtres peu abondants; la gorge l'est de poils d'un brun fauve et très clairsemés.
Fig. 04. — ScninoiiiUiùciuc à c.i|iuilion (ila|iiùs Merlin).
OlIAIMU'MAiSKS.
Les ongli's soiil nuir.s; la faci', t'ii yiaiulc partie nue, loiiiine chez les aulies seiiiiiupillièques, esi entourée, [iresciiie eiitiéi'enu'iit, (l'un cercle de soies noires, l'oides et assez loiiyiics. Ces soies sont, sur les côtés de la face, peu noiiilireuses, et dirii^ées en dclinrs; elles sont, au contraire, sur le front, trés-aboiidantes, et dirigées plus ou moins régulièienicnl en haut. Cette disposition se trouve également chez (|uelques autres sennioi)itlié(iues, principalement chez l'cntelle. Les oreilles sont revêtues de poils noirs, assez roides, ([ui tranchent, |Kir leur couleur, au milieu des poils brun fauve du reste de la tète.
l'ig. 05. — ScniiKi|iitliL'i|iie à c:\|niclion.
Les poils du corps sont généralement moelleux et assez longs (ils ont de six à onze centinlétre^^j; ceux des membres et de la face supérieure de la léte sont moins longs (trois à cinq centimètres) Cependant, prés des oreilles, les poils de la léte elle-même égalent presque les plus longs poils du corps. Enfin, on remarque, sous le menton, un bouquet de poils dirigés en bas, et dont' quehiuesuns sont assez longs.
Les pouces antérieurs sont tré.s-courls; les formes grêles et élancées; ut la queue surtout trés-allongée. (IsiDouE Geoifkoy SaiiM-IIil.viue.)
7. SEMNOPITIIÈQUE DORli. SJ!MM)PmiECCS AUnATUS. (De.Mii.iuli.is )
C-\BACTÈiiEs SPÉCIFIQUES. — Pelage uniformément jauue doré, plus clair en dessous; une tache noire au genou de chaque côté.
Habite les Moluques.
« Cette belle espèce, si remarquable par sa taille, ayant environ soixante-huit centimètres de haiil ,
el la queue aussi loiiyue que le corps, est d'un beau roux doré uniforme, à l'exception d'une tache noirâtre à la rotule, et du ventre, qui est presque nu ; les doigts des mains antérieures sont couverts de poils jusqu'à la deuxième phalange; ceux des mains de derrière le sont jusqu'aux ongles. Celte espèce de singe a toujours été classée avec les guenons proprement dites, el elle termine leur série dans la coUecdon du Muséum de Paris. Mais la longueur de ses doigts, aussi disproportionnée que dans aucun semnopitlièque, la figure et la grandeur uniforme de ses incisives, tout annonce un semnopithèque, ce que peut seulement déterminer, toutefois, l'existence d'un talon à la dernière molaire inférieure. Temminck assure qu'elle est des Moluques, position géographique qui éloigne encore l'idée que ce singe soit une guenon. » (Desmoulixs.)
M. Isidore Geoffroy Saint-Ililaire pense que l'atys d'Âudebert et de Geoffroy Saint-IIilaire n'est qu'une variété alhine de cette espèce. Le seul individu que l'on connaisse, dit-il, celui qui se trouve au Muséum, ne diffère du semnopitlièque doré, à part sa couleur, que par l'allongement de son museau ; allongement qui dépend sans doute d'une préparation mal faite. Il a d'ailleurs la même disposition de pelage, la même taille, et ressemble, jusque par la présence d'une uelite nudité aux genoux, à l'individu du semnopilhèque doré, auquel il l'a comparé.
8. SE.MNOPITllÈQUE AUX FESSES BLANCHES. SEMiSOPITUECVS LEUCOPRYMNUS. (De.-marest.)
Caractères SPÉCIFIQUES. — Dessus de la tète d'un brun foncé; face violet pourpré, entourée de longs poils blancs ; corps et membres noirs; région interne des membres et dessus du corps passant au brun noiiàtre; gorge, dessous du cou et parlie postérieure des joues couverts de longs poils d'un gris jaunâtre; une gr;.nde tache triangulaire d'un blanc grisâtre, commençant à huit ou dix centimètres au-dessus de l'origine de la queue et couvrant les fesses et le haut des cuisses ; la queue blanchâtre et terminée par un pinceau.
Habite Ceylan.
Ce singe, connu dans l'Inde sous le nom de soulili, a le museau très peu prolongé, le front largement bombé et assez relevé; son corps est grêle ; ses mains et ses pieds sont très-allongés, et ont le pouce fort court et très-remonté ; son pelage, composé de poils fins et soyeux, est d'un brun obscur sur la tête et la nuque; mais, ce qui distingue le mieux cette espèce, c'est une tache, d'un blanc grisâtre, qui commence sur la lige médiane du dos, un peu au-dessus de l'origine de la queue, et s'étend sur les fesses et le haut de la cuisse. (Desmoulins.)
9. SEMKOriTllÈQUE NEIGEUX. SEilNOPITIIECUS PnUimSUS. (Ilesmarcst.)
CAiiACTiiREs spécifiques. — Pclagc formé de poils noirs, ayant tous la pointe blanche. Ilabitc .lava et Sumatra.
Le pelage de celte espèce est uniformément noir, plus fourni en dessus et très-rare au ventre ; les oreilles et la face sont nues, excepté le long des lèvres, surtout aux angles, où s'élèvent quelques poils lilancs; la peau du corps est bleuâtre; celle des mains est très-peu velue et noire, ainsi que celle qui recouvre les callosités; l'iris est jaune, ce qui semblerait annoncer une existence nocturne; les jeunes sont d'un brun rougeàtre; la couleur noire ne se prononce qu'avec l'âge. (Des-
MOULI.XS.)
Ce singe parait exister â Sumatra; mais il est bien plus commun dans les forêts de Java, où il vit
en nombreuses troupes. Contrairement au respect que les Indiens accordent, comme nous l'avons dit, à l'entelle, par exemple, les Javanais font la chasse aux seranopithèques neigeux pour se procurer leurs peaux, qu'ils emploient comme vêtement militaire.
Fig. CG. — ScmnopUlièquc ntigeux.
10. SEMNOPITlIlinL'E A FOL'RRl'UE SE.MXOPITnnCVS VELLEROSUS. (Isiii. Geoffroy Sainl-Hilaiie.)
Caractères spécifiques. — Pelage noir, composé de poils extrêmement longs (douze à vingt centimètres) sur le dos, les flancs et les lombes; gorge, côté de la tète et queue d'un blanc nuancé de jaunâtre; une grande tache grise sur la fesse et à la partie postérieure de la cuisse de chaque côté de l'origine de la queue.
Habite l'Inde ou l'un des archipels voisins?
Le corps et le dessus de la lèie sont d'un noir brillant, les poils ont un aspect soyeux, brillant, qui rappelle le pelage du coaita. La gorge et le dessous du cou sont couverts, au contraire, de poils d'un blanc sale très-moelleux et un peu frisés ; les bras sont noirs comme le corps; les cuisses et le haut des jandies sont noirs comme les bras; mais il existe, de chaque côté, sur la partie postérieure et interne de la cuisse et sur les fesses, une grande tache d'un gris clair, qui passe au fauve autour de la callosité; les poils qui conq)osent cette tache sont, pour la plupart, d'un blanc grisâtre; mais
un assez yiand nombre de poils noirs se trouvenl mêlés parmi eux. La queue esl tuul entière Manelie L'etal de la peau, que j'ai examinée, ne m'a pas permis de connaître la eoulcur des avant-bras, des mains, du bas des jambes, des pieds et de la faee.
Les poils des membres et de la queue sont assez courts, ceux de la tête sont uu peu [dus loiiys ; mais les plus longs de tous sont ceux de la partie supérieure du corps et des tlancs qui ont jusqu'à cinq, six et sept pouces. Ceux des tlancs sont un peu plus loni;s que ceux du milieu du dos; tous ces toniçs poils sont lisses, coucliés et dirigés en arrière ; ceux du dessous du corps sont au contraire un peu frisés et disposés très-irrégulièrement.
La taille dusemnopithèque à fourrure est la même que celle du doue, avec lequel il a beaucoup de rapports. iVéanmoins, il sera toujours facile de distinguer notre scinnopiiliccns vellcrosiis, soit du scninopilliiTits ncniwus, soit du sciiniojùllurus tcucopniiiinu.i, dont il est également voisin jiar sa laille, ses formes et sa coloration. Le meilleur caractère (|ue l'on puisse consulter pour établir cette distinction, c'est celui de la tache grise des fesses, qui esl bornée à peu près au niveau des callosités, et ne se prolonge point au-dessus de l'origine de la queue, origine qui est au contraire cachée sous les longs poils noirs da bas du dos. (Isid. GEot-pnoY S.^int-IIilaiiie.)
11. SEJINOPITtlÈQUE CIMErAYli. SEMXOPITULCUS MELMOI'IIOS^ (Fiéil. Cuvicr )
Caractères si'i-.cifiques. — Pelage d'un roux vif, une touffe de longs poils à la partie postérieure et supérieure de la tête, face très-aplatie, pommettes saillantes.
Habite Sumatra.
Le cimepaye a le pelage d'un roux brillant sur le dessus du corps, à la face extérieure des membres, à la queue, au devant du front et aux joues, où les poils dirigés en arrière forment d'épais favoris. La poitrine, le ventre et le dedans des membres sont blanchâtres; la tète est ceinte d'un cercle ou plutôt d'une aigrette de poils noirs; quelques poils semblables sont aussi clairsemés le long du dos et sur les épaules. La face est bleue jus(prà la lèvre supérieure, qui esl couleur de chair ainsi que l'inférieure et le menton ; les oreilles sont de même couleur que la face, et le dedans des mains est noirâtre comme les callosités; le ventre est i)res(pie nu, et le dedans des membres peu velu ; le nez, très-ridé à sa base, fait une grande saillie; les poils de tout le corps sont tiés-longs et un peu laineux. (Desjiollixs.)
Le cimepaye mesure un mètre cinquante centimètres du sommet de la tête à l'extrémité de la (piene, et, dans ces dimensions, cette dernière partie entre pour (|uatre-vingt-dlx centimètres. Les membres sont très-allonges et grêles relativement aux proportions du corps ; mais les avant-bras et les jambes sont surtout très-longs et terminés par des doigts bien fendus. Les pouces des mains sont très-courts et très-remontés ; les oreilles sont noires, larges, minces et non bordées. (Lesson.)
12. SEMNOPITIIÈQUE MAtlIiE. SEMiSOPITIIEClS iHAUItUS. (Frcd. Cuvier.)
CAiiACTiiREs srÉciFiQuiîs. — Pclagc iiùir, uuc tache blanche en dessous à l'ongine de la cpieue ; poils longs, surtout à la tête. Les jeunes, entièrement fauves dans le premier ûge, et variés de fauve et de noir dans le second.
Habile .lava et Sumatra.
Ce .singe, nommé tchincou à .lava, est remarquable, comme tous les semnopithèques, par ses formes grêles, ses membres allongés, la petitesse de ses pouces aux mains antérieures, la brièveté de son cou et sa face plate entourée de poils droits, ((ui forment autour de sa tête une large auréole.
Scmnopllliéque luippi' noire.
OHMinilMANES. 87
Tniii sdii nii'us. sniis cil ('\i'('|ilrr :iiiiiiiii' [ciflio, est iiiiifdriiu'mrnt roiivcrl (l'un pclnj^o noir, beau- (■iiii|i plus rdiiriii sur les parties siipéiieures du cor[)s que sur les parties inférieures et surtout l'ab- (lonieii, où iesjioils sont même assez rares. Les oreilles et la face sont nues, à l'exception des lèvres et des côtés de la bouche, d'où partent quebiues poils blancs. La couleur de la peau est bleuâtre. Les mains sont peu velues, et la peau ([ui les recouvre est noire, ainsi que celle qui recouvre les callosités; l'iris est d'un beau fauve oraiii;é. (FFu';n. C.cvifr.)
Fis- *J''- — Scmnopithùaui; maure.
Les jeunes tchincous sont d'un brun rougeàtre au lieu d'être noirs, et ce n'est qu'après leurs ].rcmières mues qu'ils prennent les couleurs des adultes, et deviennent de plus en plus noirs avec 1 àyc.
Il taille de ce sin-c approche de celle de l'entelle ; il a, du sommet de la tête à l'origine de la queue," deux pieds; celle-ci a plus de deux pieds et demi. La hauteur du train de devant est de quinze pouces, et celle du train de derrière est de dix-huit. (l'r.Én. Cuvieb.)
iô. SESIiSOPlTlIÈQUE rVBRUUS. SEMXOPITIIECVS PYnRIIVS. (IlnrsfieM.)
CAisACTÈnEs SPÉCIFIQUES. — Pelage fauve vif sur le dos et les régions externes des membres; poils doux et mollets, blonds dorés sur la tète, au front, à la queue et aux quatre extrémités ; ventre et dedans des membres jaune pâle ; pas de taches noires aux genoux.
Habite Java.
Parles couleurs qui teignent son corps, ce singe, dit Horsfield, a quelques rapports avec le scmnopiiliéque maure, avant que le pelage de ce dernier soit entièrement devenu noir. Toutefois, le dessus du dos et les parties externes des membres sont d'un fauve décidé et constant dans l'intensité de ses teintes ; son corps est allongé et assez grêle, et ses extrémités surtout sont remarquables par leur faiblesse : la nature des poils qui composent son pelage est d'être délicate, douce au toucher et comme soyeuse ; et sa couleur présente, sur les parties supérieures, une teinte brune rousse, affectant des reflets blonds dorés sur le sommet de la tête, le front, la queue et les extrémités, et passant au jaune pâle sur le ventre et le dedans des membres.
Sur les flancs, depuis la tête jusqu'aux lombes, règne une bandelette longitudinale de poils clairsemés, frisottés, et d'une grande délicatesse, qui séoare ainsi les poils longs du dos. Ce singe porte, à Java, le nom de liitung. (Lesson.)
14. SEMNOPITllKQUE KRA. SEMNOPITHECUS FASCICVLAItlS. (Raifles.)
C.\nACTÈRES SPÉCIFIQUES. — Vertex et dos brun rougeâtre ; flancs et queue gris, passant au gris clair sous le corps et en dedans des membres; face brunâtre, avec des favoris épais, blanchâtres; callosités des fesses très-larges.
Habite Sumatra.
Ce singe, nommé kra par les Malais, à cause de son cri, vit en troupes nombreuses dans les forêts. Son corps a cinquante-cinq centimètres, et sa queue mesure une plus grande longueur.
Dubiun rougeâtre teint le dos et le dessus de la tête, tandis que la queue et les flancs sont d'un gris qui s'éclaircit en dedans des membres et sur la partie inférieure du corps. La face, que recouvrent quelques poils courts, gris clair, est brunâtre, et des poils blanchâtres s'élèvent sur les joues pour former des touffes beaucoup plus longues que la barbe; ses yeux sont bruns, abrités par des sourcils proéminents et protégés par des paupières blanches; le nez, assez saillant à sa racine, s'aplatit vers l'extrémité, où s'ouvrent les narines en scissures obliques; des abajoues sont assez visibles; les oreilles, dont la forme est arrondie, présentent une pointe obtuse assez marquée à leur sommet ; les canines ont peu de longueur, et le pouce des mains est comme tronqué ; de larges callosités se dessinent sur les fesses. Sir Uaffles dit que le kra s'apprivoise diflicilemeut, et que les naturels en distinguent une variété à pelage plus blanc, et teint de rougeâtre sur le dos. Ce même auteur ajoute encore qu'il en existe une race plus petite nommée kra buku, qui n'a point de poils touffus sur les joues, et dont la taille atteint rarement trente-cinq centimètres. (Lesso.i.)
Ces deux dernières espèces de seninopithèqucs, admises par Lesson, ne sont pas assez connues encore pour que nous les présentions comme certaines, et nous regrettons de ne pouvoir rien dire de leurs habitudes.
Seniiiopithôiiiio li:iriii<|ii<
15. SEMNOPITHÈQUE MITRE ou CROO. SËMNOPITIIECUS COMATVS. ( Desmarest.)
Caiiactères SPÉCIFIQUES. — Dessus ilu corps et de l;i queue, région externe des meml)ros, d'un gris de fer foneé; dessous de la tête, du tronc, de la queue et dedans des membres, d'un liiancsale uniforme; mains i)lanciies ou d'un gris elair; de longs i)oils noirs sui' le milieu de la tète et à l'occiput.
Habite Sumatra.
A Sumatra, on donne à cette espèce le nom de croo, sans doute par analogie avec son cri.
Fi;. 08. — Seinnopilhùquc miliv.
tu. SEMNOIMTIIÈQUE B.4RB1QI1E. SËMNOPITIIECUS BARnATUS.
Sous le nom de seninopithèque barbique nous indiquons une petite espèce classée parmi les guenons, et fort peu connue encore. On en voit un individu monté dans les galeries du Muséum; mais il est difficile d'en donner une description exacte, et nous nous contenterons de la citer.
00 HISTOIRE NATIUELLE.
5""= GENIIE. — COLOBE. COLOBUS. (lUiger.
KcXoêc;, mutilé.
CARACTÈRES GENERIQUES
Ma'nis (nticrieurcs élroilcs, tns-iuiujuis, à pouces exlérieuremcnt nuls ou tout au plus rudimcntaircs.
Fonui's fjirlcs; meiitlires et queue Iris-lougs.
Museau court; nei aplati ; crâne assez volumineux.
Estomac complexe; des abajoues?
Des callosités au.r fesses.
La (teruière molaire inférieure à cinq tubercules.
Habile rAIViquc.
Les colobes sont très-voisins des semnopithèquos par leur oryanisatioii , et ils sont, en Afrique, les représentants de ces derniers, qui habitent exclusivement l'Asie. Ils ont le corps et les membres grêles; leur face est nue, mais l'on ne sait pas encore, d'une manière positive, s'ils ont des abajoues. Leur queue est longue, et plus ou moins floconneuse à l'extrémité. Ce genre est encore incomplètement connu, quoique les auteurs aient décrit huit ou neuf espèces. Le caractère saillant qui les distingue des semnopithèques se trouve dans l'absence de pouce aux mains antérieures.
Fis;. 69 — Main antérieure de colobe.