QUAO. CANIS FAMILIARIS QUAO, Mardwich
Oreilles moins arrondies que celles de la variété précédente; queue plus noire. Se rencontre dans les montagnes de Ransgbor, dans l'Inde, où il paraît vivre à l’état sanvage.
o. CHIEN DE LA NOUVELLE-IRLANDE ou POULL. CANIS FAMILIARIS HYBERNIÆ. Lesson.
Museau pointu; oreilles courtes, droites et pointues; jambes grèles; pelage ras, brun ou fauve. Les habitants de la Nouvelle-lrlande le multiplient et l'élèvent dans des sortes de pares pour le manger, et ils l'ont habitué à se nourrir de tout, principalement de végétaux et de poissons.
6. CHIEN DES INDES-ORIENTALES ou DHOLE. CANIS FAMILIARIS INDICUS. Botard
Forme et taille du Chien de la Nouvelle-Hollande: pelage d’un roux uniforme brillant; queue peu touflue.
Cette variété vit à l'état sauvage en Orient, et, dit-on, aussi dans l'Afrique méridionale; les divers individus se réunissent en troupes nombreuses pour chasser les Gazelles, ce qu'iis font en plein jour pour éviter la rencontre des Léopards et des Lions.
À ces espèces sauvages on doit probablement joindre :
7. CHIEN MARRON D'AMÉRIQUE. CANIS FAMILIARIS AMERICANUS. Nobis
Diffère des Lévriers en ce que sa taille est un peu moins élancée; tête plate et longue; museau effilé; pelage hérissé, fauve ou brunâtre.
Ne serait-ce pas à cette variété qu’on devrait rapporter les Canis Novæ-Culedoniæ et Canadensis décrits en quelques mots par Richardson?
8. CHIEN DU CAP DE BONNE-ESPÉRANCE. Kolbe. CANIS FAMILIARIS CAPENSIS. Nobis.
Museau pointu: oreilles droites; queue longue, traîinant presque à terre; pelage clair, long, toujours hérissé, un peu fauve.
On le rencontre vivant à l’état sauvage et à celui de domesticité, et on le dit excellent pour la garde des troupeaux; il existait dans le midi de l'Afrique avant le voyage de Vasco de Gama : aujourd'hui on le trouve marron au Congo.
Les Canis lagopus, Richardson, des rives de la Makensie, dans l'Amérique boréale, et le Canis Dukunensis, Sykes, des Mahrattes, sont placés par Lesson dans la même division que les variétés précédentes.
J. CHIEN MATIN CANIS FAMILIARIS LANIARIUS. Linné.
Tête allongée; front aplati, oreilles droites à la base et demi-pendantes dans le reste de leur étendue; taille longue, assez grosse, sans être épaisse; jambes longues, nerveuses, fortes; queue relevée en haut; pelage assez court sur le corps et plus long aux parties inférieures et à la queue; couleur ordinairement fauve jaunâtre, avec des rayures noirâtres, obliques, parallèles entre elles, mais peu marquées et irrégulièrement disposées sur les flancs : d’autres individus blancs, gris, bruns ou noirs uniformes. Longueur du corps entier, depuis le bout du museau jusqu'à l’origine de la queue : environ 1"; hauteur : 0",33.
Gmelin y forme deux sous-variétés qu'il nomme Canis laniarius aprinus et suillus.
Ce Chien est fort et courageux, il se bat avec vigueur contre ls Loups; il est assez intelligent et
très-attaché à son maître. On l'emploie parfois à la chasse du Sanglier et du Loup, mais le plus souvent il est destiné à la garde des habitations rurales et à celle des troupeaux.
Fig 51. — Mâtin
10. CHIEN DE TERRE-NEUVE. CANIS FAMILIARIS TERRÆ-NOVÆ. Blumenbach.
Tête plus large que celle du Mätin; museau plus épais; oreilles pendantes; pattes fortes; pieds conformés comme ceux des autres Chiens, quoique l’on dise généralement qu'il les a palmés; poils longs, noirs et blancs.
Habite Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse, et est remarquable par son courage. Il se plait à aller dans l'eau pour en retirer les objets qui flottent à sa surface; il est aimant, fidèle et peut recevoir une certaine éducation, La réputation de cette variété est trop connue pour que nous entrions dans plus de détails sur ses mœurs.
11. GRAND DANOIS. Buffon. CANIS FAMILIARIS DANICUS MAJOR. Boitard.
Il tient un peu du Mâtin, mais il a les formes plus épaisses, le museau plus gros et plus carré, les lèvres un peu pendantes; son pelage est toujours d’un fauve noirâtre, rayé transversalement de bandes à peu près disposées comme celles du Tigre. Cest le plus grand de tous les Chiens, car on assure en avoir vu d'aussi grands qu'un âne.
Une sous-variété indiquée par Gmelin porte le nom de Canis Danicus cursorius.
C'est le plus paresseux et le plus inoffensif de toutes les variétés de Chiens; il est probable que les Chiens d'Épire, si célèbres par leur force, appartenaient à une race croisée du grand Danois et du Mâtin, race qui existe encore aujourd'hui et qu'on emploie à la chasse du Loup et du Sanglier.
42. DANOIS MOUCIIETÉ. CANIS FAMILIARIS DANICUS. A.-G Desmarest.
Plus mince et plus léger que le Mâtin, dont il atteint la taile; pelage habituellement blane, marqué de taches arrondies, petites et nombreuses; queue grèle, relevée, recourbée; yeux souvent avec une partie de l'iris d’un blanc bleuñtre.
Cet animal est purement de luxe; il était de mode autrefois de le faire courir devant les chevaux de carrosse.
Quant au petit Danois, nous en parlerons plus tard, parce qu'il n'appartient probablement pas à la race que nous étudions actuellement ; au moins d'après l'opinion de la plupart des naturalistes.
145 LÉVRIER. CANIS FAMILIARIS GRAIUS. Linné.
Museau très-allongé, et beaucoup plus que dans aucune autre variété de Chien; front très-bas, ce qui est causé par l'oblitération des sinus frontaux; lèvres courtes; jambes minces et très-longues; muscles maigres; abdomen très-rétréci; oreilles à demi pendantes; pelage essentiellement composé de poils soyeux, manquant souvent de cinquième doigt aux pieds de derrière; queue peu charnue. Longueur totale : environ 0",66.
Fig. 52. — Lévrier
Ce Chien a une intelligence bornée, est peu susceptible d'éducation, très-sensible aux caresses, même des personnes qu'il n'a jamais vues, et s’attachant peu à son maître. Ses formes sont sveltes et légères. Sa vue est excellente; son ouïe très-fine. Sa course est très-rapide, ce qui fait que les variétés de grande taille sont employées à la chasse à courre, principalement à celle du Lièvre et du Lapin. Toutefois, les Lévriers d'Écosse et d'Irlande étaient aussi autrefois en usage comme Chiens de garde.
Buffon considère le Lévrier comme propre aux contrées chaudes de l'Europe, et il le fait descendre de la race du Mätin.
* On y distingue plusieurs sous-variétés, telles que :