VINGT-SIXIÈME FAMILLE
BUPRESTIENS. BUPRESTII. Eschscholtz.
Suivant Pline, les anciens naturalistes indiquaient sous la dénomination de Bouronç=i où Buprestis un Scarabée à longues jambes qui se tient dans les prairies, où il est souvent avalé avec l'herbe par les bestiaux qui y paissent; lorsque cela arrive, dit-il, l'Insecte venant à toucher le fiel de l'animal, celui-ci s'enfle au point qu'il finit par crever, et c’est de cette particularité qu'a été tiré son nom, des deux mots grecs Bou:, Bœuf, et rpx6o, j'enfle. D’après ces indications, Geoffroy avait pensé que le Buprestis de Pline pourrait bien se rapporter au genre Carabus de Linné, et il avait en conséquence remplacé ce dernier nom par le premier. Mais Latreille combattit l'opinion de
- Geoffroy, ainsi que celle de tous les commentateurs de Pline et des auteurs grecs qui ont parlé du Buprestis, et sa conclusion est que cet Insecte se rapporte au genre Meloe des entomologistes modernes, dont les propriétés vésicantes sont aussi prononcées que celles de la Cantharide, et dont une espèce même porte encore le nom à peu près analogue de Vaupresty, dans la Morée. Quoique les raisons données par Latreille soient très-spécieuses, la nomenclature de Linné n’en à pas moins prévalu pour tous les naturalistes qui entendent par le mot Buprestis des Coléoptères de l’ancien groupe des Sternoxes, remarquables pour la plupart par l'éclat de leurs couleurs métalliques, mais ne renfermant aucune espèce à propriétés vénéneuses, et susceptible surtout d’être avalée par les animaux paissant dans les prairies, par la raison que ces Insectes ne se tiennent pas dans l'herbe, mais bien sur les feuilles, le tronc ou l'intérieur des arbres, ou sur les buissons. Le genre Buprestis, de Linné, qui ne comprenait qu'une quarantaine d'espèces lors de la publication de la douzième édition du Systema naturæ, s'est tellement accru depuis qu'on a été obligé d'y former un grand nombre de divisions, auxquelles on a donné une valeur générique, et dont la réunion forme la famille des Buprestides que nous nommerons Buprestiens, pour rester fidèle à notre nomenclature. Mais, ce qu'il y a de remarquable, c’est que Dejean, MM. Chevrolat, Redtenbacher, ete., ont fait disparaître tout à fait le nom de Buprestis, tandis que cette dénomination a été, à juste raison, conservée par plusieurs autres, mais tantôt pour un groupe, tantôt pour un autre: c’est ainsi que ce nom a été appliqué au B. gigantea, de Linné (Euchroma), au B. unidentata, Fabr. (Chrysochroa), et, ainsi que nous le ferons, à quelques espèces pour la plupart européennes, se rapportant au genre qu’Eschscholtz indiquait sous la dénomination d'Ancylocheira.
Les Buprestiens, d’une manière générale, ont pour caractères : corps plus ou moins allongé, ovalaire ou arrondi; tête très-courte, verticale, cachée jusqu'aux yeux dans le corselet; bouche inférieure; languette sans paraglosses; mächoires bilobées, inermes, lamelliformes, ciliées; antennes en scie, composées de onxe articles; yeux généralement saillants; pattes courtes, à tarses tous de cinq articles, dont les quatre premiers pourvus de lamelles membraneuses en dessous; prosternum terminé par une saillie plane, reçue dans une cavité sternale; abdomen formé de cinq segments en dessous : les deux premiers soudés ensemble.
Ces Insectes sont composés de téguments très-solides, et leur corps, rarement très-court, comme dans les Trachys, est d'une rigidité très-grande. Les organes buceaux sont placés en dessous, par suite de la position de la tête, et peu variables dans la longue série des espèces. Le menton, toujours corné, est court, carré ou triangulaire. La languette, plutôt coriace que membraneuse, est souvent cachée par le menton. Les palpes sont très-courts : les labiaux ne semblent composés que de deux articles, tandis que les maxillaires en comptent manifestement trois. Les mâchoires sont peu fortes. Les mandibules sont très-épaisses, arrondies en dehors ou plus ou moins tranchantes et amincies en dedans. Le labre est transversal, un peu échancré. Les antennes, assez courtes ou médiocres,
offrent des particularités qui servent à la subdivision des groupes primaires ou tribus, et qui se trouvent dans leurs pores et dans leur insertion. Les yeux sont grands, allongés, latéraux. Le corselet ne présente qu’accidentellement des sillons pour loger les antennes, tandis que cela à lieu fréquemment dans les Élatériens. L'écusson peut manquer chez quelques espèces, tandis que, dans le plus grand nombre, il existe, mais est généralement fort petit. Les élytres sont assez peu développées, et souvent acuminées et denticulées à leur extrémité. Il y a constamment des trochantins aux deux premières paires de pattes, ce qui les différencient des Élatériens, chez lesquels cela n’a pas lieu, ainsi que l'absence complète d'organes saltatoires. Les différences sexuelles ne sont pas traduites à l’extérieur, comme cela se voit chez beaucoup de Coléoptères.
Les formes des Buprestiens sont généralement peu gracieuses et peu sveltes, ce qui tient à l’enfoncement de la tête dans le corselet, et à la jonction presque intime de celui-ci avec la base des élytres; ces formes varient beaucoup : en effet, les uns sont cylindriques, d’autres aplatis et elliptiques, il y en a d'ovoïdes, de presque triangulaires, de linéaires, etc. Mais si, sous ce point de vue, ils le cèdent à beaucoup de Goléoptères, aux Capricornes par exemple, dont les formes sont si élancées, ils l’emportent sur tous les autres par la vivacité et l'éclat dont leurs téguments sont ornés. Ici, comme le fait remarquer Duponchel, c’est l'éclat de l'or poli brillant sur un fond d’émeraude, ou l’azur qui se détache sur un fond d’or; là, ce sont des couleurs non métalliques, mais les plus vives et les plus tranchées, et cependant assorties, de manière à ne pas offenser l’œil le plus délicat; enfin, il en est qui, indépendamment de leurs belles couleurs, sont garnis de pinceaux ou de touffes . de poils qui leur donnent un aspect singulier et en même temps agréable. C'est à ces diverses particularités qu'est dû le surnom de Richards qu'ils portent vulgairement en France, et que Geoffroy a voulu introduire dans la science. Toutefois nous devons dire que quelques espèces sont loin d'être brillantes par leur coloration, et que plusieurs sont presque entièrement noires. Leur taille varie considérablement depuis le géant de la famille, le Chrysochroa bicolor, qui peut mesurer de 0,06 à 0%,07, jusquà l'Aphanisticus pusillus, qui n’a guère qu'une longueur de 0,003; mais, en général, la majorité des espèces est de taille moyenne. Excepté quelques petits Buprestiens qui se rencontrent sur les fleurs, on les trouve habituellement sur les troncs des arbres, les bois abattus, et plus rarement sur les feuilles. L’extrème brièveté de leurs pattes fait qu’ils marchent assez difficilement, mais ils peuvent voler avec beaucoup d’agilité, surtout dans les régions tropicales, ou chez nous, par un temps sec et chaud; cependant, lorsqu'on cherche à les saisir, plutôt que de s'envoler, ils préfèrent se laisser tomber sur le sol et contrefaire le mort pendant quelques instants. On connaît aujourd’hui plus de quinze cents espèces de cette magnifique famille si recherchée des entomologistes et surtout des collectionneurs, répandues sur toute la surface du globe; néanmoins ce sont principalement des Insectes propres aux pays chauds, et, là, ils y sont habituellement d'assez grande taille, tandis que les contrées froides ou tempérées des deux continents n’en possèdent qu'un petit nombre, dont les plus grands ne sont pas beaucoup au-dessus de la taille moyenne. Les espèces que l'on trouve auprès de Paris sont toutes assez petites, ou même très-petites, et au nombre d’une trentaine.
L'anatomie des Buprestiens est loin d’être complétement faite. Meckel, dans son Anatomie comparée, en dit quelques mots; M. Léon Dufour, dans ses recherches anatomiques sur les Coléoptères, publiées dans les Annales des sciences naturelles, et dans son mémoire sur le Cerceris bupresticida, indique les observations qu'il 2 été à même de faire sur le Ptosima nomenmaculata, sur un Agrilus et sur trois ou quatre autres espèces; MM. Gœde et Low ont étudié les viscères du Chalcophora mariana; M. Stein, dans son ouvrage sur les organes générateurs des femelles des Coléoptères, a représenté ceux de l'Anthaxia quadripunctata; enfin tout récemment, M. le docteur Laboulbène, dans le tome I des Archives entomologiques de M. Thomson, a donné d'importantes recherches sur les appareils de la digestion et de la reproduction de l’Anthaxia manca. M résulte de tous ces travaux d’une manière générale, en ne considérant que l'appareil alimentaire, que le tube intestinal de ces Insectes à environ trois fois la longueur du corps, que l’œsophage est grêle, le ventricule chylifique distinct du jabot par un étranglement brusque, le jabot allongé, tubuleux, flexueux ou replié, parfaitement glabre; l'intestin grêle court, presque droit; le cæeum, qui se distingue de ce dernier par une contracture, se fait remarquer par sa forme allongée et cylindrique; le rectum est droit, court; les vaisseaux biliaires ne paraissent pas différer de ceux des Carabiques, etc.
Fig. 1. — Bupreslis hydropica Fig. 2. — Buprestis Mexicana
Fig. 5. — Colobogaster empyrea
Fig. #. — Cyphotes nodos«. Fig. 5. — Cœculus Euphraticus
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: COLÉOPTÈRES. 37 L'histoire des métamorphoses des Buprestiens ne date guère que d'une vingtaine d'années, et cependant aujourd'hui on décrit assez complétement les larves de nos espèces européennes. Les métamorphoses du Chalcophora mariana ont successivement occupé MM. Ratzeburg, Low, Pecchioli et IT. Lucas; M. Bertholoni s’est occupé de celles du Chalcophoru Fabricii; MM. Chapuis et Candèze ont décrit les larves des Dicerca costicollis et Pæcilonota rutilans; M. Westwood, celles du Dicerca berolinensis; M. L. Dufour, celles du Chrysobothris chrysostigma; M. Ratzeburg, celles de l'Anthazia quadri punctata; M. Ed. Perris, celles de l'Anthaæia manca; MM. Gory et Percheron, celles du Sternocera chrysis; un assez grand nombre de larves d’Agrilus ont également été décrites: celles de l'A. Aubei, par M. le docteur Aubé; celles des A. nocivus, tenuis, angustulus, biguttatus, par M. Ratzeburg; des A. deraso-fasciatus, viridipennis, sex-guttatus, cinctus, par M. Ed. Perris, ete.; deux larves, qui s’éloignent très-notablement de toutes les autres, sont : celle de la Diphucrania auriflua, décrite par M. Hope, et celle du Trachys nana, qu'a récemment fait connaître M. Heeger. En outre, nous devons noter que la larve figurée par mademoiselle de Mérian, comme celle du Buprestis gigantea, se rapporte réellement à une espèce de Lamellicornes, et qu’une larve indiquée par M. Westwood comme celle du Buprestis attenuata est probablement celle soit d'un Passale, soit d’un Longicorne. Enfin quelques points de détail ont occupé divers entomologistes, et MM. L. Dufour, le colonel Goureau, Ed. Perris et H. Lucas ont publié de nombreuses observations sur la position des stigmates des larves de Buprestiens. Erichson, MM. Chapuis et Candèze, et plus récemment M. Th. Lacordaire, ont donné la description générale des larves des Coléoptères qui nous occupent, et ont montré qu'on doit y remarquer au moins deux types principaux, quoique cependant ces larves aient presque toutes l'aspect des larves des Longicornes, qu’elles vivent, de même que ces dernières, dans les bois vermoulus, mais principalement entre l'écorce et le bois des arbres,
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lis. 41. — Buprestis (Euchroma) gigantea. \Larve.) D'après mademoiselle de Mérian.
surtout de ceux frappés de mort ou atteints de maladie, où elles se creusent des galeries, et qu'elles soient généralement apodes. Dans la plupart des espèces, le corps est cylindrique ou déprimé, remarquable par sa longueur, sa gracilité et son brusque élargissement vers la région prothoracique; la tête est petite, nettement divisée en deux parties : l'une antérieure, cornée, et l'autre postérieure, revêtue de téguments membraneux et comme enchâssée dans le corselet; il n y a pas de stemmates; les antennes sont courtes, de deux ou trois articles; les deux segments thoraciques sont plus étroits que le corselet; les segments abdominaux au nombre de neuf, le dernier présentant une saillie; les téguments sont glabres ou revêtus de quelques poils épars. Quelques différences se remarquent dans la série des espèces, mais les larves du Trachys nana s'éloignent tellement de toutes les autres, qu’elles semblent appartenir à une famille différente : leur tète, dégagée du corselet, porte de chaque côté un œil réniforme; tous les segments vont en se rétrécissant jusqu’à l'extrémité du corps, et chacun est pourvu, tant en dessus qu’en dessous, d'un éeusson corné et de deux verrues latérales; on trouve des pattes très-écartées à leur naissance et formées de deux articles, dont le dernier est armé d'un onglet corné; leur genre de vie est différent de celui des autres, et ces larves rongent le parenchyme des feuilles d’un liseron. Les larves du Diphucrania auriflua, Insecte d'Australie, organiquement très-remarquables, produisent des galles sur les rameaux de la
Pultenæa stipularis. Pendant le cours de la transformation en nymphe, le corps de la plupart de ces larves se raccourcit beaucoup comparativement à ce qu'il était à l'origine, et la nymphe acquiert bientôt la forme de l’Insecte parfait. Les femelles de celui-ci sont pourvues d’une tarière cornée, composée de trois pièces, au moyen de laquelle elles déposent leurs œufs dans le bois dont leurs larves doivent se nourrir.
Comme nous l’avons déjà dit, la famille des Buprestiens correspond au genre Buprestis, de Linné; Fabricius y forma le premier le genre Trachys, et Latreille celui des Aphanisticus; Dalman, dans la Synonymie des Insectes de Schoenherr, essaya de le diviser, et, prenant pour point de départ les caractères tirés de l’écusson, y établit un grand nombre de groupes auxquels il n'assigna pas de noms, et il en fut de même dans la partie entomologique de l'Encyclopédie méthodique de Serville, à l’exception toutefois que cet auteur assigne des dénominations spéciales à ses groupes, qu'il ne caractérisa cependant pas. Eschscholtz, dans le Zoologischer Atlas, divisa les Buprestis en dix-sept genres qu'il caractérisa en quelques mots seulement. Après lui, Solier, dans un travail très-étendu intitulé : Essai sur les Buprestides (Ann. Soc. ent. de Fr., première série, tome If, 1853), et assez récemment dans l'Histoire du Chili de M. Gay, adopta tous les genres de ses devanciers et en créa un grand nombre de nouveaux. Peu de temps après, MM. de Castelnau et Gory commencèrent la publication d’une monographie iconographique de la famille (Histoire naturelle des Coléoptères), dans laquelle toutes les espèces à eux connues sont figurées, où quarante-deux genres furent admis, et que Gory compléta plus tard en y ajoutant un supplément. Dejean, dans la dernière édition de son Catuloque, indique quarante-sept genres de Buprestiens, dont quinze lui appartiennent. M. le comte de Mannerheim, dans son Énumération des Buprestides de sa collection, restreignit au contraire le nombre des genres : il n’en admit que trente-quatre, et restitua à plusieurs les noms d'Eschscholtz, que ses successeurs n'avaient pas connus. Enfin, Spinola (Ann. Soc. ent. de Fr., première série, tome VI, 1837), indiqua quelques changements à faire à divers groupes, et principalement à celui des Latipalpis ; M. Chevrolat (Revue de Silbermann, tome VI) publia une Centurie d'espèces nouvelles, et MM. L. Fairmaire et Germain, tout récemment (Ann. Soc. ent. de Fr., troisième série, tome V;, 1858), passèrent en revue les espèces du Ghili. Outre tous ces auteurs, dont nous pourrions encore augmenter considérablement la liste si nous voulions citer tous ceux qui ont créé soit des genres, soit des espèces nouvelles de Buprestiens, nous devons encore dire que M. Th. Lacordaire, que nous prendrons pour guide, a donné (Genera des Coléoptères, tome IV, 1857) un résumé complet de tout ce qu'on sait sur les Insectes de cette famille, et qu'il a entrepris et mene à bonne fin la tâche difficile de rétablir la synonymie des groupes génériques si nombreux de ses devanciers, et celle non moins difficile de créer les divisions primaires que nous allons citer, en indiquant la liste des principaux genres. È
igmodera Goryi. Fig. 45. — Julodis cirrhoza. Fig. 44, — Chrysochroa ocellata.
Fig. 42. — St
4= tribu, Juconipes : antennes insérées loin du bord antérieur de l’épistome, avec leurs cavités médiocres, bien limitées, et à pores diffus, cachés par une fine pubescence d'aspect hydrofuge; pas d'écusson; cavité sternale formée entièrement par le mésosternum. On connaît environ une centaine de Julodides, qui sont répartis dans les diverses contrées de l’ancien continent, principalement vers
Fig. 1. — Eurybia chalcodes. Fig. 2. — Anthaxia manca.
Fig. 3. — Buprestis chrysodoma.
Fig. 4. — Polycesta tigrina.
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torride, et qui ne forment que deux genres : 1° Sternocera, Eschs., surtout remarquable par sa saillie sternale, et renfermant une vingtaine d'espèces propres aux parties chaudes de l’Afrique et des Indes orientales, de grande taille, de couleurs assez variées, quoique souvent métalliques et ornées le plus habituellement sur les élytres et l'abdomen de petites fossettes remplies de poils tomenteux : comme type nous citerons le Buprestis chrysis, Linné, d’un beau vert, à magnifiques reflets métalliques. — 2° Julodis, Eschs., sans saillie sternale; Insectes presque complétement couverts sur tous les téguments de poils qui peuvent être assez longs et très-touffus, de taille grande ou médiocre, couverts en entier de couleurs métalliques uniformes, et sujettes à passer au bleu ou au violet; soixante-dix à quatre-vingts espèces propres à l'Afrique australe et intertropicale, aux parties chaudes de l'Asie et à la faune méditerranéenne, tant en Afrique qu’en Europe, où ils sont plus rares : l’un de ceux-ci, qui se trouve en Espagne, est le I. onopordi, Fabr.
2° tribu, Cuarcopnonipes : antennes à pores diffus, à découvert, occupant les deux faces des articles sur lesquels ils existent. Les Chalcophorides comprennent un nombre considérable de belles espèces, dont quelques-unes sont de grande taille; ils habitent toutes les parties du monde; et, quoique rares en Europe, ils y ont quelques représentants. On peut, avec M. Th. Lacordaire, les répartir en trois groupes spéciaux d’après quelques particularités organiques importantes.
A. Dans les uns les farses postérieurs ont leur premier article plus long que le second, et leur écusson n'est pas distinct. Le type est le genre Chrysochroa, Solier, auquel on peut rapporter les Agelia, Cast. et Gory, renfermant de superbes espèces, généralement vert métallique, propres aux Indes orientales et à l'Afrique méridionale, dont le €. vittata, Fabr., de la Chine, est l’une des plus connues. — Les autres genres, qui n’en différent pas très-notablement, sont les suivants : Catoxantha, Dej., Solier, quelques grandes et superbes espèces des Indes orientales (type, C. bicolor, Fabr..), à abdomen et une partie du métathorax d'un blanc jaunâtre et les autres parties d'un vert ou d'un pourpre métallique. — Cyria, Serv., Sol., trois espèces de la Nouvelle-Hollande, dont la principale est la C. imperialis, Fabr., d'un noir brillant, comme vernissé, avec des bandes d’un beau jaune en dessus. — Sferaspis, Dej., Sol., plus distinct des groupes qui précèdent, une dizaine d'espèces, toutes africaines, robustes, d'un beau vert métallique passant au bleu, au vert doré et au rouge cuivreux (scabra, Fabr.).
B. Dans d’autres, avec le premier article des tarses postérieurs plus long que le deuxième, on trouve un écusson distinct. Le type est le genre Chalcophora, Serv., Sol., auquel on peut joindre le groupe des Chrysodema, Cast. et Gory, ou Evides, Dej., une trentaine d'espèces assez grandes, de couleur métallique, et pour la plupart remarquables par les sillons ou fossettes de leur corselet : espèces propres à toute la faune méditerranéenne, à l’Afrique, aux divers archipels indiens et à l'Amérique du Nord : comme type nous nommerons le C. mariana, Fabr., grande espèce d’un brun bronzé, ponctué en dessus, et d’un cuivreux doré en dessous, qui n'est pas rare dans le midi de la France, en Allemagne, ete. — D'autres genres, qui s’en éloignent plus ou moins notablement, sont ceux des : Euchroma, Serv., Sol., qui comprend deux grandes et robustes espèces, les E. gigantea, Linné, très-commun au Brésil, et columbica, Mannerheim, propre à la Colombie et au Mexique, variant du vert au rouge cuivreux avec deux grands espaces d'un bleu d'acier sur le corselet. — Haleqgia, Gast. et Gory (Pristiptera, Dej.), avec lequel M. Th. Lacordaire confond le genre Acantha, Cast. et Gory, ou Prionophora, Dej., quelques espèces d’une teinte métallique obscure, propres à l'Amérique du Sud (blanda, Fabr.). — Pelecopselaphus, Sol., une espèce (depressus, Fabr.), des contrées intertropicales du Brésil. — Chrysesthes, Serv., Sol., trois espèces de l’Amérique méridionale, dont le type est le C. tripunctatus, Linné.
C. Enfin dans les derniers, le preinier article des tarses postérieurs est plus long que le troisième. Quoique l’on ait créé un grand nombre de genres dans cette division, M. Th. Lacordaire n’y admet que quatre groupes. — Spiloptera, Serv., Sol., dans lequel on peut placer les Perotis, Megerle (Aurigena, Cast. et Gory), Ectinogonia et Apatema, Spinola; Lampetis et Polybothris, Dej.; Hippomelas, Cast. et Gory, ete., et qui, ainsi constitué, comprend près d’une centaine d’espèces répandues dans l'ancien et le nouveau continent, mais dont très-peu sont européennes, et qui ont des formes ainsi
que des couleurs, quoique métalliques, assez variées. — Latipalpis, Sol., Spin., ayant pour type le L. Pisana, Spin., d'Italie. — Capnodis, Eschs., une douzaine d'espèces, en général noirâtres, propres à l'Europe tempérée (comme les cariosa, Fabr.; tenebrionis, Linné, et tenebricosa, Linné), au nord de l'Afrique et aux régions occidentales de l'Afrique. — Cyphosoma, Mann., groupe au moins trés-voisin du précédent, et comprenant quelques espèces exotiques et du nord de l'Amérique.
3e tribu, Bupresnines : antennes à pores concentrés dans une fossette sur chacun des articles qu en sont pourvus. Cette tribu, répandue sur tout le globe et de beaucous plus nombreuse en espèces que les deux tribus précédentes, a été, d’après quelques particularités organiques importantes, partagée en sept groupes par M. Th. Lacordaire.
A. Le premier, dans lequel l’écusson est plus ou moins petit, non régulièrement triangulaire m1 transversal, et acuminé en arrière, et chez lequel la cavité sternale est formée par le métasternum et le mésosternum, comprend une quinzaine de genres, dont le groupe typique est celui des Buprestes proprement dits. Ces genres, qui renferment de nombreuses espèces, souvent métalliques, surtout européennes et australasiennes, en général de taille médiocre ou même petite, sont les suivants: — Buprestis, Linné, qui a pour synonyme les Ancyclocheira, Eschs.; Eurythyrea, Serv., Lacord., et Anoplis, Kirby, qu'on doit réunir en un seul et même groupe; ce sont des Insectes propres à une grande partie du globe, principalement dans l'hémisphère boréal, à livrée sombre, uniforme, rarement métallique, quoique parfois d'un vert doré relevé de reflets rougeâtres cuivreux; les espèces d'Europe sont les B. novemmaculata, octomaculata et Austriaca, Linné; punctala, maculata, micans, Fabr.; cupressis, Cast. et Gory; oblita, Faldermann, ete. — Epistomeutis, Sol., du Chili. — Nascio : une espèce d'Australie (B. venusta, Boisd.), qui semble se rapprocher des Agrilus. — Pæcilonata, Eschs. (Lampra, Merg., Lacord.), groupe peu nombreux, dont toutes les espèces, sauf une seule (gentilis, Cast. et Gory, des Indes orientales), sont propres aux faunes méditerranéenne, européenne et asiatique. — Dicerca, qu'Eschscholtz écrit à tort Dicerea, se rapprochant des Psiloptera, particulièrement propre à l'hémisphère boréal dans les deux continents, et à l'Amérique du Nord, et dont les types de nos pays sont les D. senex, Linné, et berolinensis, Fabr. — Bulis, Cast. et Gory, deux espèces de l'Afrique australe. — Astræus, Cast. et Gory, une espèce (flavopictus), d'Australie. — Pterobothris, Fairmaire et Germain, une espèce (corrosus), du Chili. — Bubastes : une espèce (sphenoïda), ayant la même patrie que le type du genre Astræus. — Eurybia, Cast. et Gory, une espèce (chalcodes, Hope), d'Australie. — Cinyra, Cast. et Gory (Leptia, Dej.), quelques espèces américaines. — Melobasis, Cast. et Gory (Abrobapta, Dej.), groupe exclusivement australasien. — Melanophila, Eschs. (Apatura, Cast. et Gory), groupe auquel on doit joindre les genres Trachypteris et Oxypteris, Kirby, et Diana, Cast. et Gory (Analampis, Dej.), comprenant un certain nombre d'espèces des parties froides et tempérées de l'hémisphère boréal dans l’ancien et le nouveau continent, à forme raccourcie, de couleurs assez variées, et ornées le plus souvent de taches jaunes : type, M. decostigma, Fabr., d'Europe. — Phænops, Merg., Lacord., voisin du groupe précédent, et ne renfermant que le B. tarda, Vabr., petit, d'un bleu uniforme plus ou moins verdâtre, répandu dans une grande partie de l’Europe. — Anthaxia, Eschs., auquel on peut joindre les Cratomerus et Trigonophorus, Solier, qui n’en diffèrent réellement pas; on en connait une soixantaine d'espèces, habituellement de petite taille, ornées de couleurs variées, mais le plus souvent métalliques, propres à l'Europe plus ou moins méridionale, à l'Afrique australe, au Chili et à l'Amérique du Nord: le type est l’A. manca, Fabr., que l’on rencontre, quoique rarement, dans les environs de Paris. — Curis, Cast. et Gory (Selagis, Dej.) : quelques espèces de l'Océanie, et une du Chili, qui est devenue le type du genre Cylindrophora, Sol.
B. Le second groupe comprend, comme le précédent, les espêces dans lesquelles l'écusson est plus où moins petit, non régulièrement triangulaire ni transversal, et acuminé en arrière, mais chez lesquelles la cavité sternale est formée par le métasternum presque seul, et renfermant un petit nombre de genres, dont celui des Stigmodères peut être pris pour type. Ge sont des Buprestiens de forme assez allongée, surtout en ce qui concerne la tête, et qui offrent un faciès particulier dû à leur système de coloration, qui n’est que rarement métallique, et qui présentent soit le fond des élytres, soit des taches ou des bandes sur ces organes, d'une belle teinte jaune plus ou moins
Fig. 1. — Buprestis conica. Fig. 2. — Buprestis lamina. 5 l b
Fig. 3. — Polylothris aurco-cyanea.
Fig. 4. — Meloplila atra.
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rougeàtre; à peu d'exceptions près, ils appartiennent à l'Australie et à l'Amérique méridionale. Les genres admis par M. Th. Lacordaire sont les suivants : — Stigmodera, Eschs., groupe dans lequel on peut ranger, comme n'en étant que des subdivisions secondaires, les genres Conognatha, Eschs.; Themognatha et Pithiscus, Sol.; Castiarina, Cast. et Gory (Polychroma, Dej.), et Metaxymorpha, Perty, et comprenant un très-grand nombre d’espèces polymorphes, de couleurs variées, et assez homogènes sous le rapport de la structure des téguments : type, B. insignis, Perty, du Brésil. — Calodema, Cast. et Gory, ne renfermant qu’une superbe et grande espèce particulière à l'Australie, le Stigmodera Kirbyi, Hope — Zemina, Cast. et Gory, ou Lasionota, Dej., habitant l'Amérique du Sud, rare dans les contrées intertropicales de ce continent, et plus commune à mesure qu'on se rapproche du Chili. — Dactylorodes, Chevrolat, groupe assez voisin du précédent, et ne renfermant que deux espèces propres à la Patagonie. — Hyperantha, Gist, Mann., groupe auquel la plupart des auteurs français ont appliqué à tort, ainsi que nous l'avons démontré, le nom de Pæcilonota, qui doit être laissé à un autre genre, on en décrit une vingtaine d'espèces exelusivément propres aux régions intertropicales de l'Amérique du Sud, de forme assez large, et dont nous indiquerons comme types les H. vittaticollis et stigmaticollis, Nobis, le premier de Colombie et le second de Cordova. — Strigoptera, Dej. (Castalia, Cast, et Gory), joli groupe semblant représenter en Australie et dans les archipels indiens les Hyperantha amérieains.
Fig. 43. — Bupreslis alhospera Fig. 46. — Sponsor convexus. Fig. 47. — Coræbus mucoreus.
C. Le troisième groupe comprend des Buprestiens à écusson disposé comime dans les deux groupes précédents, mais la cavité sternale est formée par le mésosternum seul. Les Insectes de cette division diffèrent beaucoup entre eux sous le rapport du faciès; ils se trouvent disséminés dans presque toutes les contrées du globe, ont pour type les Polycestes, et sont répartis en cinq genres principaux. — Polycesta, Serv., dont les Nemaphorus, Sol., ne diffèrent pas: quelques espèces amértcaines, et dont le B. depressa, Linné, peut être pris pour type. — Acherusia, Cast. et Gory, une seule espèce australasienne (Childreni). — Sponsor, Cast. et Gory, groupe très-remarquable, ressemblant beaucoup plus à un Colymbetes qu'à un Buprestis proprement dit, et dont toutes les espèces proviennent de l'ile Bourbon (type, convexus). — Ptosima, Serv., Sol., groupe dont l'espèce principale est le B. novemmaculata, Fabr., joli Coléoptère répandu dans tout le midi de l'Europe, à laquelle on associe quelques espèces indiennes et américaines. — Tyndarus, Thomson, qui renferme surtout plusieurs espèces propres au Chili (type, T. marginellus, Fairm. et Germ.).— Acmæodera, Eschs., genre comprenant une trentaine d'espèces, toutes de petite taille, de couleurs très-variées, et souvent ornées de taches ou de bandes formant un élégant dessin, se trouvant en troupes nombreuses, et habitant principalement les parties chaudes de l’ancien continent, quoiqu'on en ait signalé quelques-unes dans les régions tempérées de l'Amérique : le type est l'A. tæniata, Fabr., d'Allemagne.
D. Le quatrième groupe est formé d'espèces à écusson assez grand, transversal, muni en arrière d'une pointe aiguë, à tarses ayant des crochets simples, et à cavités antennaires trigones, terminales. On en connaît une centaine d'espèces particulières à l'Afrique australe et aux Indes orientales, et qui sont réparties dans les deux genres Evagora, Cast. et Gory, et Sphenoptera, Dej., Solier : groupe que M. Th. Lacordaire réunit en un seul et unique genre.
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E. Le cinquième groupe comprend des Buprestiens à écusson plus ou moins grand, en triangle aiqu ou transversal, acuminé en arrière, à tarses ayant des crochets simples, et à cavités antennaires arrondies, frontales, rétrécissant l’épistome à sa base. On place dans ce groupe environ trois cents espèces surtout propres à l'Amérique, à l'Afrique, à quelques parties de l'Asie, et, pour très-peu d’entre elles, à l'Europe; toutes ces espèces ont un faciès particulier dû à la brièveté de leur tête, qui est comme tronquée en avant et souvent concave sur le front : on les répartit en quatre genres principaux. — Chysobothris, Eschs. (Odontomus, Kirby), groupe nombreux, ayant des représentants dans toutes les régions du globe : l'Europe en possède trois : GC. chrysostigma, Linné, et affinis, Fabr., répandus depuis la Sibérie jusque dans le nord de l'Afrique, et le C. Solieri, Cast. et Gory, de l'Europe moyenne et tempérée et de l'Algérie. — Colobogaster, Sol., en général de l’Amérique méridionale. — Actenodes, Dej., Lacord., groupe exclusivement américain, mais n'étant pas propre au nord de ce continent. — Belionota, Eschs., quelques espèces des Indes orientales, de Madagascar et de diverses parties de l'Afrique, type, B. scutellaris, Fabr.
F. Le sixième groupe offre des espèces à écusson médiocre, en triangle rectiligne ou transversal, acuminé en arrière, à tarses de longueur normale et ayant des crochets dentés ou appendiculés. Ces Buprestiens se reconnaissent facilement au premier aspect à leur corps généralement étroit et linéaire; tous ne sont pas parés de teintes métalliques, et plusieurs n’ont que des couleurs assez sombres; peu d’entre eux sont de taille moyenne, tandis que beaucoup, au contraire, sont petits. Les Insectes de cette tribu, qui ont pour type le genre Agrilus, sont répandus partout et sont très-abondants spécifiquement en Europe. On en connaît plus de trois cents espèces, et l'on y admet upe dizaine de genres, qui suivent: — Ethon, Cast. et Gory, quelques espèces d'Australie, de couleurs métalliques plus ou moins cuivreuses, et souvent ornées de petites taches ou de bandes flexueuses formées par des poils de nuances variables. — Cisseis, Cast. et Gory (Diphucrania, Dej.), six espèces australasiennes, tendant à joindre le genre qui précède à celui qui suit. — Coræbus, Cast. et Gory, groupe renfermant une vingtaine d'espèces de l’Europe orientale et méridionale (comme les types B. nudata et rubi, Fabr.), de l'Algérie, de Natal et de l'Australie. — Polyonychus, Chevr., qui, outre l'espèce typique (mucidus), du Bengale, renfermerait le B° elata, Fabr., de l'Europe australe. — Amorphosoma, Cast. et Gory, que M. Th. Lacordaire réunit au genre Discoderes, Chevr., et qui, ainsi constitué, comprendrait une vingtaine d'espèces particulières à l’ancien continent, et spécialement à l'Afrique australe, à Madagascar, aux Indes orientales et à l'Australie. — Eumerus, Cast. ot Gory (Rhædoscelis, Chevr.), quelques espèces surtout propres au Brésil, assez grandes et d’un beau bleu passant au vert doré et au violet, avec quelques reflets cuivreux.—Pseudagrilus, Cast, surtout remarquable par ses cuisses postérieures renflées; ayant pour type le P. splendidus, du Sénégal, et renfermant, en outre, deux espèces d’Abyssinie. — Stenogaster, Sol., sans lamelles sous les trois derniers articles des tarses: une vingtaine d'espèces d’un bronzé assez brillant, clair ou obscur en dessus, propres à l'Amérique méridionale, et dont le type est le B. linearis, Linné. Agrilus, Merg., Curtis, ce groupe comprend une centaine d’espèces propres à toutes les contrées du monde, et dont les européennes sont nombreuses, et pour la plupart de taille au plus médiocre, de forme linéaire et grêle, à tête verticale, à corselet régulièrement cylindrique, et à élytres arrondies à l'extrémité; ce sont, en général, des Insectes de couleurs métalliques et souvent parés de taches produites par des poils de nuances variées; parmi nos espèces parisiennes nous nommerons les À. cyaneus et viridis, Fabr., dont les noms rappellent les teintes. — Mastogenius, Solier, établi sur une espèce (parallelus), du Chili, qui ressemble plus à un Dasyte qu'à un Bupreste. — Cylindromorphus, Mots., Kiesew., renfermant deux ou trois espèces de l’Europe orientale, dont le type est le C. filum, Schranck:
G. Le septième et dernier groupe ne comprend qu'un nombre assez restreint d'espèces, toutes de petite taille, distribuées dans quatre genres principaux, et qui offrent pour caractères communs : écusson triangulaire; tarses très-courts, à crochets dentés où appendiculés, ete. Ces Buprestiens, à leur état parfait, ne différent pas très-notablement du groupe précédent; le meilleur caractère différenciel se trouve dans la brièveté des tarses : les uns sont également linéaires, allongés, mais presque tous sont de forme très-courte; à l'état de larve, ils s’en distinguent très-remarquablement. Les genres admis par M. Th. Lacordaire sont les suivants : Brachys, Dej., Sol., auquel on doit joindre
Fig. 1. — Buprestis blanda. Fig. 2. — Castalia bimaculata.
Fig. 3. — Serropalpus striatus.
Lig. 4. — Hyperantha stigmaticollis. Fig. 5. — Hyperandha vittaticollis.
— Cisteis albospursa
Fig.
— Melanophila tenebricosa