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Fiï. 183 — r.rand Duc.
Le grand Duc se nourrit de Lièvres, de Lapins, de Perdrix, etc., et, au besoin, de Rats et d'Insectes
2 DUC ASCALAP11E. tllBO ASCALAPHUS. (Savigny.)
Cet Oiseau, connu aussi sous le nom de Hibou ascalaphe, a la tête assez proportionnée; le bec grêle et caché; le disque facial incomplet; deux aigrettes très-courtes en arrière des yeux; tarses longs, vêtus ainsi que les doigts; deux écailles glabres à l'extrémité de ces derniers. Son plumage est d'un roux blanchâtre, varie de différentes nuances, avec des teintes et des raies d'un brun noir, lancéolées à la tète et à la nuque, par grandes masses sur les ailes, en bandes larges ou en zigzags étroits sur les rémiges et les reclrices, en mèches allongées sur les côtés de la poitrine, et en zigzags transversaux très-fins sur le reste îles pallies inférieures; gorge et milieu de la poitrine blancs, 13 17
sous-caudales blanches, barrées de cinq nu six raies d'un brun noirâtre; plumes duveteuses de pieds blanchâtres; bec noir; iris jaune.
Fip:. 184 — Itcic ascalaphe
fet Oiseau, originaire d'Afrique, se trouve accidentellement en Sicile et en Sardaigne. (Degland )
2™ GENRE. — SCOPS. EPHIALTES. (Keyserling etRlasius.)
Bec court, presque entièrement caché pur les plumes discales, comprimé sur les cales, assez- élevé à ta base, recourbé vers la pointe, sans ondulation an feston mandibulaire, les bords étant simplement arqués dans le sens de la voussure supérieure du bec.
l' ij;. 1S5. — Scops pclil Uni-.
Fig. ISO —Scops petit Duc.
Clwuielte linrfan"
Narines marginales, oratoires, tout à fait cachées dans les plumes basâtes.
Ailes allongées, les deuxième, troisième et quatrième rémiges les plus grandes.
Queue courte, carrée.
Tarses courts, recouverts de plumes serrées jusqu'aux doigts; ceii.v-ci réticulés dans presque toute leur longueur, ne portant chacun que deux ou trois écailles ou squamelles près des onqtes, qui sout assez forts et recourbés.
Ce genre compte vingt espèces cosmopolites, dont une seule d'Europe, que nous figurons : le Scops vulgaire (Stria; [Ephialtes] zorca, Gmelin), de 0"',l<s a 0m,19.
La nourriture des espèces de ce genre est la même que celle de leurs congénères. Les Scops habitent de préférence les endroits élevés; ils se tiennent tout le jour à l'ombre des bois, juchés sur une branche, ou dans les trous de quelque roche ou de quelque vieil édifice.
« Ce qu'il y a de remarquable, dit à cet égard un savant observateur des Oiseaux de notre Europe, M. le docteur Z. Gerbes (1), c'est que. lorsque le Scops choisit un arbre pour le lieu de son repos, on ne l'y voit pas perché dans le sens transversal d'une branche, mais presque toujours dans un sens longitudinal. Il y reste ainsi toute la journée, dans une immobilité parfaite, et ses aigrettes dressées en l'air. Si on le force â prendre sa volée, ce à quoi il ne se décide qu'alors qu'on est trèsprès de lui, il se jette dans un arbre voisin et dans le plus épais du feuillage. »
« Quoique les Scops, dit Buffon. habitent de préférence les terrains élevés, ils se rassemblent volontiers dans ceux où les Mulots se sont le plus multipliés, et y font un grand bien par la destruction de ces animaux, qui se multiplient toujours trop, et qui, dans de certaines années, pullulent à un tel point, qu'ils dévorent toutes les graines et toutes les racines des plantes les plus nécessaires à la nourriture et à l'usage de l'homme. On a souvent vu, dans les temps de cette espèce de fléau, les petits Dues arriver en troupes, et faire si bonne guerre aux Mulots, qu'en peu de jours ils en purgent la terre.
Le Scops peut s'élever assez facilement en domesticité, et, alors, il fait utilement la chasse aux Souris.
Le Scops d'Europe niche dans des creux d'arbres, dans des trous de murailles, sans se donner la peine île faire un lit de mousse, de feuilles ou d'herbes sèches : sa ponte est de trois à cinq œufs, dont le grand diamètre est de CP,055, et le petit diamètre, de 0m,0'27.
SCOPS PETIT DUC. EVtllXLTES zone A. [Keyscrling.)
Le petit Duc a les parties supérieures brunâtres, variées de gris, de roux, de blanchâtre, avec îles traits longitudinaux noirâtres au centre des plumes; des raies vermiculées transversales et des taches irrégulières noires, cendrées ou rousses, sur les scapulaires; parties inférieures d'une seule teinte moins foncée, rayées transversalement de cendré, de roussâtre, et marquées en long de larges taches brun-noir plus vif qu'en dessus; ailes colorées comme le manteau; queue pareille au dos, avec six ou sept bandes transversales roussâtres, accompagnées d'une autre bande étroite brune; bec noir; iris jaune.
Cet Oiseau, qui émigré en automne, habite toutes les parties de l'Europe; il se nourrit de petits Mammifères, de Chenilles et d'Insectes.
De tous les llapaces nocturnes, le Scops est celui qui devient le plus familier. Il arrive â la \oi\ de celui qui l'élève. Nourri en liberté, il revient fidèlement au lieu où Ton a fait son éducation. Mais, aussitôt les époques des migrations arrivées, il n'est plus possible île le retenir; ni l'abondance de nourriture qu'on lui fournit, ni les caresses elles soins qu'on lui prodigue, ne peuvent le déterminer
I Diclionn. pillor. d'Ilist. nalui Gucrin, 1859, t. VIII, p. ('.50.
à resler. Il faut alors l'enfermer si l'on veut le conserver. Son départ a régulièrement lieu en septembre. (Degland.)
Fig 187 — Stops petit Duc.
5me GENRE. - KETUPU. KETUPA. (Lesson.)
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec large el épais à la base, droit dans la première moitié de sa longueur, recourbé à la pointe, qui est crochue et aiguë; comprimé sur les côtés, à bords mandibulaires légèrement ondulés, h moitié caché dans les plumes du disque.
Narines marginales, oculaires, et recouvertes par les poils de la base du bec.
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Fig. 18S. — Kétupu de Ccylun
Ailes médiocres, à troisième et quatrième rémiges les plus longues. Queue courte et élargie.
Tarses emplumês seulement un peu au-dessous de F articulation, complètement nus dans le reste, cl réticulés; de la longueur du doigt médian; doigts robustes, épais, recouverts d' écailles irrégulières dans toute leur longueur, excepté près des ongles, ou ils présentent trois larges et fortes écailles; ongles longs, vigoureux, recourbés et tranchants.
Kig 189. — Kétupu .le Cejlaii.
Ce genre ne compte que trois espèces, appartenant exclusivement aux continents de l'Inde et de l'archipel indien. Elles habitent de préférence les régions montagneuses de ces contrées; mais elles fréquentent assez souvent, d'après les observations du major llodffson, les bords des rivières; aussi les Poissons el les Crabes entrent-ils pour une grande part dans leur nourriture.
4"" GENRE. - HIBOU. OTiS (Cuvier.)
CARACTERES GENERIQUES.
/>'cc court, entièrement caché dans les plumes discales, qui n'en laissent apparaître que la pointe; comprimé sur les côtés, recourbé dès la base.
Narines médianes, tout à fait recouvertes par les poils de la base du bec et par les plumes du disque
l'ij 190. — Hibou « Hum
Ailes longues, les dcu.cicme et troisième rémiges les plus grandes
Queue médiocre.
Tunes de la longueur du doigt médian, recouverts de plumes, ainsi ipte les doigts, à l'exception
IT>i HISTOIRE NATURELLE.
de l'extrémité de ceux-ci, qui est munie de deux écailles apparentes à la naissance des ont/les, qui sont longs, art/nés et aigus.
La conque de l'oreille dessine un demi-cercle s' étendant depuis le bec jusque vers le sommet de la tète.
l'ig 191 — Ililion commun.
Ce genre, ainsi que nous l'avons dit tout à l'heure, a été réuni, par M. G. M. Gray, aux lllulinés, d'où nous le retirons pour le mettre avec les genres à aigrettes. Le motif de cette séparation, pour l'honorable méthodiste anglais, est lire de ce que le mâle, dans les espèces de ce genre, a seul, en général, la tète surmontée de deux aigrettes; les femelles en étant presque toujours privées. On sait aussi qu'un professeur du Muséum, M. Isidore Geoffroy Saint-llilaire, dans un Mémoire qu'il a publié sur les Oiseaux de proie nocturnes (I ), en faisant le premier valoir ce motif, a combattu l'opinion des naturalistes qui, pour la classification de ce groupe, font un caractère d'une certaine valeur de la présence ou de l'absence d'aigrettes à la tète d'un grand nombre d'espèces de ces Oiseaux.
« Ces parties, dit ce savant zoologiste, ne sont pas susceptibles de fournir des caractères aussi importants qu'on l'a pensé, et il arrive souvent que, parmi des espèces évidemment voisines, quelques-unes sont privées d'aigrettes, tandis que d'autres n'en ont que de petites ou en manquent tout à fait; bien plus, il est une espèce, la Chouette commune ou moyen Duc (Slrix brachyoltts), dans laquelle le mâle seul a des aigrettes; la femelle en étant privée. Rigoureusement parlant, chacun de ces Oiseaux devrait entrer dans deux groupes différents, le mâle ferait alors partie du genre Hibou, et la femelle serait classée dans le genre Chouette (2). Les ornithologistes, on le pense bien, ont repoussé cette absurde combinaison; mais, comme s'ils eussent voulu lui emprunter quelque chose, ils ont placé cette Chouette parmi les Pues, et donné son nom au genre voisin, de sorte qu'ils ont fait un genre Chouette dont la Chouette ne fait pas partie. »
Mais, comme notre but, dans cet ouvrage, est de nous éloigner des abstractions de la science pour nous renfermer exclusivement dans les faits, nous nous bornerons à indiquer à nos lecteurs l'objection avec son argument, sans cherchera la discuter; et nous rétablissons notre classification, malgré la censure de l'auteur cité, selon les analogies naturelles, toujours faciles à saisir.
Ce genre repose sur neuf espèces cosmopolites, dont deux sont d'Europe : le Hibou d'Europe ou vulgaire (Stria; otus, Linné; Olus vulgaris, Fleming), et le Hibou brachyole (Slri.c [Glus] brachyotus, Gmelin); tous deux de 0m,55, que nous figurons.
Les Hiboux voyagent et émigrent par petites bandes. On se sert de nos deux espèces européennes pour attirer les Oiseaux à la pipée. Ils nichent dans des trous d'arbres, dans des fentes de rochers, souvent dans des nids abandonnés d'Ecureuils, de Pigeons-Ramiers, de Corneilles et de Pies; parfois à terre, ou dans les nids abandonnés de Busards.
Les œufs du Hibou commun mesurent, de grand diamètre, 0m,0i5 à Om,OI8, et, de petit diamètre, 0m,038 1 2.
(1) Annales des Sciences naturelle!, I. XXI.
(2) D'après M. Dcgland, M ls Geoffroy Saint-llilaire se Irompe en avançant que le maie seul a île petites aigrettes. Je possède, dit-il, une femelle qui en a également, cl j'en connais d'autres qui sont entièrement semblables à la mienne et «lent j'ai pu moi-même constater le sexe