TAHSIER AUX 5IAINS BRUNES. TAnSlUS FUSCOMASUS. (Fischer
Caractères sfÉciFiQUES — Pelage brun roussâlre; les mains brunes; oreilles assez "randes. Habile l'ile de Madagascar.
Cette espèce a le pelage gris-blanc sur le ventre, et sa taille ne dépasse guère celle d'un mulut de France.
On cite bien encore le tarsier de Banca, icusiiis fnscus, de llorsiield, des Moluques; et le tarsier d'Amboine ; mais ces espèces sont trop i)eu connues pour qu'il soit possible de les admettre dans notre travail.
li;; '2^7. — l'ni()illiùi|ue à diaiiémc.
Avc-Ayc ili! Mail.iB'isi'i"
QUATRIÈME FAMILLE. - CIIEIROMIENS.
Xiip, main; ,".u;, ral.
Celle famille se compose de quadrumanes qui s'éloignent beaucoup du type de l'ordre; les uns, connus sous le nom d'aye-a\e, les autres sous celui de galéopilhèques, semblent établir le passade des singes aux rongeurs et aux chauves-souris.
1" GENRE. — AYE-AYE. MYSPITHECUS. (De Blainville.
M\j;, rai ; ittOc,;, singe.
CARACTERES GENERIQUES.
Dents incisives comprimées latéralcmoit, dccrivant un demi-cercle et profondément cchancrccs. Mamelles abdominales.
Mains antérieures très-grêles, h dohjts longs, armés d'ongles recourbés; le pouce des mains postérieures opposable et h ongle aplati.
Queue touffue, longue et couverte de poils rudes.
Les aye-ayes habitent l'île de Madagascar.
Ces animaux doivent, dit-on, leur nom à l'étonnement que leur vue inspira aux Madé^;asncs, qai ne les connaissaient pas. Sonnerat, qui découvrit ce curieux animal, dit qu'il se creuse des ter-
Fig. 228. — Main antérieure d'aje-ayc.
Fig. — 229- Main poslûrieuro d'ayc-ayc.
riers; cependant il est [ilus probable qu'il vit sur les arbres, et trouve une retraite dans les trous ou les crevasses de leurs troncs.
^YE-AYE UADÉCASSE. ^liSPITIIECVS MADAGASCMtlEXSIS. (Lncépcdu.)
CAn.iCTÈREs si'ÉciFKjuEs. — Pelage rude, de couleur brune mêlée d.e jaunâtre; le dessous du corps fauve; queue longue, touffue et garnie de longs poils noirs et durs.
Habite l'île de Madagascar.
L'aye-aye ressemble aux écureuils par le port et par la queue; ses dents incisives sont encore plus comprimées par les côtés, et plus larges d'avant en arriére que les leurs; mais soii principal I araclère consiste dans les doigts Irès-ailongés des mains antérieures et dans le pouce séparé et opposable des mains postérieures. Les poils de la queue sont dirigés sur les cotés et la rendent plate comme celle des écureuils. Le dos et les cuisses sont recouverts d'un duvet laineux et jaunâtre que dépassent beaucoup de soies brunes; les quatre pieds sont d'un brun roussâtre, le dehors est jaunâlre. La tête est surmontée de grandes oreilles mince.s et presque nues. On ignore quel usage cet animal fait de ses mains singulières. Sonnerat pense que le doig'l long et grêle lui sert à pénétrer dans les trous de l'écorce des arbres pour y chercher des larves d'insectes. Des aye-a\es qu'il a nourris employaient ce doigt pour porter à la bouche le ni cuit qu'il leur donnait. Cet animal voit mal pendant le jour, et est d'un naturel très-paresseux, dormant pendant presque toute la journée couché sur le côté et la tête entre les jambes; sa démarche est lente et pénible, et il parait Irès-crainlif (Cuvif.r.)
2"' GENRE — GALÉOPITIIÈQUE. GALEOPITHECUS. (Pallas.)
raXï,, chat; -i9r,|, singe.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Un repli de In pcan, partant de la commissure des lèvres, enga'je les membres jusqu'aux doifjts cl tonte la (jncue.
Membres d'éfjalc lonejucur.
Mains pcntudacttflcs, a onr/lcs tranchants cl acérés, sans pouce opposable.
Deux paires de iitamelles pectorales.
Tête conique; ntuscuu pointu.
Dents sillonnées verticalement.
Les galéopithèques habitent les îles des Indes orientales.
Ces animaux singuliers, que les uns considèrent comme un lémurien, les autres comme une chauvesouris, établissent réellement le chaînon intermédiaire qui unit les makis aux chauves-souris; ce sont les formes des premiers, avec les membranes qui lient les membres des seconds. Mais, chez les galéopithèques, cette membrane est caractéristique; elle naît des côtés de la tête derrière la commissure des lèvres, enveloppe les membres antérieurs jusqu'aux doigts, et s'étend de la même manière sur les postérieurs, sans en excepter la queue, qui se trouve complètement engagée dans ses replis.
Chez les chauves-souris, il y a exagération de l'extrémité des membres antérieurs, et la membrane qui réunit les doigts est mince, nue, étendue en un léger réseau. Chez les galéopithèques, au contraire, les bras et les mains ne différent point, par leurs proportions, des jambes et des pieds, et la membrane qui les enlace constitue un manleau d'un tissu épais, résistant, très-velu sur sa face dorsale.
Les galéopithèqucs sont aussi caractérisés par un système dentaire composé, à la mâchoire supérieure, de quatre incisives, deux canines et douze molaires, et, à l'inférieure, de six incisives, deux canines et dix molaires. Leurs habitudes sont ;1 peu près celles des roussettes; ils vivent comme elles de fruits et d'inseeles, et s'accruclient aux branches par leurs pieds, dit-on, poui' dormir suspendus la tète en bas. Pendant le jour, ils fuient la lumière, et se tiennent taches dans les endroits les plus abrités des forêts. Ils n'en sortent que le soir, pour chercher leur nourriture, en se servant de leurs membranes comme d'ailes, ou plutôt comme de parachutes, car leur vol est fort incomplet, lourd et embarrassé. Leur chair, qui a une odeur forte, plaît singulièrement à diverses peupladcL;, qui s'en nourrissent. (Lessox.)
Décidément, dit Geoffroy Saint-Hilaire, dans une de ses leçons, le galéopithèque n'est point une chauve-souris, et nous devons en être certains après avoir constaté que les membres antérieurs sont une exacte répétition des postérieurs. Des doigts courts aux mains changent toute l'énonomie, et restreignent l'exercice de l'instrument du vol; c'est une aile qui ne s'est point produite entièrement; or, un mammifère caractérisé par un vol impuissant, sous le rapport des moyens organiques et de leurs fonctions, n'est point une chauve-souris; le galéopithèque n'est donc point une chauve-souris, puisqu'il manque du caractère essentiel à cette famille. (Geoffroy SAhM-IlimnE.)
Les galéopitiièques ont chaque membre terminé par cinq doigts, tous dirigés dans le même sens, réunis par une palmature assez ample, et terminés par des ongles comprimés, aigus et très-forts, qui leur permettent de grimper aux arbres avec facilité. Leur tête présente un front un peu bombé, des oreilles arrondies, des yeux assez grands et des narines percées dans un mufle comme celles des makis. Leurs mamelles sont pectorales et au nombre de deux paires fort rappochées l'une de l'autre. (Gervais.)
On cite plusieurs espèces de galéopithèques.
1. GALÉOPITHÈQUE VARIÉ. GALEOPITBECVS VARIEGATUS. (Geoffroy Saint-llilaire. )
Caractères spécifiques. — F'elage d'un brun sombre, tacheté de blanc sur les membres, avec des traits noirs.
Habite l'île de Java.
Cette espèce est considérée, par quelques auteurs, comme le jeune âge du galéopithèque roux, ce qui semble assez probable.