‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 3)Chapitre 4 sur 81 · TRIBU. — PRIMATES · texte numérisé non relu

TRIBU. — PRIMATES

La première tribu comprend des singes remarquables par leur taille et leurs formes comparables à celles de l'homme ; leurs membres antérieurs sont généralement plus longs que les postérieurs, ce qui rend la station bipède disgracieuse, difficile, et la station quadrupède oblique et gênée. Orangs et gibbons.

2"" TRIBU. — PITHÉCIEXS.

La seconde tribu, beaucoup plus nombreuse que la première en genres et en espèces, est composée de singes dont les membres postérieurs sont généralement plus longs que les antérieurs, disposition qui commande les allures ((uadiupèdes. Guenons et macaques.

HISTOIRI': NVILHELLU

OJeuocieuie àeohcu.

ç^iwaeà ^ïa>hi.x.xAduiieuù.

Lo nom de plalyrrliiniens {■n:'/.v.-u;, large ; piv, nez) a été donné aussi par Geoffroy-Saint-Hilaire aux singes qui ont les narines séparées par une large cloison, et dont le nez est aplati. Us sont tous du nouveau continent, et leur système dentaire est composé de trente-six dents chez les uns, et de trente-deux chez les autres

Cette section se trouve partagée aussi en deux tribus : les eébkns et les arclopilhccieiis.

Fin 53. — Platvii'liinien (nouveau continent).

3"" TRÏBll. — CÉBIENS.

Dans cette tribu (cébiens, xt.to;. singe à longue queue) se trouvent groupés des singes américains ayant les narines ouvertes latéralement (sapajous), et dont le système dentaire se compose de trentesix dents :

- incisives, - canines, 7-r molaires ; 56.

4° TRIBU. — ARCTOPITHÉCIEIVS.

La quatrième tribu (afUTc;, ours; mO-nt, singe) est établie pour les plus petites espèces de la famille. Ces singes, à narines séparées aussi par une large cloison et ouvertes latéralement, sont aussi de I Amérique, mais ils se distinguent par un caractère bien tranché. Les primates, les pilhéciens et les cébiens ont des ongles souvent assez aplatis aux doigts des pieds et des mains, tandis que, chez les arctopithéciens, ces ongles sont lemplacés par de véritables griffes. Leurs dents, au nombre de trente-deux, sont ainsi réparties :

y incisives, - canines, -— molaires : û2.

■4 I lu

En terminant cette exposition du plan que nous voulons suivre, nous dirons que si nous avons réservé à la première tribu le nom de primates, que Linnée et plusieurs naturalistes emploient d'une manière plus générale pour comprendre sous la même dénomination l'espèce humaine et une partie des singes, c'est que nous pensons, avec des savants du plus grand mérite, que l'homme doit être considéré comme un être à part et en dehors des cadres zoologiqiies. où il ne ligure (jue parce qu'il est composé des mêmes éléments et qu'il se trouve soumis aux mêmes lois que les animaux. Nous voubms aussi, par le choix du nom conservé aux singes de celte trijiu. (biniicr l'idcc de la supêliiirile lie leur (ii'"aMisiilion.

QUADUUMANES.

Enfin le nom de pithéeiens, employé pour la seconde tribu, nous semble plus général et plus convenable que celui de cynopilhéciens, qui en réalité ne s'applique positivement qu'aux derniers genres de cette tribu.

Fis;. 35. — Chacma.

Fip;. 34. — Guenon ascagne.

ContrairemiMit aux habitiules des auteurs, nous n'entrerons dans quelques détails sur l'organisation des animaux qui tVnit le sujet de ce volume que lorsque nous les aurons fait connaître. Nous croyons que ces détails intéressèrent alors beaucoup plus le lecteur à cause des citatious nombreuses que nous pourrons faire des espèces qu'il ne conuail pas encore.

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