‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 5)Chapitre 58 sur 62 · e GENRE. — GUIRA. GUIRA. (Lesson · texte numérisé non relu

e GENRE. — GUIRA. GUIRA. (Lesson

CARACTERES GÉNÉRIQUES

Bec aussi long que la tête, aussi haut que large, robuste, à arête et a bords recourbés, Ires-comprimé sur le enté, à sommet lisse et arrondi.

Narines basulcs, en scissure longitudinale, percée an centre d'une membrane placée au milieu de l'élévation de la mandibule.

Ailes allongées, pointues, obtuses; la quatrième rémige la plus lonf/ue de toutes, atteignant le tiers de la queue.

Queue longue, étroite, ètagèc.

Tarses forts, assez longs, de la longueur du doigt externe antérieur, recouverts de taryes écailles; doigts longs; les deux antérieurs sans soudure, et entièrement séparés; ongles peu comprimés, peu arqués et aigus.

Tour des yeux nu; une huppe formée de l'allongement des plumes occipitales.

Une seule espèce de l'Amérique tropicale, le Guira-cantara [Guira-piririgua), Lesson.

Les Oiseaux de ce genre, dont les habitudes sont les mêmes que celles du genre Ani, préfèrent les plantations voisines des habitations; ils entrent même dans les lieux habités. Ils placent leur nid sur des buissons hauts et épais; ils le composent de rameaux, et ils en garnissent l'intérieur de feuilles sèches; la forme de ce nid est assez aplatie. (d'Azara.)

Ce que l'on peut reprocher à Lesson, c'est d'avoir choisi pour nom de ce genre un nom applique par les Brésiliens à un grand nombre d'Oiseaux de genres tout différents; ainsi, ils en font le nom générique d'une espèce de Mot-Mot.

UU1RA-CAJSTARA GiltlA l'IlUMGUA (Vieillot, Lesson.)

Bec rougeàtre; des cils autour de l'œil; plumage mélangé de roux, de flammettes longitudinales brunes sur un fond blanc; plumes de la huppe pointues, rousses au sommet, blanchâtres à la base; ailes brunes, variées de brun et de blanc; queue blanche en dessous, traversée en son milieu par une très-large barre noire; tarses jaunes. (Lesson.)

La huppe n'est jamais couchée, et l'Oiseau la relève un peu, surtout quand il est en colère.

(d'Az.AIlA.)

HUITIÈME FAMILLE. SCYTHROPINÉS.

Celte famille ne reposant que sur un seul genre, et ce genre lui-même ne comprenant qu'une espèce, nous nous bornerons à indiquer les caractères de ce genre.

La famille des Scythropinés doit sa création toute récente (1850) à M Ch. Bonaparte. Jusque-là, les Scythropinés, véritable passage des Cuculidés aux Ramphastidés, et réduits au simple rang de genre par tous les naturalistes, y compris ce savant ornithologiste lui-même, avaient été ballottés des Phœnicophaeinés aux Crotophaginés.

GENRE UNIQUE. - SCYTROPS. SCYTROPS. (Latham.)

SituOpcoij/, ayant un aspect morose

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES

Bec plus long que la tête, plus haut que large, très-comprimé, à large et profond sillon le long de la mandibule supérieure, convexe, courbé et crochu h la pointe, déprimé à la base, dilaté sur les côtés, à bords manilibulaires très-finement dentelés.

Narines basâtes, latérales, arrondies, percées derrière la masse cornée, ouvertes du côté des joues, à moitié fermées en dessus par une membrane nue.

Ailes longues, subobtuses, les deux premières rémiges élagées, la troisième rémige la plus longue.

Queue très-longue cl arrondie.

Tarses courts, forts, scutellés, moins longs que le doigt externe antérieur; lequel est soudé à sa base arec l'interne.

Fig. 591. — Scjthrops presageux.

Tour des yeux nu; langue cartilagineuse, épaisse à son origine, bifide à son extrémité.

Améaro (Oiseau qui présage la pluie) est le nom que l'espèce unique, sur laquelle reposent le genre et la famille, d'après M. Reinwardt, porte aux Célèbes, où les habitants en font un grand cas, par les indices certains qu'ils peuvent tirer du cri et des mouvements brusques et inquiets de cet Oiseau, lorsque le temps va changer. Cette particularité se trouve également consignée dans le Journal de While et dans 1' .Histoire de Botany-Baij par Philipp. Ces auteurs disent que les habitants de la Nouvelle-Hollande reconnaissent à l'apparition et aux cris de ces Oiseaux un in-

Fig. 592. — Seythrops presageux.

dice de vent ou d'orage, ce qui porte à présumer que le nom de Goe-rceegang (i) a peut être la même signification, chez les peuplades de l'Océame, que celui A' Améaro pour les Malais du Grand- Archipel. Le même voyageur anglais nous apprend encore que ces Oiseaux paraissent en octobre au Port-Jakson, par troupes de sept ou de huit, mais plus souvent par paires : on les voit le matin et le soir; ils sont probablement de passage dans quelques parties de la Grande-Terre, et ils nichent vers le nord de la Nouvelle-Hollande, ce qui est d'autant plus vraisemblable, qu'ils se reproduisent aussi aux Célèbes. Leur naturel est sauvage, et ils se tiennent cachés lorsque le temps est beau; mais

(1) Ou Curriang-ung, d'après Lesson.

ils font entendre des cris sonores et très-perçants lorsque la température annonce des pluies ou des ouragans. On dit qu'ils se nourrissent de piments; ils mangent aussi des Insectes et principalement de gros Scarabées, des Menthes et même des Hélices, qu'ils brisent pour en manger le mollusque, à la manière des Couas, d'après ce que nous a dit Jules Verreaux. Dans le vol et au repos, ils étendent souvent la queue en éventail, et font entendre un cri fort aigu et vraiment effroyable, tel que celui du Coq, lorsqu'il aperçoit un Oiseau de proie. (Temminck, Texte des planch. color.)

M. Gould, de qui l'on aurait pu attendre quelques faits nouveaux sur les moeurs de cet Oiseau, ne fait que reproduire ce qu'en ont dit White et Latbam. Ses observations, du reste, confirment l'opinion des naturalistes, qui considèrent le Scythrops comme un véritable Cuculidé. Mais on ignore s'il couve ses œufs lui-même, ou s'il abandonne ce soin à d'autres espèces.

SOYTHROPS PRÉSAGEUX. SCYTIIIIOPS mVX-HOLLAKDl.E. (Lalham.)

La tête, le cou et tout le dessous du corps ont une teinte gris clair; le dos, les ailes et la queue d'un gris couleur de plomb ou bleuâtre; et toutes les plumes et les pennes terminées de noir; la queue est très-étagée; toutes les pennes marquées vers l'extrémité d'une bande noire et terminées de blanc; à l'exception des deux intermédiaires, elles ont toutes des raies blanches sur les barbes intérieures; les pieds sont d'un bleu noirâtre, el le bec est couleur de corne grisâtre (Temminck), dans sa première moitié, à partir de la base; jaune dans sa dernière moitié jusqu'à la pointe; la peau des narines et celle garnissant le tour des yeux rouge.

Longueur totale, 0m,68 à 0m,60.

Fig rvji — Piaya Cayana

Fig. 595. — Cullridei Geoffroy)

Fig. 396. — Tacco Verula.

Fijf, 597 — Picumuus mÎ7tulis>siTnus

Y'vi. 5b9 — /'ICUHWHIS inututtSMillus.

lu. '(ri) — ï'acco rcrw/u

Fia 401 . — Sasia ochrat ea

■Sfe- %ie?i E ^s

Kig. 402. — Coccj/zus ^merica^ius,

fig 405 — Ivdicator major

I i.-;. 4U4 — ( occyzus Américanu

Vi". 4u5 — Indicutoi m tjor

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