‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 4)Chapitre 8 sur 129 · GENETTE GRÊLE. VIVERRA EXILIS. De Blainville · texte numérisé non relu

GENETTE GRÊLE. VIVERRA EXILIS. De Blainville

Établie sur un côté gauche de mâchoire inférieure à dents très-incomplètes, long de 0,40. Trouvé à Sansans par M. Lartet.

enfin, nous voulons compléter ce que l'on sait d’une manière générale sur les animaux fossiles de a nu des Viverriens, nous ajouterons encore que De Blainville a fait connaître aussi une espèce du genre Mangouste sous la dénomination de Viverra gigantea, et que cette espèce est ét tablie sur deux fragments considérables de mâchoires inférieures portant les quatre dernières dents molaires, recueillis dans le terrain d’eau douce du Soissonnais, et qui étaient de la grandeur d'une Hyène de forte taille.

19m GENRE. — CYNICTE. CYNICTIS. Ogilby, 1839 Proceedings of the zoological Society of London

Kuowv, Chien; œrts, Belette

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES

Système dentaire assez semblable à celui des Mangoustes; toutefois, la partie antérieure de la première arrière-molaire d'en bas est bien plus soulevée et plus insectivore.

Cercle orbitaire plus complet encore que dans ces animaux.

f'ieds conformés comme ceux des Chiens, ayant cinq doigts en avant et quatre en arrière.

Ongles assez aigus.

Le genre Cynictis de M. Ogilby, que nous plaçons ici parce qu'il a de nombreux rapports avec les espèces de la tribu suivante, celle des Caniens, ou du genre Chien proprement dit, a aussi beaucoup d'analogie avec les Mangoustes, à ce point que l'espèce qui en forme le type était placée dans ce dernier genre sous la dénomination d'Ichneumon penicillatus, G. Guvier. M. Isidore Geoffroy Saint- Hilaire, dans ses Leçons de Mammalogie, publiées en 1835, et antérieurement dans ses cours, avait indiqué ce groupe générique sous la dénomination de Cynopus (xvwv, Chien; cvs, pied), qui n'a pas dù être adoptée, puisque le nom de Cynictis avait été créé antérieurement. M. Ogilby en a quelquefois modifié la dénomination en celle de Cunictis.

De Blainville a étudié le squelette du Cynictis penicillatus, et il a vu qu'il se distingue de celui des Mangoustes en ce qu'il a une vertèbre dorsale et une paire de côtes de moins, treize au lieu de quatorze, et une lombaire de plus, sept au lieu de six. La tête est assez voisine, par la forme générale, de celle du Suricate, quoiqu'un peu plus allongée dans la partie céphalique, mais les vertèbres lombaires sont remarquables par la longueur de leurs apophyses transverses, et les trois vertèbres sacrées, parce que la première est seule articulaire avec l'iléon, et surtout parce que la dernière est si petite, qu'elle est difficile à distinguer nettement; enfin, les vingt-huit ou vingt-neuf vertèbres coccygiennes sont caractérisées par leur gracilité. Le sternum a huit pièces, courtes et larges. L’omoplate rappelle la forme de celle de la Mangouste; l'humérus est assez grêle, et les deux os de l'avant-bras sont comme dans le Suricate; la main est aussi comme dans cet animal, mais plus longue, plus grêle. Dans les quatre os métatarsiens externes, en outre, la première phalange est beaucoup plus longue que la deuxième, au contraire de ce qui a lieu chez le Suricate, où elles sont presque égales; le pouce est très- petit, comme dans les Mangoustes. Les membres postérieurs sont grêles, Anse los innominé assez long, s’étalant vers sa terminaison ischiatique; le fémur est de médiocre longueur, grêle; le tibia est robuste comparativement avec la gracilité du péroné; le pied, beaucoup plus long que la main dans une disproportion encore plus grande que dans le Suricate, et quoique aussi terminé par quatre doigts, présente cependant un premier cunéiforme développé, et partant un métatarsien réduit à un seul tubereule; les quatre métatarsiens sont

d'une longueur et d'une gracilité remarquables, ce qui a aussi lieu pour les phalanges, dont les prei i S euxièmes.

mières sont bien plus longues que les deuxième vu à | On a indiqué trois espèces de ce genre, qui toutes proviennent de l'Afrique du Sud ou intertro

picale; la mieux connue est :

CYNICTE. CYNICTIS PENICILLATUS Lesson

Canacrères spéariques. — Corps grêle, de forme élégante; pelage généralement fauve, sauf au bout de la queue, qui est de couleur blanchätre. De la taille de la Fouine.

G. Cuvier le premier admit cette espèce sous le nom d'Herpestes penicillatus; c’est la Mangousta Vaillantii d'Ét. Geoffroy Saint-Hilaire, et le Cynictis Steedmanni de Smith, enfin le nom que nous lui avons conservé lui a été donné par Lesson.

Elle se trouve aux environs du cap de Bonne-Espérance. C'est à Delalande que l'on en doit la découverte

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